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108e régiment d'infanterie (France)

Régiment d'infanterie française de 1772 à 1945 From Wikipedia, the free encyclopedia

Le 108e régiment d'infanterie (108e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de l'Île-de-France, un régiment français d'Ancien Régime créé pour servir dans les colonies françaises.

Création
Dissolution
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Création, Dissolution ...
108e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 108e régiment d'infanterie (France)
Image illustrative de l’article 108e régiment d'infanterie (France)
Insignes régimentaires du 108e RI (1945) et du 108e RIA (1940)

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d’infanterie
Rôle Infanterie
Ancienne dénomination Régiment de l'Île-de-France
Inscriptions sur l’emblème Hohenlinden 1800
Austerlitz 1805
Auerstaedt 1806
La Moskowa 1812
Vitry 1914
Artois 1915
Italie 1918
Guerres Guerres napoléoniennes
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
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Création et différentes dénominations

Chefs de corps

(*) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de brigade.
(**) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du 108e RI

Ancien régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire

Le , tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de l'Île-de-France devient le 108e régiment d'infanterie de ligne ci-devant l'Île-de-France.

En 1793, la 108e demi-brigade de première formation, est formée par l'amalgame des :

Le 15 floréal an IV () l'unité est réorganisée sous le nom de 108e demi-brigade de deuxième formation avec :

Cette même année, la demi-brigade combat à Birkenfeld, Bingen, Mayence, Kreuznach et Hunsrück

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1803, le 108e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 108e demi-brigade de deuxième formation.

  • 1812 : bataille de Moguilev, La Moskowa, Krasnoe et passage de la Berezina
  • 1813 : Hambourg
  • 1814 : Haarbourg, Anvers, Wittemberg et Hambourg
  • 1815 : Ligny et Waterloo

En le régiment est licencié comme l'ensemble des régiments d'infanterie de ligne et légère et n'est pas recréé.

Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le 108e régiment d'infanterie de ligne (entre 1804-1815)[réf. nécessaire] :

  • Officiers tués : 32
  • Officiers morts des suites de leurs blessures : 19
  • Officiers blessés : 134

Second Empire

Le 8e régiment de marche est formé à Paris le à partir des 4e bataillons des 29e, 41e et 43e régiments d'infanterie de ligne[3]. Il fait partie de la 1re division du 13e corps d'armée[4]. Le , le 8e de marche est renommé 108e de ligne[5]. De septembre 1870 à janvier 1871, il participe au siège de Paris. Le , il est rattaché à la 2e division du 3e corps de la 2e armée de Paris[6]. Il participe à la bataille de Champigny[7]. Après la bataille, il rejoint la 2e division du 2e corps de la 2e armée de Paris après cette bataille[8]. Les 59 officiers et 2 222 hommes de troupe du régiment capitulent avec le reste de la garnison le [9]. Le régiment est dissous fin , fusionnant avec le 8e régiment de ligne[10].

1871 à 1914

Un décret du président de la République en date du 10 avril 1872 ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le 8e régiment d'infanterie provisoire prend la dénomination de « 108e régiment d'infanterie de ligne »[11], avec dépôt à Toulon[12].
Pendant cette même année 1872, et les années 1873 et 1874, le régiment, qui était en Algérie, occupe successivement, par fractions détachées, Alger, Oran, Dellys, Palestro, Tizi Ouzou, Draâ El Mizan, Miliana et Theniet El Had.

En , à la formation de la 24e division d'infanterie du 12e corps d'armée, il est rattaché à la 47e brigade de cette division[13].
Le , le régiment avait été constitué à trois bataillons de six compagnies avec un dépôt de trois compagnies. Trois compagnies désignées par le sort quittent le corps pour concourir à la formation du 138e régiment d'infanterie.

Pendant le séjour du régiment en Algérie, le dépôt d'abord à Toulon, avait été dirigé sur Angoulême à la fin de 1873, puis en il est installé à Bergerac[14]. Avec le 63e RI, il passe à la 48e brigade de cette même division en 1875[15] et se met en mouvement à la fin de , pour rejoindre à Alger la portion principale. Le , tout le régiment, moins le dépôt, se trouve réuni dans cette ville, et s'embarque le lendemain pour Toulon, où il débarque le 10 du même mois et va, provisoirement, tenir garnison à Arles.

Le , deux compagnies du régiment sont licenciées et il est constitué à quatre bataillons de quatre compagnies, avec deux compagnies de dépôt.

En 1876, le 108e alla prendre sa place définitive dans le 12e corps d'armée, et le , tout le régiment se trouve réuni à Bergerac.

En 1878, le 108e cesse de faire partie de la 48e brigade pour former la 47e brigade avec le 50e régiment d'infanterie.

Du mois d' au mois de [16],[17], un bataillon est envoyé maintenir l'ordre colonial en Algérie[17],[18],[19], rejoignant Dellys[16]. Le 3e bataillon est à Miliana en 1884[20] puis à Orléansville en 1885[21]. Ce bataillon quitte finalement l'Algérie par ordre du [22] et arrive en métropole en .

Première Guerre mondiale

1914

1915

1916

1917

1918

Entre-deux-guerres

Revenu à Bergerac en [23], le 24e est dissous le [24].

Seconde Guerre mondiale

Formé le à partir du groupe d'instruction 14 (XXIe bns de la 2e DBCA (demi-brigade de chasseurs alpins), du 141e RIA, et 3e RIA), affectation à la 235e division légère d'infanterie. Dissous à l'issue de la bataille de France.

Il est recréé en avec des éléments des Francs-tireurs et partisans de Dordogne[25], au sein des forces françaises de l'Ouest[26]. Il devient une unité officielle en puis est dissous le [25].

Drapeau du régiment

Dessin du revers du drapeau du 108e régiment d'infanterie.

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[27] :

Décorations

La cravate du drapeau est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée.

Le régiment a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Devise

Personnalités ayant servi au 108e RI

Sources et bibliographie

  • Louis Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française, vol. 7, Paris, (lire en ligne).
  • Serge Andolenko, Recueil d’historiques de l’infanterie française, Paris, Eurimprim, , 413 p. (OCLC 23418405).
  • Émile Mignot de Lyden, Nos 144 régiments de ligne, Paris, librairie illustrée, (BNF 34076285, lire en ligne), « 108e régiment », p. 412-417.
  • Victor Belhomme, Histoire de l'infanterie en France, t. 5, Henri Charles-Lavauzelle, (lire en ligne).
  • Historique du 108e régiment d'infanterie. 1914-1918 : la grande guerre, Bergerac, Impr. générale du sud-ouest, , 47 p., lire en ligne sur Gallica.
  • Jean-Louis Audebert, « Un régiment dans sa ville : le 108e de ligne à Bergerac (1874-1923), 1re partie », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, vol. CXXIII,‎ , p. 353-382 (lire en ligne).
  • Jean-Louis Audebert, « Un régiment dans sa ville : le 108e de ligne à Bergerac (1874-1923), 2e partie », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, vol. CXXIII,‎ , p. 481-497 (lire en ligne).
  • Jean-Louis Audebert, « Un régiment dans sa ville : le 108e de ligne à Bergerac (1874-1923), 3e partie », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, vol. CXXIV,‎ , p. 151-170 (lire en ligne).
  • Louis Yvert : Historique du 108e régiment d'infanterie (1766-1895)
  • Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Notes et références

Voir aussi

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