347 Piccadilly
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347 Piccadilly est l'adresse du principal repaire londonien de Dracula dans le roman du même nom écrit par Bram Stoker et publié en 1897.
Bien que Piccadilly soit une voie réelle du West End de Londres, son no 347 est purement fictif.

À l'époque victorienne, Piccadilly était bordée de plusieurs demeures aristocratiques. Cette voie n'a cependant que 229 numéros : le no 347 est par conséquent une invention de Stoker[1].
Dans le roman, il est indiqué que cet hôtel particulier se trouvait :
- en vue, donc en face, de Green Park[2] ;
- et à l'ouest du club-house du Junior Constitutional Club (actuelle ambassade du Japon, aux nos 101-104)[3].
D'après ces indications, le bâtiment aurait été situé entre les numéros 105 et 140[4]. C'est d'ailleurs près du no 115, où se situait la bijouterie Giuliano[5], que Jonathan Harker aperçut et reconnut le comte Dracula[6].
D'après le témoignage du déménageur Sam Bloxam, la maison achetée par le comte était situé à quelques portes d'un grand bâtiment blanc, d'aspect neuf, et semblable à une église (It was only a few doors from a big white church or somethink of the kind, not long built)[3]. Hormis le club-house du Junior Constitutional Club, pourvu d'une grande façade néo-Renaissance de marbre blanc et inauguré moins de quatre ans avant la publication du roman, aucun bâtiment existant ou ayant existé dans ce secteur ne semble correspondre à cette description.

Sur la base des éléments descriptifs donnés par les narrateurs du roman, quelques auteurs, dont Bernard Davies, cofondateur de la Dracula Society[7], ont avancé que Stoker aurait pu imaginer le no 347 en pensant au no 138 de la rue[8], une maison de ville de la seconde moitié du XVIIIe siècle remaniée et dotée d'un nouvelle façade par l'architecte Ralph Selden Wornum au tout début des années 1890, mais cette dernière adresse est relativement éloignée (plus de 300 mètres) du Junior Constitutional Club.
Description
Selon la description donnée par Bloxam, la maison était haute, avec une façade en pierre, un bow-window et un perron (It's a 'igh 'un with a stone front with a bow on it, an' 'igh steps up to the door)[3]. Sa façade sur Piccadilly comportait également un balcon. Jonathan Harker remarqua que le bâtiment semblait inoccupé depuis longtemps, à en juger par ses fenêtres encroûtées de poussière, par sa charpente ou ses boiseries (framework) noircies et par la peinture écaillée de ses garde-corps ou ornements en fer[3].
Des écuries (mews) étaient situées à l'arrière du bâtiment[3]. Elles étaient accessibles depuis une rue secondaire et, du côté de l'hôtel particulier, par une petite cour dallée de pierre, où leur façade, sans fenêtre, était surmontée d'un pignon pointu ressemblant à la façade d'une maison miniature[2].
