Mézières (Ardennes)

ancienne commune française des Ardennes From Wikipedia, the free encyclopedia

Mézières est un quartier de Charleville-Mézières et une ancienne commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Mézières
Mézières (Ardennes)
L'hôtel de ville.
Blason de Mézières
Blason.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Commune Charleville-Mézières
Statut Ancienne commune
Code commune 08290
Démographie
Gentilé Macériens
Population 11 799 hab. (1962)
Densité 2 045 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 39″ nord, 4° 42′ 59″ est
Superficie 5,77 km2
Élections
Départementales Charleville-Mézières-1
Charleville-Mézières-3
Historique
Fondation 1789
Fusion
Intégrée à Charleville-Mézières
Localisation
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Mézières
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Mézières
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Mézières
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Mézières
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Avant les fusions successives, la commune a été la préfecture du département des Ardennes. Après avoir absorbé Le Theux le , elle fusionne avec les communes de Charleville, Étion, Mohon et Montcy-Saint-Pierre, le , pour former la commune de Charleville-Mézières, qui devint la nouvelle préfecture des Ardennes.

Toponymie

Le nom de Mézières est une déformation du latin Maceriae « murailles », un souvenir de l’enceinte romaine et remplacée du début du XIIIe siècle qui entourait la ville, d’où le nom de ses habitants, les macériens[1].

Géographie

La commune avait une superficie de 5,77 km2[2].

Histoire

L'histoire de Mézières trouve sa source aux IXe – Xe siècles, lorsque l'emplacement stratégique d'un éperon niché au creux d'une boucle de la Meuse est occupé par un château. Cet emplacement est toujours signalé dans la toponymie locale : "place du château". La ville de Mézières se développe par plusieurs vagues de peuplement, formées d'artisans et de commerçants qui viennent s'installer au pied de la motte castrale. Dès le XIIIe siècle, la cité est entourée de remparts et une charte communale lui est accordée en 1233 par Henri III Comte de Rethel. La cité prospère grâce au commerce, favorisé par sa situation de carrefour entre la France et la Flandre et de lieu de déchargement de marchandises entre la Meuse et les voies terrestres.

En 1521, la ville est assiégée par les troupes germaniques de l'empereur Charles Quint. Un siège se met en place, et la cité macérienne n'est sauvée que par l'intervention du chevalier Bayard, "sans peur et sans reproche", qui d'après une anecdote historique devenue quasiment légendaire, aurait vaincu non par la force mais par la ruse, en semant la zizanie parmi les généraux de l'armée adverse.

Dès lors, la couronne royale prend conscience de l'importance stratégique de Mézières comme poste de défense de la frontière française. Le roi François Ier fait réparer et moderniser les remparts au cours des années suivant le siège de 1521.

Mézières devient peu à peu une ville de garnison. Cette situation est renforcée lors des guerres de religion, lorsque le maréchal Antoine de Saint-Paul, de la Ligue ultra-catholique, fait raser le tiers est de la ville (quartier dit d'Entre-deux-portes) pour y édifier une citadelle où il se retranche. Après la mise en échec du parti de la Ligue, la ville demande en 1606 à Henri IV d'entrer en possession de la citadelle ce qui est refusé. La citadelle reste domaine militaire jusqu'en 1954.

Au cours des années 1670-1680, les remparts du Moyen-Âge et du XVIe siècle sont entourés d'une ceinture de fortifications bastionnées sur les plans de Vauban.

L'ancien Palais des Tournelles accueille, de 1748 à 1793, l'école royale du génie, où enseigne Gaspard Monge. Cet établissement peut être considéré comme l'ancêtre de l'école Polytechnique.

La ville de Mézières souffre aussi de la concurrence commerciale de sa voisine, Charleville, cité ducale fondée par Charles Ier de Gonzague en 1606.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, Mézières fut assiégée jusqu'au .

La place forte est déclassée en 1884 ce qui autorise la ville à raser les remparts sauf la citadelle qui reste dans le domaine de l'armée. Les terrains des anciens bastions sont urbanisés notamment au nord du faubourg d'Arches où un nouveau quartier est construit autour de la place d'Arches vers 1900 et au nord-ouest où s'établit l'Usine La Macérienne.

Pendant la Première Guerre mondiale, Charleville comme Mézières sont occupées par les forces allemandes quasiment du début à la fin du conflit. Les Allemands y installent leur Grand Quartier Général, occupant notamment la Préfecture. La ville est sévèrement bombardée en . En conséquence, la municipalité met en place un plan de reconstruction qui redessine le centre urbain, avec la création d'un vaste hôtel de ville donnant sur une esplanade qui borde la Meuse. Le quartier du faubourg d'Arches est reconstruit dans le style Art Déco. En plus des subventions de l’État octroyées aux communes dévastées, Mézières obtient le soutien et l'aide financière de la ville de Manchester, qui devient en 1920 sa "marraine de guerre". C'est pourquoi le quartier Ouest de Mézières, où est édifié l'hôpital (l'ancien hospice ayant été bombardé) ainsi qu'une cité-jardin, est baptisé Manchester.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mézières est rapidement sous occupation allemande. Au printemps 1944, en amont de l'opération Overlord, l'aviation anglo-américaine bombarde certaines localités ardennaises en visant prioritairement les nœuds ferroviaires, les gares de triage et les entrepôts : Mézières, Mohon, Charleville, puis Givet sont touchés[3]. En particulier, le matin du dimanche , des bombes s'abattent sur la place de l'Église de Mézières, tuant quarante-six personnes dont dix-sept ont moins de vingt-deux ans[4], notamment deux premières communiantes. Le , de nouveaux bombardements touchent Mohon et Lumes, et les deux jours suivants c'est Charleville qui est frappée. D'après Le Petit Ardennais du , ces quatre journées ont fait environ quatre-vingts morts et plus de deux cents blessés[3]. Un second bombardement meurtrier frappe Mézières le jeudi  : ce sont les ateliers du chemin de fer qui sont visés, mais Mézières déplore douze morts rue du Faubourg de Pierre, avec notamment l'ensevelissement des dix membres de la famille Nuvart (dont le chef était précisément ajusteur à la Société Nationale des Chemins de Fer)[5]. L'archevêque de Reims Louis-Augustin Marmottin est présent à la cérémonie funéraire commune de Mézières et de Mohon, qui aligne quarante-cinq cercueils le vendredi . Les bombardements se succèdent sur cette même agglomération, si bien que celui du , qui ne cause aucun mort, est le septième[3].

Après les divers débarquements de 1944, Charleville et Mézières sont libérées définitivement de l'occupation allemande le [6].

L'armée quitte en 1954 la citadelle qui est rasée dans les années 1960 pour construire le Palais de justice, des bâtiments administratifs et des logements, les seuls éléments préservés étant la porte de Bourgogne et des tronçons de la muraille du XVIe siècle surplombant une dérivation du canal de la Meuse et son écluse. Il reste cependant d'autres parties de l'ancienne enceinte du Moyen-Âge (tour Milard et tour du Roy) et la porte du Theux qui date de 1606.

En 1872, Le Theux, appartenant à la commune de Mézières, devient une commune indépendante.

Par arrêté préfectoral du , la commune de Le Theux est absorbée par Mézières le .

Par arrêté préfectoral du , la commune de Mézières fusionne avec les communes de Charleville, Étion, Mohon et Montcy-Saint-Pierre, le , pour former la commune de Charleville-Mézières.

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs de Mézières[7].
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
(≈ 1790) (≈ 1794) Antoine-Guillaume Ripotot [réf. souhaitée] [réf. souhaitée]
[réf. souhaitée] [réf. souhaitée] Jean-Baptiste Migeon Monarchiste Marchand de fer à Charleville
Maître de forges
Député du Haut-Rhin (1827 → 1831).
(≈ 1800-1801) 1804 Jacques Guillaume [réf. souhaitée] Avocat
Notaire
Procureur Fiscal.
1804 1814 Jean-Fidèle-François Puthaux[8]. [réf. souhaitée] Officier
Commissaire des guerres.
1814 1857
(décès)
Comte Adolphe de Jaubert[8]. [réf. souhaitée] Militaire
Polytechnicien en (1803)
Officier de la Légion d'honneur (8 mai 1835)[9].
1857[10] 1867[10] Charles-Philippe Fournier-Bourdier [réf. souhaitée] Avocat
Notaire
Propriétaire
Chevalier de la Légion d'honneur.
1867[11] 1870[11] Philippe-Albert Toussaint [réf. souhaitée] Docteur en médecine en (1851)
Chevalier de la Légion d'honneur
Adjoint au Maire.
août 1870[12] 1877-1878[13] Gaston de Béthune[14] Union
des droites
Ancien officier de cavalerie (1831 → 1842)
Commandant de la Garde nationale de Mézières (1848)
Propriétaire dans les Ardennes
Président du conseil général des Ardennes
Député des Ardennes (1871 → 1876)
1er mars 1878[15] 10 avril 1903[15] Charles Mialaret[16] Républicain Ingénieur
Agent voyer en chef des Ardennes (1848)
Conseiller général de Mézières (1880 → 1892)
16 mai 1903[17] 13 octobre 1910[17] Olivier Protin [réf. souhaitée] Instituteur
Directeur d'école
5 décembre 1910[17] 19 mai 1912[17] Ambroise Herbillon Républicain Charpentier
19 mai 1912[17] 4 mai 1918[17] Robert Bruxelle Rad. [réf. souhaitée]
29 mai 1918[17] 29 janvier 1919[17] Émile Henrot [réf. souhaitée] [réf. souhaitée]
7 février 1919[17] décembre 1919[17] Léon Dehuz[18] SFIO Ouvrier, industriel
Conseiller d'arrondissement (1913 → 1926).
décembre 1919[19],[20] mai 1925[20] Henri Roussel[21] Républicain Démissionnaire à la fin de son mandat
17 mai 1925 29 décembre 1926 Léon Dehuz[18] SFIO Ouvrier, industriel
Conseiller d'arrondissement (1913 → 1926)
Décédé en fonction
mars 1927 mai 1929 Louis Jules Héchemann Rad. Médecin à Mézières
mai 1929 octobre 1944 Lucien Bridoux Rad. Médecin à Mézières
Conseiller départemental (1943 → 1945)
octobre 1944 mars 1959 Raymond Hanus[22] SFIO Comptable à l'Est électrique puis à EDF
Résistant
Président de la FNDIRP des Ardennes
mars 1959 30 septembre 1966 René Miquel[23] SFIO Instituteur, directeur d'école
Syndicaliste
Résistant
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Aimé Amstein, ancien conseiller municipal. Médecin à Mézières.

Monuments historiques

Article détaillé : liste des monuments historiques de Charleville-Mézières

L'enceinte de Mézières en 1634 par Tassin. Citadelle à droite (Est)

Démographie

Évolution démographique de Mézières
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6113 3063 3803 7813 7594 0834 9054 8795 277
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
lac.lac.5 8184 3125 3196 1196 6746 7007 453
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 8849 39310 4039 31810 00210 21410 8168 00711 073
Davantage d’informations - ...
1962 - - - - - - - -
11 799--------
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À partir de 1962 : Population sans doubles comptes.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini[24].)

Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Personnalités

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Mézières Blason
De gueules à deux râteaux d'or en chef soutenus d'une lettre capitale M du même en pointe.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Voir aussi

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Bibliographie

  • Gérald Dardart, Charleville-Mézières : l'ouverture vers le Nord de l'Europe, Charleville-Mézières, éd. Sopaic, 2000
  • Alain Sartelet, Les Fortifications de Mézières, Langres, éd. D. Guéniot, coll. itinéraires du patrimoine, 2003

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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