1924 en France
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Chronologies
Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris au stade olympique de Colombes, le .
| 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 Décennies : 1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 Siècles : XVIIIe XIXe XXe XXIe XXIIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Cette page concerne l'année 1924 du calendrier grégorien.

- : la crue de la Seine culmine à Paris à 7,32 mètre[1].
- - : première réunion du comité Dawes pour les dettes allemandes. Réduction des dommages de guerre dus par l’Allemagne[2].
- : encyclique Maximam gravissimamque. Le pape accepte le compromis sur le statut juridique de l’Église de France et approuve l’établissement d’associations diocésaines pour gérer les biens de l’Église[3].
- 20- : Le IIIe Congrès du Parti communiste français réunit à Lyon adopte la tactique du « bloc ouvrier et paysan » pour les élections[4].
- : alliance franco-tchécoslovaque[5].

- - : premiers jeux olympiques d'hiver à Chamonix[6].
- - 1er mars : Renault lance une expédition automobile à travers le Sahara de Colomb-Béchar à Bourem, sur le Niger[7].
- - : le congrès socialiste de Marseille accepte le Cartel des gauches, alliance de la SFIO avec les radicaux[8].
- : Poincaré obtient les pleins pouvoirs pour juguler la crise financière. La crise monétaire est liée aux tensions franco-allemandes après l’occupation de la Ruhr (1923-1924). Poincaré la résout par un emprunt à la banque Morgan () et pour consolider le franc, augmente les impôts de 20 % à la veille des élections[8].
- : vote à la Chambre des députés de la loi du « double décime » par 312 voix contre 205, instaurant une hausse de la fiscalité[9]. Chaque impôt cédulaire avec l'impôt général sur le revenu est augmenté de 20 % (le taux marginal passe à 72 %).
- - : grève des métallurgistes de Saint-Étienne organisée par la CGTU (Ben Kaddour Marouf) ; partie de la fonderie Leflaive, elle s'étend jusqu'à devenir générale le pour ne s'achever que le [10].

- : la banque Morgan de New York accorde au gouvernement un prêt 100 millions de dollars pour trois mois renouvelables à 6,5 %[8].
- : après plusieurs péripéties, et devant l'aggravation de la situation financière (chute de la valeur du franc), le Sénat se résout à voter la loi budgétaire du gouvernement[11].
- majoration fiscale de 7 milliards de francs (double décime, hausse de 20 % de tous les impôts[12]).
- un milliard d'économies sur les dépenses de l’État[13].
- suppression du monopole du marché des allumettes[14].
- création d'une caisse des pensions de guerre, alimentée par la nouvelle taxe sur le chiffre d'affaires qui passe à 3 %[15].
- accroissement des mesures de lutte contre la fraude fiscale et de contrôle des revenus mobilier.
- : la Ligue des Patriotes annonce la création des Jeunesses patriotes, organisation nationaliste dirigée par Pierre Taittinger[16].
- : le gouvernement, mis en minorité par 271 voix contre 264 lors d'une discussion sur la loi sur les pensions, démissionne. Poincaré forme un nouveau gouvernement le [17].
- : création de la CFP, « Compagnie Française des Pétroles » (future « Total »)[18].
- -1er juin : troisième gouvernement Poincaré[19].

- : la station de radio Radiola prend le nom de Radio-Paris[20].
- :
- la France accepte le Plan Dawes d'arrangement des réparations dues par l'Allemagne[21].
- le pilote argentin Raoul Pateras Pescara, marquis de Castelluccio, établi le record du monde de distance en hélicoptère avec un vol en ligne droite de 736 mètres à Issy-les-Moulineaux (enregistré par la FAI)[22].

- : l’ingénieur français Étienne Œhmichen boucle le premier kilomètre en circuit fermé avec son hélicoptère no 2, à Arbouans près de Montbéliard[22].
- - : jeux olympiques d'été à Colombes[23].
- : fondation de la Société générale d'immigration à l'initiative de l'Office central de la main-d'œuvre agricole, du Comité central des houillères de France et de Comité central des fabricants de sucre[24].
- : élections législatives[21]. La droite parlementaire s'effondre, l'opinion ne lui pardonnant pas sa politique de rigueur budgétaire. Victoire du Cartel des gauches (SFIO et radicaux). Montée de l’extrême gauche (socialistes et communistes).
- - : visite officielle du ras Tafari, régent d'Éthiopie, reçu par le président de la République[25].
- : création à Paris de la Ligue universelle de défense de la race noire[26] (Marc Tovalou-Quenum, dit Kodjo Houenou, et René Maran).
- : l'aviatrice française Adrienne Bolland bat le record du monde féminin de loopings en réalisant 212 boucles en 72 minutes sur l'aérodrome d'Orly, à bord d'un Caudron C.27 F-AGAP. Un fil de bougie rompu l'oblige à se poser[27].
- 9- : gouvernement François-Marsal[19].
- : démission du président de la République Alexandre Millerand qui a pris parti pour le Bloc national[21].

- : élection de Gaston Doumergue à la présidence de la République, succédant à Alexandre Millerand (fin le )[28].
- : Édouard Herriot président du Conseil[19] et ministre des Affaires étrangères. Les socialistes soutiennent le premier gouvernement Herriot sans y participer.
- : Édouard Herriot présente son programme aux députés ; respect de la loi des huit heures et des droits syndicaux, mise en place des assurances sociales et mesure en faveur de l'accès à l'enseignement secondaire, renforcement de la laïcité. Le Cartel tente vainement d’appliquer les lois laïques à l’Alsace-Lorraine et de faire respecter les lois sur les congrégations[29].
- - : conférence de Londres. Ramsay MacDonald obtient le retrait des Français de la Ruhr et leur acceptation du plan Dawes sur les réparations allemandes[30].
- : loi réglementant l'établissement des lotissements qui complète la loi Cornudet de 1919 et prévoit des sanctions contre les lotisseurs en cas d'infraction[31].
- 1er août : le cheminot Pierre Semard est nommé secrétaire général du Parti communiste [32].
- 1er septembre : entrée en vigueur du plan Dawes rééchelonnant le paiement des réparations par l’Allemagne sur cinq ans, les troupes belges et françaises évacuent la Ruhr[2].
- : Pierre Sémard, le secrétaire du Parti communiste, et Jacques Doriot, le secrétaire des Jeunesses communistes, envoient un télégramme pour féliciter Abd el-Krim de sa victoire sur les troupes espagnoles dans la guerre du Rif[33]. Publié le lendemain dans L'Humanité, il marque le début de la campagne communiste contre la guerre du Rif[34].
- : une circulaire aux préfets du ministre de l'Intérieur Camille Chautemps reconnait de facto les syndicats de fonctionnaires[35].
- 7 - : tempête sur les côtes nord-ouest de la France[36].
- :
- Colomb-Béchar : début de la Croisière noire. Citroën lance une expédition en autochenilles entre l’Afrique du Nord et Madagascar (fin le )[37].
- reconnaissance diplomatique de l’Union soviétique par le gouvernement Herriot[38].
- : condamnation de Guillaume Seznec aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre de Pierre Quémeneur et pour faux en écriture privée commis en mai et .
- : début de la grève des sardinières de Douarnenez (fin le )[39].

- : transfert des cendres de Jean Jaurès au Panthéon de Paris[40]. Violentes manifestations communistes réprimées par les forces de l'ordre[29].
- : résurrection de la Ligue nationale des patriotes avec la création des Jeunesses patriotes sous la présidence de Pierre Taittinger[41].
Naissances en 1924
- : Gabriel Bacquier, chanteur d'opéra français(† ).
- : Charles Aznavour, auteur-compositeur-interprète, acteur et diplomate franco-arménien. († ).
- : Jacques Monory, peintre français. († ).
- : Jacques Thébault, acteur français de doublage († ).
- : Michel Tournier, auteur. († ).
