121e régiment d'infanterie (France)
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Le 121e régiment d'infanterie (121e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, dissous depuis 1969. Il est créé sous la Révolution sous le nom de 121e demi-brigade de première formation. Recréé comme régiment d'infanterie de ligne en 1809, il disparaît à la fin des guerres napoléoniennes. Il est recréé pendant la guerre franco-allemande de 1870 et combat pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Algérie
| 121e régiment d'infanterie | |
Insigne régimentaire du 121e RI | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Devise | "Mons Lucens" ("montagne brillante") |
| Inscriptions sur l’emblème | Mondovi 1796 Saragosse 1809 Tarragone 1811 Lützen 1813 La Somme 1916 Verdun 1917 L'Aisne 1917-1918 AFN 1952-1962 |
| Guerres | Guerres de la Révolution Guerres napoléoniennes Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie |
| Fourragères | Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918. |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 deux palmes |
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Création et différentes dénominations
- 1794 : création de la 121e demi-brigade de bataille à partir du 1er bataillon du 62e régiment d'infanterie, du 1er bataillon de volontaires de l'Union et du 7e bataillon de volontaires du Var.
- 1796 : incorporation au sein de la 39e demi-brigade d'infanterie de ligne.
- 1809 : recréation sous le nom de 121e régiment d'infanterie de ligne à partir des reliquats des 1re et 2e légions de réserve créées en 1807.
- 1814 : dissolution.
- 1870 : formation du 121e régiment d'infanterie de ligne à partir du 21e régiment de marche.
- 1871 : fusion dans le 21e régiment d'infanterie de ligne.
- 1872 : nouvelle formation du 121e régiment d'infanterie de ligne à partir du 21e régiment d'infanterie provisoire.
- 1887 : renommé 121e régiment d'infanterie.
- 1914 : à la mobilisation, donne naissance au 321e régiment d'infanterie.
- 1940 : dissolution.
- 1945 : recréé en janvier comme 121e régiment d'infanterie, dissous en octobre.
- 1956 : recréé comme 121e régiment d'infanterie.
- 1963 : réduit comme 121e bataillon d'infanterie.
- 1964 : nouvelle formation du 121e régiment d'infanterie.
- 1969 : dissolution.
Historique des garnisons, combats et batailles
Révolution et Empire
Campagne d'Italie
Campagne d'Espagne
- 1809 : Saragosse et Saint-Jean-de-la-Pena
- 1810 : Torriente, Lerida, Alventosa, Fuenta-Santa et Blancas
- 1811 : Checa, Val de Penas et Tarragone
Drapeau modèle de 1812 (avers) Drapeau modèle de 1812 (revers)
Campagne d'Allemagne
- 1813 : Campagne d'Allemagne,
- Lützen,
- Bautzen,
- Wurschen,
- bataille de Dresde,
- 16-19 octobre : bataille de Leipzig.
Campagne de France
Le régiment est licencié à la Seconde Restauration.
- Son numéro reste vacant jusqu'en 1870
De 1870 à 1871
Le 21e régiment d'infanterie de marche est créé à Courbevoie le , par décret du , avec les IVe bataillons des 5e, 37e et 56e de ligne[1],[2].
Il est à la 2e brigade de la 1re division du 14e corps d'armée[3]. Il participe au combat de Châtillon le [4] et au combat de La Malmaison le [5].
Par décret du , le 21e régiment d'infanterie de marche est renommé 121e régiment d'infanterie de ligne[6]. Lorsque les trois armées de Paris sont formées le , le 121e de ligne est à la 2e brigade de la 1re division du 1er corps de la 2e armée[7]. Après la défaite de Champigny, l'armée est réorganisée le et le 121e de ligne passe dans la réserve de la 2e armée[8]. Le 33 officiers et 1 598 hommes de troupe du régiment capitulent avec le reste de la garnison le [9] mais le régiment reste à Paris[10]. Le , la plupart des hommes valides du régiment sont versés dans d'autres unités de l'armée de Paris tandis que les soldats libérables rejoignent Chartres[10]. Le régiment est dissous le , fusionnant avec le 21e régiment de ligne[11].
De 1871 à 1914
Le , le 21e régiment provisoire d'infanterie est créé à Auxerre avec divers éléments des régiments rentrant de captivité[12]. Le 21e provisoire rejoint la 2e division du 6e corps de Lyon[13]. Il prend le numéro 121 le [14], gardant sa garnison à Lyon[15],[16].
Lors de la réorganisation militaire de septembre 1873, le 121e de ligne passe à la 52e brigade de la 26e division d'infanterie du 13e corps d'armée[17]. Il fournit également trois compagnies pour former le 139e de ligne[18]. En , le régiment est en garnison à Saint-Étienne[19]. En 1875, il passe à la 51e brigade de la 26e division[20]. Le 4e bataillon du 121e est en garnison à Lyon[21],[22],[23],[24],[25],[26]. Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, ce bataillon forme le 157e régiment d'infanterie à Lyon[27].
En 1914, il est en garnison à Montluçon.
Première Guerre mondiale
Affectation: 26e division d'infanterie d' à
1914
- : Cirey-sur-Vezouze, la bataille de Petitmont coûte au régiment la perte de 53 hommes dont 3 officiers dont le commandant Bernard et le commandant Roy, ainsi que 11 officiers et 327 hommes blessés. Une plaque commémorative est apposée au monument aux morts de Petitmont en souvenir du sacrifice de ces hommes.
- : bataille de Morhange.
- 20- : Hartzwiller.
- Septembre : course à la mer, Elincourt, Carlepont, Lassigny,
- Plessy-de-Roye( Oise)
- 13- : bataille des Flandres, Zonnebecke.
1915
- : dans les tranchées vers Andechy.
- : bois du Mauvais Accueil et bois de l’Échelle.
- Septembre : bataille de Champagne (1915), vers Bus (Pas-de-Calais), Rollot (Somme) et Guerbigny.
- Octobre : vers Tilloloy.
1916
- Bataille de Verdun : bois des Corbeaux et de Cumières (8-), bois de Malancourt et divers bois.
- : repos vers Estrées, Moyvillers et Bailleul.
- : vers Bimont, entre le ravin de Puisaleine et Tracy-le-Val.
- : repos vers Estrées-Saint-Denis.
- Bataille de la Somme entre au .
1917
- Giffrecourt, Dallon (),
- Bataille du Chemin des Dames : Gauchy, Grugies (),
- dégagement de Verdun : offensives de la cote 304 et du Mort-Homme
1918
- Oise : assaut de Compiègne,
- Meuse : Saint-Mihiel (12-).
Entre-deux-guerres
en garnison à Montluçon
Seconde Guerre mondiale
Campagne de 1939-1940
- En 1940 le 121e régiment d'infanterie fait partie de la 25e division d'infanterie motorisée, rattachée au 1er corps d'armée qui est intégré à la 7e armée du général Giraud. Il est mobilisé au CMI 133 Montluçon.
- Du 25 au 30 mai 1940, il est engagé dans les combats de la poche de Lille.
Libération
Le régiment est reformé le [28] avec des hommes issus des FFI de l'Allier dans la région de Montluçon[29]. À partir d'avril 45, le chef de corps est le lieutenant colonel Bacque[réf. nécessaire].
Les trois bataillons du régiment opèrent indépendamment : Ier bataillon avec la 1re armée française, IIe et IIIe en 13e région militaire (Auvergne). L'état-major régimentaire ne joue qu'un rôle administratif[28].
Le , le premier bataillon devient le bataillon de marche du 1er zouaves. Le , il assure la surveillance de la frontière germano-suisse[réf. nécessaire]. Fin mai, le régiment, réduit à deux bataillons, ne compte plus que 403 hommes[28].
Le régiment est dissous le à Moulins avec des effectifs de 20 officiers, 137 sous-officiers et 818 hommes de troupe[réf. nécessaire]. La dissolution se termine en octobre[28].
De 1945 à nos jours
Recréé, le régiment est engagé dans la guerre d'Algérie à partir de 1956. Il est réduit en 1963 sous le nom de 121e bataillon d'infanterie[30].
Le 121e régiment d'infanterie est ensuite recréé de mars 1964 à juillet 1969[31].
Chefs de corps
- 1794 : Louis François Binot** - Chef de brigade
- 1810 : Théodore François Millet** - Colonel
- 1813 : Renouvier Joseph Clément - Colonel
- ...
- 1898 : Nicolas Charles Chomer*** - Colonel
- ...
- - : colonel Henri Néraud** (1850-1941). Devient général de brigade et intègre l'État-major de la 26e brigade d'infanterie puis devient commandant à la 69e division d'infanterie de réserve[32].
- ...
- au : colonel Marc Maurice Trabucco (1857-1933)[33],[34]
- à env. 1921 : colonel Charles Henri Bourg** (1868-1933)[35],[36]. Devient général et commandant de la 11e région militaire de Nantes[37].
- 1940 : Charbonnier - Colonel
(** deviendra général de brigade, *** deviendra général de division)
- Nicolas Charles Chomer en août 1914
Traditions et honneurs
Drapeau du régiment
Batailles inscrites
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[38],[39] :
- Mondovi 1796
- Saragosse 1809
- Tarragone 1811
- Lützen 1813
- La Somme 1916
- Verdun 1917
- L'Aisne 1917-1918
- AFN 1952-1962
Décorations
La cravate du drapeau du 121e RI est décorée :
Croix de guerre -, avec 2 palmes de bronze pour citation à l'ordre de l'armée. Depuis la décision ministérielle du , chaque drapeau d’unité cité une fois à l’ordre de l’armée reçoit la croix de guerre avec une palme (une palme par citation d’armée)[40].
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Devise
Sa devise est « Mons Lucens » qui veut dire « Montagne brillante ».
Personnalités ayant servi au 121e RI
- Pierre Flament (1878-1916), lieutenant au régiment de 1914 à 1915. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
- Capitaine Gérard de Cathelineau, tué le en Algérie (3e bataillon).
- André Mazana, Compagnon de la Libération tué en , y a effectué son service militaire.
- Louis Michard (1914-1945), Compagnon de la Libération, y a effectué son service militaire.
Sources et bibliographie
- Edmond Hervieu, « Historique du 21e de marche devenu 121e de ligne (1870-1871) », dans Historique du 21e régiment d'infanterie : 1610-1875, Imprimerie de A. Dutemple, (BNF 30600298, lire en ligne), p. 293-300.
- Pierre Lehautcourt (sv), Siège de Paris : Châtillon, Chevilly, La Malmaison (-), vol. 2, t. 6, Berger-Levrault, coll. « Histoire de la guerre de 1870-1871 », (lire en ligne).
- Victor Belhomme, Histoire de l'infanterie en France, t. 5, Henri Charles-Lavauzelle, (lire en ligne).
- Serge Andolenko, Recueil d’historiques de l’infanterie française, Paris, Eurimprim, , 413 p. (OCLC 23418405).