3e régiment suisse

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Création12 septembre 1806
Dissolution1814
PaysSuisse
3e régiment suisse
Image illustrative de l’article 3e régiment suisse
Un grenadier du 3e régiment durant la campagne de Russie en 1812

Création 12 septembre 1806
Dissolution 1814
Pays Suisse
Allégeance Premier Empire

Royaume de France

Branche Armée de terre
Type Régiment
Rôle Infanterie
Guerres Guerres napoléoniennes

Le 3e régiment suisse est un régiment de la grande armée servant la France comme mercenaire. Le régiment fait partie des quatre régiments en plus du bataillon valaisan et de Neuchâtel, au service de la France et intégré directement à la grande armée.

Considéré comme le plus prestigieux des quatre Mercenaires suisses, le 3e Régiment d'Infanterie de Ligne Suisse a été fondé par décret le [1] sous le commandement du colonel Louis de May, de Berne dont la garnison est stationnée dans les Flandres, à Lille. Le commandant en second est le colonel M. Thomasset[2]. Enfin le Major Weber, est nommé commandant par intérim lors de l'emprisonnement du colonel Louis de May. À la fin de l'année 1807, le régiment avait atteint un effectif de 2, 711 hommes et avait reçu son aigle[1].Le 1er bataillon est constitué entre le et le . L'agencement du 3e bataillon s'opère entre le et le . Enfin, le 4e bataillon est structuré entre le 28 et .

Enfin, l'empereur Napoléon Ier décrète le la dissolution des régiments suisses. Seuls les premier et quatrième régiments sont dissous. Quelques soldats et officiers des 2e régiment suisse et 3e régiment suisse servirent à la formation du Bataillon Stoffel, prévu par l’article 3 du décret[2]. Dans l'ensemble, le soldats suisses ont joué un rôle parfois décisif quand bien même ils ont été bien plus présents lors des défaites que des victoires de Napoléon d'après l'historien Alain-Jacques Czouz-Tornare[3].

Composition

Structure organisationnelle du régiment

À la suite du traité d'alliance du [4] signée à Fribourg entre le général Michel Ney, ambassadeur de la République Française et les commissaires de la Diète helvétique, il était mentionné que la Suisse mettait à disposition 10, 000 hommes au service de l'Empire français (1804-1815). Chaque régiment suisse durant la période du Premier Empire, était composé de quatre bataillons. Au sein de ces quatre bataillons, on dénombre neuf compagnies dont une de grenadiers et huit de fusiliers. Les hommes devaient être engagés volontairement et librement[5]. Au total, le 3e régiment suisse est composé de 32 compagnies de fusiliers dont 5 de Berne, 4 de Zurich, 4 de Vaud, 3 des Grisons, 2 de Saint-Gall, 2 d'Argovie, 2 de Thurgovie, 1 de Fribourg, 2 de Lucerne, 2 du Tessin, 1 de Soleure, 2 de Schwyz, 1 de Appenzel, 1 de Bâle[1].La compagnie d'artillerie suisse est fondée le et rattachée au 1er régiment suisse le . Par un décret du , tous les régiments suisses au service de l'Empire se voient doter d'une compagnie d'artillerie[6].

Unités, bataillons, compagnies

Commandants notables

Colonels

Lieutenants-colonels

Chefs d'escadrons

Capitaines

  • CNE Christophe Stoffel ()[8]
  • CNE Segesser
  • CNE Ackermann

Lieutenants

Opérations et engagements

À la suite de la création du 3e régiment suisse, ce dernier ne resta pas longtemps sur son site de garnison. Ce dernier est envoyé pour se préparer aux campagnes futures au Portugal ou en Espagne.

1808

Jaén (Espagne)

Baylen

Au cours de la bataille de Bailén, le 1er bataillon du 3e régiment suisse "n'a jamais été vaincu mais seulement enveloppé dans cette malheureuse capitulation" qui rend prisonnier de guerre tout le corps d'armée auquel appartient ce bataillon[9]. Malgré les précieux efforts du 3e régiment suisse mentionnés par le Major Weber :

"4 compagnies du bataillon, réunies à 4 compagnies françaises, commandées par le chef de bataillon d'Affry, formant l'avant-garde de la division, ont rompu et traversé quatre fois la ligne de l'ennemi. Il est bien à plaindre que tant de courage et tant d'efforts n'aient pas eu un succès plus heureux."[A 1]

Le reste du 1er bataillon du 3e régiment et le 3e bataillon du 4e régiment suisse sont faits prisonniers de guerre par suite de la capitulation de Baylen le . Seuls vingt-huit soldats parviennent à rejoindre le dépôt à Rennes[A 2].

Cara-de-Deu

1809

Tuy

Oporto

1810

Cadiz

Leon

Pueblo

Sanabria

1812

Driss

Polotsk

Les pertes pour le 3e régiment suisse furent énormes[10].

Borizow

Lepel

Bérézina

Wilna

1814

Besançon

Équipement et insignes

Notes et références

Voir aussi

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