4e régiment d'infanterie (France)

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Le 4e régiment d'infanterie (4e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Provence, un régiment français d'Ancien Régime.

Création
Dissolution
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Création, Dissolution ...
4e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 4e régiment d'infanterie (France)
Insigne régimentaire du 4e RI

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d’infanterie
Rôle infanterie
Ancienne dénomination Régiment de Blaisois
Régiment de Provence
Devise L'impétueuse
Inscriptions sur l’emblème Arcole 1796
Hohenlinden 1800
Iéna 1806
Wagram 1809
Argonne 1915
L'Aisne 1917
Noyon 1918
Saint-Thierry 1918
Gembloux 1940
Résistance Morvan 1944
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Campagne de Russie
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille d'Ulm
Austerlitz
Iena
Eylau
Wagram
Moskova
Dresde
Leipzig
Hanau
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes

une étoile de vermeil
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Créations et différentes dénominations

Historique des garnisons, combats et batailles

Ancien Régime

4e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Provence (1791-1793)

L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme 4e régiment d'infanterie ci-devant Provence.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Guerres de la Révolution

4e demi-brigade de première formation (1793-1796)

Lors du premier amalgame, le 1er vendémiaire an III (), la 4e demi-brigade de première formation est formée avec les :

Lors du second amalgame, le 1er bataillon est incorporé dans la 89e demi-brigade de deuxième formation, le 2e bataillon dans la 31e demi-brigade de deuxième formation et le 3e bataillon dans la 62e demi-brigade de deuxième formation.

4e demi-brigade de deuxième formation (1796-1803)

Guerres de la Révolution

La 4e demi-brigade de deuxième formation est formée, le 28 pluviôse an IV (), par l'amalgame des :

44e régiment d'infanterie de ligne (1803-1815)

Guerres de l'Empire

Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 4e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 1er, 2e et 3e bataillons de la 4e demi-brigade de deuxième formation.

Après l'exil de Napoléon Ier à l'île d'Elbe, Louis XVIII, prend le , une ordonnance royale qui réorganise les corps de l'armée française. Ainsi le régiment de Monsieur est formé à Nancy, avec le 4e régiment d'infanterie de ligne, le 2e bataillon du 113e régiment d'infanterie de ligne, le 2e bataillon du 137e régiment d'infanterie de ligne et le 1er bataillon du 4e régiment de voltigeurs de la Garde impériale.

À son retour de l'île d'Elbe, le , Napoléon Ier prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le régiment reprend donc son nom : 4e régiment d'infanterie de ligne.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.
A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Officiers tués et blessés tout en servant avec le 4e régiment d'infanterie pendant la période 1791-1815 :

  • officiers tués : 44
  • officiers morts de blessures : 24
  • officiers blessés : 240

Légions de l'Aube et des Deux-Sèvres (1815-1820)

Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion de l'Aube et la légion des Deux-Sèvres, qui deviendront le 4e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

4e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882)

En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 4e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les 2 bataillons de la légion de l'Aube et les 2 bataillons de la légion des Deux-Sèvres.

1820 à 1852

  • 1830 : Une ordonnance du créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[1].
  • 1832 : départ pour l'Algérie.
    •  : Le 2e bataillon du 4e de ligne, faisant partie de la colonne commandée par le lieutenant-colonel Lemercier, prend part à l'attaque du marabout de Gouraya à Bougie.
  • 19 au  : expédition contre les Hadjoutes dans la province d'Alger
  • Après cette expédition le régiment rentre en France.
  •  : implication dans la tentative de coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte.
  • Le le régiment arrive en renfort à Paris et prend part aux journées des 24, 25 et 26 contre les insurgés.

En 1850, le régiment est en garnison à Paris et son dépôt est à Soissons.

Second Empire

Par décret du le 4e régiment d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le 101e régiment d'infanterie de ligne.

Civils et mineurs de fonds tués par l'infanterie lors de la fusillade du Brûlé à La Ricamarie, le .

 : intervention lors de la grève des mineurs à La Ricamarie sous les ordres du capitaine Gausserand. Lors de la fusillade dite « du Brûlé », la troupe tire sur la population qui s’oppose à l'arrestation des mineurs grévistes, faisant 13 morts, tous civils.

Le futur maréchal, Ferdinand Foch, s'y engage à la déclaration de guerre contre l'Allemagne.

Guerre franco-prussienne de 1870 et Commune

1871 à 1914

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fournit un bataillon pour former le 149e régiment d'infanterie

Garnison :

  • À Auxerre de 1886 à 1889, de 1891 à 1892, en 1894 et s’installe définitivement le à la caserne Vauban jusqu’à sa dissolution en 1961.
  • À Sens, de 1928 à sa dissolution, caserne Gémeau.

44e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale

Affectation

En 1914 ; Casernement : Auxerre et Troyes. À la 9e division d’infanterie d' à .

1914
  • Du au  : arrivé en train depuis Auxerre et Troyes du 4e régiment d'infanterie dans la région de Verdun et marche vers le front (75 km environ). Du au  : bataille de Signeulx Aarlon et Virton (Belgique) ; énormes pertes pour le 4e RI (prise de la colline de Bouillon) (cimetière militaire de Baranzy) hôpital de campagne et QG à la ferme de Bouillon)
  • Du au  : bataille de la Marne
  • La Course à la mer
  • Offensive d’Argonne : cote 263
1915
1916
1917
1918

Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale

De à l'unité est engagée comme suit :

  • au  : inclus dans le dispositif d'alerte dans la région de Gray
  •  : fait mouvement par train vers Sarrebourg
  • 9 au  : offensive dans le saillant d'Ohrenthal en avant de la ligne Maginot
  • au  : occupation du secteur ouest du SD de Rohrbach
  •  : regroupement dans la région de Baerenthal
  •  : fait mouvement par train vers Sarrebourg-Cirey
  • au  : fait mouvement par train et route vers Chauny, Ham, Guiscard, Coucy (repos, instruction)

Lors de la bataille de France, le 4e RI est subordonné à la 15e division d’infanterie motorisée, au sein de la 1re armée. Le régiment, commandé par le colonel Tranchant[2], est engagé dans les combats suivants :

1945 à nos jours

Traditions

Devise

« L'impétueuse »

Insigne

Drapeau

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3] :

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée et une à l'ordre du corps d'armée.
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Chant

Chefs de corps

  • 18 avril 1776 : mestre de camp Marie-Jérôme Éon de Harlay, comte de Coeli
  • 13 avril 1780 : mestre de camp Edouard, comte Dillon
  • 21 octobre 1791: colonel Charles-Guillaume Vial d'Alais
  • 23 mars 1792 : colonel Francois-Hubert de Thiballier
  • 1794 : chef de brigade Antoine Arnaud
  • 1796 : chef de brigade Pourailly (Bernard), tué à la bataille de Castiglione.
  • 1796 : chef de brigade Frère
  • 1797 : chef de brigade Jean André Commes
  • 1800 : chef de brigade Jacques-Lazare Savettier de Candras
  • 1804 : colonel Joseph Bonaparte
  • 1806 : colonel Louis-Léger Boyeldieu - blessé le 10 juin 1807 et le 6 juillet 1809.
  • 1811 : colonel Bucquet
  • 1812 : colonel Charles-Baptiste-Bertrand Massy, tué le 7 septembre 1812.
  • 1812 : colonel Raymond-Aimery-Philippe-Joseph De Fezensac
  • 1813 : colonel Jean-Baptiste Martial Materre, blessé le 16 octobre 1813 et le .
  • 1814 : colonel Honoré Gélibert
  • 1814 : colonel Jean-Francois-Antoine-Michel Faullain, blessé le 16 juin 1815.
  • 1815 : colonel Alphonse Henri d'Hautpoul
  • 1836 : colonel Claude-Nicolas Vaudrey
  •  : Colonel Louis Nestor Potier
  • 1869 : colonel Martinez
  • 1870 : colonel Vincendon
  • 1875 : colonel Chazotte
  • 1877 : colonel Rivière de La Mure
  • 1885 : colonel Gossart
  • 1886 : colonel Bertrand
  • 1889 : colonel Farrel
  • 1891 : colonel Chevalier
  • 1891 : colonel Richard
  • 1892 : colonel Girardel
  • 1894 : colonel Gauchotte
  • 1900 : colonel Chevalme
  • 1906 : colonel Delarue
  • 1908 : colonel Bleger
  • 1911 : colonel Marjoulet
  • 1911 : colonel de Manureville
  • 1911 : colonel Brulard
  • 1912 : colonel Lacotte
  • 1914 : lieutenant-colonel, puis colonel Defontaine
  • 1916 : lieutenant-colonel, puis colonel (à conf.) Delon
  • 1917 : lieutenant-colonel, puis colonel Tissier
  • 1918 : lieutenant-colonel Pouech -
  • 1918 : lieutenant-colonel, puis colonel Lachèvre
  • 1919 : lieutenant-colonel, puis colonel (à conf.) Dicharry
  • 1919 : colonel Chofardet
  • 1920 : colonel Echard
  • 1922 : colonel Caput
  • 1928 : colonel Challe
  • 1930 : colonel Gillard
  • 1932 : colonel Zuber
  • 1934 : colonel Barthelemy
  • 1936 : colonel Corbé
  • 1939 : colonel Tranchant
  • 1945 : colonel Audry

Personnalités ayant servi au 4e RI

Sources et bibliographie

  • Serge Andolenko, Recueil d’historiques de l’infanterie française, Paris, Eurimprim, , 413 p. (OCLC 23418405).
  • Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900), Berger-Levrault (Paris), , 52 p. (lire en ligne)

Notes et références

Voir aussi

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