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114e régiment d'infanterie (France)

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Le 114e régiment d'infanterie (114e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la 114e demi-brigade de première formation.

Création
Dissolution
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Création, Dissolution ...
114e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 114e régiment d'infanterie (France)
Insigne régimentaire du 114e RI (1939).

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d’infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Saint-Maixent-l'École
Ancienne dénomination 114e demi-brigade
Devise Peur ne connaît, mort ne craint
Inscriptions sur l’emblème Saragosse 1809
Lérida 1810
Montserrat 1811
Sagonte 1811
Ypres 1914
Verdun 1916
Le Matz 1918
Montdidier 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
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Insigne de béret d'infanterie

Création et différentes dénominations

Chefs de corps

  • 1795 : Chef de brigade Guepard[1],[2]
  • de 1796 à 1808, le régiment n'existe plus.
  • 1808 : Colonel Jean-Pierre Arbot
  • 1813 : Colonel Pierre Marin Durand
  • de 1814 à 1870, le régiment n'existe plus.
  •  : Lieutenant-colonel puis colonel Boulanger
  •  : Colonel de Bonnet de Maureilhan de Polhès
  •  : Colonel Antonini[Note 2]
  •  : Colonel Durrmeyer
  •  : Colonel Crétin
  •  : Colonel Sorlin
  •  : Colonel Bertrand
  • 1893 : Colonel Gillet
  • 1894 : Colonel Korb
  • 1895 : Colonel Chaland
  • 1897 : Colonel Cremer
  • ....
  • ? : colonel Jean François Paul Désourteaux
  • ....
  • 1914-1915 : Lieutenant-colonel Paul Auguste Benoit[3] (tué le lors de la bataille de l'Artois)
  • 1915 : Lieutenant-colonel Tournier (tué le 1er octobre lors de la bataille de l'Artois)
  • 1916 : Lieutenant-colonel de la Lande d'Olce
  • 1918 : Colonel Bertrand
  • ....
  • 1940 : Lieutenant-colonel Pierre Veaux
  • 1944 : Colonel E Proust
  • ....
  • ....
  • 1979-... : ???

...-1993: lieutenant colonel Oldra

  • 1993 : lieutenant colonel mary
  • 1995-1999 : lieutenant colonel Delettre

Officiers blessés ou tués lors de leur service au 114e RI

Chefs de corps tués ou blessés alors qu'ils commandaient le 114e RI :

  • Colonel Arbod : tué le au combat de Castalla
  • Lieutenant-colonel Paul Auguste Benoit : tué par balles le lors d'un assaut de la bataille de l'Artois
  • Lieutenant-colonel Tournier : tué le avec son adjoint dans son poste de commandement par un obus à retard lors de la bataille de l'Artois

Officiers tués et blessés alors qu'ils servaient au 114e RI :

  • Officiers tués : 26
  • Officiers morts des suites de leurs blessures : 6
  • Officiers blessés : 77

Historique des garnisons, combats et batailles

114e demi-brigade de première formation (1793-1796)

Guerres de la Révolution

Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.

Lors du premier amalgame, le 1er vendémiaire an III (), la 44e demi-brigade de première formation est formée, 4 floréal an III (), avec les :

En 1795, l'unité est rattachée à l'armée des Pyrénées-Orientales et combat en Espagne à Tolosa, Pampelune et à Yrursum.

Lors du second amalgame, la 114e demi-brigade est incorporée dans la 35e demi-brigade de deuxième formation.

Ainsi le numéro 114 reste vacant jusqu'en 1808.

114e régiment d'infanterie de ligne (1808-1815)

Guerres de l'Empire

Par décret du , le 114e régiment d'infanterie de ligne est recréé au camp de Miranda de Ebro en Espagne avec les 1er et 2e régiments provisoires de l'armée d'Espagne qui avaient eux-mêmes été créés le .

Il va combattre en Espagne, 30 batailles, 11 sièges, 7 assauts. 4 batailles seront inscrites sur son drapeau.

  • 1812 :
    • combat de Castalla ()
  • 1813 : le 114e fait partie de l'armée du maréchal Suchet.

Le , le 114e régiment d'infanterie de ligne est licencié et, conformément à l'article 5 de l'ordonnance du 12 mai 1814 :

Le régiment est licencié à la Seconde Restauration. Son numéro reste vacant jusqu'en 1870.

114e régiment d'infanterie de ligne (1870-1882)

Second Empire

Le 114e régiment d'infanterie est reformé le , durant la guerre de 1870, avec le 14e régiment de marche qui avait été lui-même constitué, le , avec les :

provenant de leurs dépôts et dont les soldats sont pour la plupart de nouveaux arrivants qui n'avaient jamais tiré à la cible avec le chassepot et ignoraient totalement le service en campagne, pour constituer la 1re brigade de la 3e division du 13e corps d'armée

Le 1er septembre, le 14e régiment de marche qui était devant Mézières, rétrograde sur Paris après la capitulation de Sedan ou il arrive avant l'investissement de la capitale.

Le , par décret du 28 octobre 1870, le 14e régiment de marche est renommé 114e régiment d'infanterie.
Le 114e fait partie du 1er corps d'armée (général de division Blanchard).
Avec le 113e régiment d'infanterie (lt-colonel Pottier), le 114e forment la 1re brigade du colonel Comte.
Le 35e régiment d'infanterie (Lt-colonel Martinaud) et le 42e régiment d'infanterie (Lt-colonel Prévault) forment la 2e brigade du général de La Mariouse.
Avec 4 bataillons de mobiles de la Vendée (Lt-colonel Aubry), deux batteries de 4, une batterie de mitrailleuses et une compagnie du génie, ces deux brigades constituent la 3e division d'infanterie du général Faron.

Durant le siège de Paris le 114e combat à Créteil, à la reprise des Hautes-Bruyères, à Chevilly, à Thiais, à Châtillon

De 1871 à 1914

Après l'armistice franco-allemand de 1871, le 114e régiment d'infanterie de ligne et participe, durant la Commune de Paris en 1871, avec l'armée versaillaise aux batailles de Rueil, de Bougival, de Clamart et à la semaine sanglante.

  • 1873 : le régiment est éparpillé entre Châtellerault, Montmédy et Paris.
  • 1874 : 2 compagnies quittent Châtellerault pour Bressuire.
  • 1875 : il a 3 bataillons dans les forts parisiens et le 4e à Parthenay.
  • 1877 : il est regroupé à Paris. Mais en avril, il part pour Saint-Maixent-l'École.
  • 1878 : son dépôt est à Parthenay, 2 bataillons et l’état-major à Saint-Maixent-l'École, 1 bataillon à Paris et 2 compagnies à Thouars.

En 1881, le 4e bataillon, qui casernait à Paris, part pour la Tunisie. Il est intégré au 2e régiment de marche.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fourni un bataillon pour former le 153e régiment d'infanterie.

En 1895, un détachement de 20 hommes participe à l'expédition de Madagascar.

114e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale

À la mobilisation, le 114e RI est formé à Saint-Maixent-l'École. Le régiment fait partie du 9e CA, 17e DI. Avec le 125e RI, il compose la 34e brigade. En , et jusqu'en 1918, le régiment passe à la 131e DI. Il aligne 3 bataillons.

1914

Il fait partie de la IIe Armée, en Lorraine.

  • -  : il est sur le Saillant d'Ypres.
    • Entre le et le , il aura eu 180 morts et 420 blessés
1915
1916
  • mai : Bataille de Verdun (5-, cote 304),
    • En 72 heures, le régiment perd 130 hommes, 83 disparus et 510 blessés.
  • juillet : Champagne (Perthes, Tahure),
  • octobre : Bataille de la Somme (Sailly-Saillisel),
1917
Le 114e et son drapeau
1918
  • avril : Grivesnes (ouest de Montdidier),
  • 11 -  : Méry-la-Bataille, Lataule. Durant ces 3 jours de combat, le régiment perd 650 hommes dont 24 officiers.
  • juillet à novembre : entre Ham et Saint-Quentin.

Durant ce conflit, le 114e régiment a eu 3 937 tués.

Entre-deux-guerres

1923 : le régiment est dissous.

Seconde Guerre mondiale

Le régiment est reconstitué le à partir du 213e régiment d'infanterie de la (71e division d'infanterie), improvisé au camp de la Courtine à partir de diverses unités en retraite (soldats de 30 dépôts différents, officiers survivants du 13e zouaves et instructeurs de l'École militaire de Saint-Maixent-l'École.

Le , il est jeté dans la bataille, sans canons antichar dans la région de Rouen, l'unité est détruite en 4 jours. Le régiment est dissous le , près de Limoges.

Le , le 114e régiment d'infanterie est recréé à partir des maquis de la région de Niort. Il est formé de 3 bataillons et aligne 2 833 hommes. Il participe au siège de la poche de La Rochelle.

De 1945 à nos jours

En , le régiment passe à la 3e DIA de la 1re armée. Le régiment est dissous le .

Il est une nouvelle fois recréé en 1979, mais sera une nouvelle fois dissous. Lors de la professionnalisation en 1996, il est devenu 114e bataillon de soutien de l'ENSOA (École nationale des sous-officiers d'active) de Saint-Maixent puis simplement Bataillon de soutien de l'école. Il sera dissous en 2000, composé de militaires de carrière et d'appelés du contingent son drapeau rejoint le musée du sous-officier de l'ENSOA.

Le régiment comportait une compagnie d'intégration :

  • CI : compagnie d'instruction (uniquement pour les classes et PEG, avant distribution à l'issue dans les trois suivantes)

Le régiment était composé de trois compagnies d'appelés :

  • CE : compagnie école (secrétariat, juriste, informatique...)
  • CA : compagnie auto (transport)
  • CS : Compagnie de services (logistique, etc.)
  • De 1994 à 1999 il y avait toujours trois compagnies :
    • CS : Compagnie de Soutien
    • CT : Compagnie de Transport
    • CI : Compagnie d'Instruction

Drapeau

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[4] :

fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918

Drapeau du 114e régiment d'infanterie (France)

Devise

"Peur ne connaît, mort ne craint"

Décorations

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 (deux citations à l'ordre de l'armée après Verdun et après la bataille du Matz, 1918).

Puis il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Personnalités ayant servi au 114e RI

Sources et bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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