10e régiment d'infanterie (France)
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Le 10e régiment d'infanterie (10e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Neustrie, un régiment français d'Ancien Régime.
| 10e régiment d’infanterie | ||
Insigne régimentaire du 10e régiment d'infanterie de forteresse (1939). Insigne régimentaire du 10e régiment d’infanterie. | ||
| Création | ||
|---|---|---|
| Dissolution | ||
| Pays | ||
| Branche | Armée de terre | |
| Type | Régiment d'infanterie | |
| Rôle | Infanterie | |
| Ancienne dénomination | Régiment de Neustrie | |
| Inscriptions sur l’emblème | Fleurus 1794 Lützen 1813 Toulouse 1814 Sébastopol 1854-55 Verdun 1916 L'Oise 1918 Saint-Quentin 1918 |
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| Guerres | Guerre de Vendée Première Guerre mondiale |
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| Fourragères | aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 | |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 deux palmes |
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| modifier |
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Création et différentes dénominations
- : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Orléans devient le 10e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Neustrie.
- 1793 : amalgamé, il prend le nom de 10e demi-brigade de première formation.
- 1796 : création de la 10e demi-brigade de deuxième formation.
- 1803 : renommé 10e régiment d'infanterie de ligne.
- : pendant la Première Restauration, il est renommé régiment Colonel Général.
- : pendant les Cent-Jours, il reprend son nom 10e régiment d'infanterie de ligne.
- : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration.
- : création de la 18e légion de la Corrèze et de la 46e légion de la Lozère.
- 1820 : les légions de la Corrèze et de la Lozère deviennent le 10e régiment d'infanterie de ligne.
- 1887 : renommé 44e régiment d'infanterie.
- 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au 210e régiment d’infanterie.
- 1920 : dissolution.
Chefs de corps

- 1791 : colonel Amable Louis Charles de Martinet
- 1792 : colonel Madeleine Charles Eleazar De Maynard
- 1794 : chef de brigade Almain (?)
- 1796 : chef de brigade Jean-Baptiste Rivet (*)
- 1796 : chef de brigade François Joseph d'Offenstein (*)
- 1802 : colonel Jean Antoine Soulier (*)
- 1811 : colonel Pierre Louis Dominique Réal
- 1813 : colonel Raymond Martin Dubalen
- : colonel Dubalen (tué au combat)
- 1814 : colonel Louis Alexandre Marie Valon du Boucheron d’Ambrugeac (**)
- 1815 : colonel Philippe Higonet
- 1815 : colonel Jean Pierre François Dieudonné Roussel
- 1843-1848 : colonel Jules Chesnon de Champmorin
- : colonel Pierre David Charles Bouchez
- ...
- - : colonel Ardant du Picq
- ...
- 1882 : lieutenant-colonel Eugène Chauffeur
- ...
- 1913 au : colonel Brunck
- ...
- au : colonel Le Maistre
- au : colonel Franchez
- 1918 : colonel Honoré Collignon
- ...
(*) Officiers devenus par la suite généraux de brigade
Officiers tués et blessés durant leur service au 10e RI (1804-1815) :
- Officiers tués : 19
- Officiers mort des suites de leurs blessures : 15
- Officiers blessés : 108
Historique des garnisons, combats et batailles
Ancien Régime
10e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Neustrie (1791-1793)
Guerres de la Révolution
L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme 10e régiment d'infanterie ci-devant Neustrie.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Drapeau du 1er bataillon du 10e régiment d'infanterie de ligne de 1791 à 1793 Drapeau du 2e bataillon du 10e régiment d'infanterie de ligne de 1791 à 1793
- 1792 :
10e demi-brigade de première formation (1793-1796)
Guerres de la Révolution
Lors du premier amalgame, le 1er vendémiaire an III (), la 10e demi-brigade de première formation est formée avec les :
- 2e bataillon du 5e régiment d'infanterie (ci-devant Navarre)
- 1er bataillon de volontaires d'Indre-et-Loire
- 2e bataillon de volontaires d'Indre-et-Loire
Drapeau du 1er bataillon du 10e régiment d'infanterie de ligne de 1793 à 1804 Drapeau du 2e bataillon du 10e régiment d'infanterie de ligne de 1793 à 1804
- 1794 :
- 1795 : Armée des côtes de Cherbourg
- lutte contre la chouannerie
- du 23 juin au 21 juillet 1795 l'unité est engagée contre les troupes émigrées et contre-révolutionnaires débarquées à Quiberon.
Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la 33e demi-brigade de deuxième formation.
10e demi-brigade de deuxième formation (1796-1803)
Guerres de la Révolution
La 10e demi-brigade de deuxième formation est formée par l'amalgame des :
- 53e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 27e régiment d'infanterie (ci-devant Lyonnais), 1er bataillon de volontaires du Bas-Rhin et 3e bataillon de volontaires de la Moselle)
- 159e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 88e régiment d'infanterie (ci-devant Berwick), 12e bataillon de volontaires du Jura et 4e bataillon de volontaires de la Côte-d'Or)
- 4e bataillon de la formation d'Orléans
- 2e bataillon de volontaires de la Vendée également appelé bataillon des Vengeurs
- 2e bataillon de volontaires de l'Ain
- 6e bataillon de volontaires du Calvados
- 1796 : Armée des côtes et Armée de Rhin-et-Moselle
- Reformé en tant que 10e demi-brigade de deuxième formation avec les :
- 53e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 27e régiment d'infanterie (ci-devant Lyonnais), 1er bataillon de volontaires du Bas-Rhin et 3e bataillon de volontaires de la Moselle)
- 159e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 88e régiment d'infanterie (ci-devant Berwick), 12e bataillon de volontaires du Jura et 4e bataillon de volontaires de la Côte-d'Or)
- 4e bataillon de la formation d'Orléans
- 2e bataillon de volontaires de la Vendée également appelé bataillon des Vengeurs
- 2e bataillon de volontaires de l'Ain
- 6e bataillon de volontaires du Calvados
- guerre de Vendée
- bataille de Rastadt,
- bataille d'Ettlingen (en),
- bataille de Neresheim,
- combat de Friedberg,
- bataille de Geisenfeld,
- Bataille de Biberach
- Siège de Kehl
- Reformé en tant que 10e demi-brigade de deuxième formation avec les :
- 1798 : Armée d'Angleterre
- 1799 : Armée d'Italie
- 1802 :
- Garnison : Le 1er bataillon de la 10e demi-brigade est à Bologne, le 2e bataillon à Modène, en Cisalpine.
10e régiment d'infanterie de ligne (1803-1815)
Guerres de l'Empire
Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 10e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec les :
- 10e demi-brigade de deuxième formation (2 bataillons)
- 1er bataillon de la 82e demi-brigade de deuxième formation (1 bataillon)
Drapeau modèle de 1804 (avers) Drapeau modèle de 1804 (revers)
- 1805 :
- Bataille de Caldiero,
- bataille de Castel-Franco
- 1806 :
- Siège de bataille de Gaete,
- bataille de Tino,
- bataille de Sorra
- bataille de Trente
- 1808 :
- bataille et prise de Capri
- 1810 :
- combat de Messine
- 1811 :
- bataille de Saint-Gregoire
Drapeau modèle de 1812 (avers) Drapeau modèle de 1812 (revers)
- 1813 :
- 1814 : Guerre d'indépendance espagnole
Après l'exil de Napoléon Ier à l'île d'Elbe, Louis XVIII, prend le , une ordonnance royale qui réorganise les corps de l'armée française. Ainsi le régiment Colonel-Général est formé, avec le 10e régiment d'infanterie de ligne, le 2e bataillon du 114e régiment d'infanterie de ligne, le 4e bataillon du 118e régiment d'infanterie de ligne et le 1er bataillon du régiment de flanqueurs-chasseurs de la Garde impériale.
À son retour de l'île d'Elbe, le , Napoléon Ier prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le régiment reprend donc son nom : 10e régiment d'infanterie de ligne.
Drapeau modèle de 1815 (avers) Drapeau modèle de 1815 (revers)
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.
A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Légion du Gard (1815-1820)
Drapeau modèle 1re Restauration et légion de l'Aude (revers) Drapeau de la légion de l'Aude (avers) Drapeau 2e bataillon de la légion de l'Aude Drapeau 3e bataillon de la légion de l'Aude
Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales la 18e légion de la Corrèze et la 46e légion de la Lozère, qui deviendront le 10e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.
44e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882)
En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 10e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons des légions de la Corrèze et de la Lozère.
1820 à 1852
Le 10e régiment d'infanterie de ligne fait la campagne de 1823 au 5e corps de l'armée d'Espagne.
De 1824 à 1828, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne.
Drapeau de 1830 à 1848 (avers)
- 1830 : Une ordonnance du créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[1].
Drapeau de 1848 à 1852 (avers)
Second Empire
Drapeau de 1852 à 1854 (avers)
- 1854-1855 : Sébastopol
- Selon les documents trouvés aux archives départementales et municipales, le 10e régiment d'infanterie de ligne sous le colonel Charles Ardant du Picq se trouve en garnison à Limoges de 1865 à 1870, en compagnie du 10e régiment de dragons.
Drapeau de 1854 à 1860 (avers)
- Par décret du , le 10e régiment d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le 102e régiment d'infanterie de ligne.
- 1870-1871 :
Durant la guerre franco prussienne, le 4e bataillon est une composante du 15e régiment de marche et participe à la première bataille de Châtillon.
Le 24 novembre 1870, les 8e compagnies des 2e et 3e bataillons du 10e régiment d'infanterie de ligne qui composaient le 29e régiment de marche furent engagés dans les combats de Chilleurs, Ladon, Boiscommun, Neuville-aux-Bois et Maizières dans le Loiret
1871 à 1914
- De 1875 à 1920 : Garnison à Auxonne
10e régiment d'infanterie
Première Guerre mondiale
Affectation
1914
Lieu de casernement : Auxonne et Dijon - 3 bataillons
- Bataille des Frontières
- Combat de Haut-Clocher
- Bataille de la trouée de Charmes
- Secteur de Saint Mihiel, combats du bois d'Ailly en forêt d'Apremont
1915
1916
1917
1918
Entre-deux-guerres
Il est dissous le [2].
Seconde Guerre mondiale
Formé le sous le nom de 10e régiment d’infanterie de forteresse, au secteur fortifié de Mulhouse, puis il appartient à la 105e division d'infanterie de forteresse avec le 371e RI et le 2e groupe du 159e régiment d'artillerie de position (RAP). Régiment d'infanterie de forteresse type Metz/Lauter de réserve A ; il est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie no 72 Mulhouse-Altkirch.
Drapeau
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3] :
- Fleurus 1794
- Lützen 1813
- Toulouse 1814
- Sébastopol 1854-55
- Verdun 1916
- L'Oise 1918
- Saint-Quentin 1918
Drapeau avers Drapeau revers Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
Décorations
Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée.
Il a le droit au port de la fourragère au couleur du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.
Personnalités ayant servi au 10e RI
- David Lévi Alvarès (1794-1870), pédagogue français du XIXe siècle, sert au régiment de 1813 à 1814.
- Armand Burtin (1896-1972), athlète français, sert au régiment du au .
- Claude Chambon (1894-1944), résistant français, Compagnon de la Libération, sert au régiment de à .
- Charles Théodore Ernest de Hédouville (1809-1890), homme politique français du XIXe siècle, sert au régiment en 1829.
- Henri Poeymirau en 1901, capitaine, futur compagnon de Lyautey et général de division.