Île aux Bœufs (Le Goulet)
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| Île aux Bœufs | |
Île aux Bœufs à gauche séparée de l'île aux Prêles à droite. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Localisation | Seine |
| Coordonnées | 49° 08′ 42″ N, 1° 25′ 07″ E |
| Superficie | 0,650 7 km2 |
| Point culminant | 5 m |
| Administration | |
| Statut | Île fluviale |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Communes | Notre-Dame-de-l'Isle |
| Autres informations | |
| Île sur la Seine | |
| modifier |
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L'île aux Bœufs est une île sur la Seine, dans la partie normande de ce fleuve, en France, et appartenant administrativement à Notre-Dame-de-l'Isle, commune du département de l'Eure.
Île aux Bœufs
De signification transparente, on ne connaît du nom ancien que l'appellation transcrite en latin médiéval [de] Pressegniis insula vers 1240[1], c'est-à-dire « île de Pressagny ».
Notre-Dame-de-l'Isle
Le déterminant complémentaire -de-l'Isle attesté vers 1240, comme « île de Pressagny » fait référence à l’Île aux Bœufs[1]. Un hameau de Pressagny-le-Val subsiste à Notre-Dame-de-l’Isle, témoin d’une ancienne extension de Pressagny-l'Orgueilleux. Ils sont situés tous les deux sur la rive droite de la Seine.
Le Goulet
Le nom de la localité est attesté sous les formes Portus Orgul vers 1026[2],[1]; Orguletum vers 1026[1]; Guletus (sans date) ; Guletun en 1199 ; Culetum en 1200 ; Gollet (sans date) ; La Goulette en 1200 ; Goleton en 1200 ; Goletum en 1228 ; Guletum, Orguletum (sans date) ; Les Goulets (sans date)[2].
Il est situé sur la rive gauche de la Seine.
Comme l'indiquent les formes primitives [Portus] Orgul et Orguletum de 1026, il faut peut-être considérer le radical Orgul- comme étant une forme ancienne du mot orgueil, attesté en ancien français orgolz (avec le -z /-s du cas sujet masculin). Le sens de « grosse cale de bois ou de pierre qui, insérée sous un levier, lui sert de point d'appui » n'est pas attesté avant le XIVe siècle. Il n'est pas sûr qu'il s'agisse du même mot. François de Beaurepaire rapproche Orgul- du nom du déterminant complémentaire de [Pressagny]-l'Orgueilleux[1], sans toutefois apporter d'explication, celui-ci n'apparaissant qu'au XIIIe siècle et témoignant usuellement de la fierté, voire de l'arrogance de ses habitants. Il ne fait que relever la coïncidence[1]. Plus tard, l'attraction du mot goulet « embouchure d’un cours d’eau, entrée étroite d'un port, goulot, passage étroit » a sans doute provoqué l'aphérèse de la syllabe Or-.
Description
L’Île aux Bœufs se situe à hauteur du Goulet. Le Goulet est un hameau partagé entre les communes de Saint-Pierre-d'Autils, de Saint-Pierre-la-Garenne et Saint-Pierre-de-Bailleul.
Une motte castrale se devine difficilement en bordure gauche de la Seine ; la cartographie est cependant précise en situant clairement ses vestiges au niveau de l'embouchure du ruisseau de Saint-Ouen, tandis que les clichés aériens révèlent le relief particulier de la motte castrale[3].
L'île sur laquelle le fort est planté est classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[4], au même titre que l'île aux Prêles à laquelle elle est jointe de nos jours.
Cette grande presqu'île se trouve attachée géologiquement à la commune de Saint-Pierre-la-Garenne, dans sa partie Nord, par un petit bras de terre dominé par un boisement humide avec notamment le très rare frêne à folioles étroites et par une plantation de peuplier noir. Ce petit secteur est d'ailleurs intégré à la zone spéciale de conservation « Les îles et berges de la Seine dans l'Eure »[5]. L'île est bordée, à l'Est, par la Seine et, à l'Ouest, par un bras mort de près de 3 km de longueur où se développent des tapis de nénuphar jaune, assez rare dans la région. La majorité de la surface de l'île est exploitée en culture ou en paturages.
Une mare, située au centre de l'île et présentant un potentiel pour des amphibiens, est actuellement utilisée comme abreuvoir. Les berges boisées sont rares, seuls quelques reliquats d'une ancienne ripisylve de saule blanc sont encore présents.
Ponctuellement, de petites plages sablo-vaseuses alternent avec de petits abrupts favorables au martin pêcheur.
Deux espèces floristiques patrimoniales s'y développent : le rubanier simple, rare, et le pigamon jaune, assez rare.
La disparition de la ripisylve, en raison des pressions agricoles et de l'accumulation de déchets sur les berges, est la principale menace qui pèse sur ces îles déjà très aménagées.