363e régiment d'artillerie
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| 363e régiment d'artillerie lourde portée | |
Insigne du 363e régiment d'artillerie, créé en 1937. | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'artillerie |
| Rôle | Artillerie lourde automobile |
| Garnison | Castres (1924-1929) Draguignan (1929-1939) |
| Ancienne dénomination | 363e régiment d'artillerie automobile |
| Inscriptions sur l’emblème | Extrême-Orient 1884-1885 Madagascar 1895 Maroc 1912-1913 La Mortagne 1914 Verdun 1916 Saint-Quentin 1918 |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| Batailles | Percée de Sedan |
| modifier |
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Le 363e régiment d'artillerie est un régiment d'artillerie de l'armée française. Créé en 1924 comme régiment d'artillerie lourde portée (363e RALP), il combat pendant la Seconde Guerre mondiale et est dissout en , à l'issue de la bataille de France.
- : création
- : dissous
Chefs de corps
Historique
Entre-deux-guerres

Le 363e RALP est créé le à partir du 99e régiment d'artillerie lourde portée. Il est rattaché au 16e corps d'armée et est caserné à Castres[1].
Il s'installe le à Draguignan (par fusion avec le 194e régiment d'artillerie lourde à tracteurs[2]) et est rattaché au 15e corps d'armée[3]. Au début des années 1930, le régiment est régulièrement appelé pour lutter contre les feux de forêt[4],[5],[6],[7]. Réparti entre Draguignan, Toulon et Nice, le régiment est regroupé à Draguignan en 1936[8].
En 1934, il prend le nom de 363e régiment d'artillerie automobile (363e RAA) mais cette dénomination est abandonnée avant 1939 pour éviter la confusion avec les régiments d'artillerie d'Afrique (également désignés RAA)[9].
Seconde Guerre mondiale
À la mobilisation, entre le et le , il rappelle ses réservistes au centre mobilisateur d'artillerie no 35 de Draguignan. Il est constitué de deux groupes de canons de 155 C modèle 1917 portés et de trois groupes de canons de 75 portés (XI, XII et XIII). Il forme également les 294e et le 296e régiments d'artillerie lourde. Les groupes de canons de 75 sont des groupes autonomes affectés à la défense du littoral français (organes côtiers)[3],[10]. Le XIe groupe est à Nice, le XIIe à Toulon et le XIIIe en Corse. Le XIIe groupe devient le IVe groupe du 291e RAL en . Le XIIIe groupe rejoint le 92e régiment d'artillerie en [11].
Le 363e RALP stationne à Mailly-Champagne pendant la Drôle de guerre. Le , il part pour la région de Dun-sur-Meuse. Le IIe groupe est mis à la disposition de la 71e division d'infanterie près de Bulson le lendemain. Le Ier groupe est mis à la disposition de la 55e division d'infanterie le et rejoint Beaumont-en-Argonne. La zone subit l'attaque allemande à la suite de la traversée des Ardennes et les troupes françaises sont mises en déroute dans la bataille de Sedan. Le , le régiment est anéanti et perd toutes ses pièces d'artillerie sauf une[3].
Les restes du régiment se regroupent à Mailly le puis se replient vers le sud via Arcis-sur-Aube. Ils atteignent la région de Bergerac le . Le régiment est dissout le [3].
Traditions
Étendard

L'étendard du 363e régiment d'artillerie reprend les inscriptions du 38e régiment d'artillerieIl porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[12] :
- Extrême-Orient 1884-1885
- Madagascar 1895
- Maroc 1912-1913
- La Mortagne 1914
- Verdun 1916
- Saint-Quentin 1918
En 1953, l'étendard du 363e RA est confié au 481e groupe d'artillerie antiaérienne, stationné avec les forces françaises en Allemagne. Le 481e GAA est dissous en 1960[13].
Insigne

L'insigne du régiment, fabriqué par l'entreprise Drago, date de 1937. Il représente le dragon de la ville de Draguignan dans une couronne, avec en chef l'inscription XVME CA et en pointe 363. RAA[3].