51e État
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L'expression 51e État (en anglais : 51st state), ou 51e État des États-Unis, désigne, dans le discours politique des États-Unis, les territoires américains qui sont considérés comme étant candidats à une adhésion à l'Union regroupant les actuels 50 États des États-Unis[source insuffisante].
En dehors de ce sens institutionnel, elle est toutefois employée de manière figurée, en particulier hors des États-Unis, pour désigner un pays ou un territoire perçu comme soumis à une influence politique, économique ou culturelle des États-Unis jugée excessive. Dans cet usage métaphorique, l’expression revêt généralement une connotation critique, voire péjorative. Elle sert à qualifier des États formellement souverains, mais considérés, dans le débat public ou médiatique, comme inféodés de facto à la politique américaine. Un dictionnaire français définit explicitement « 51e État » comme une locution figurée et péjorative signifiant « vassal américain », utilisée pour désigner un pays ou une région sous une influence très forte des États-Unis[1].
Avant que l'Alaska et Hawaï ne deviennent des États américains en 1959, le terme équivalent était le 49e État[source insuffisante].
États et territoires parfois désignés comme « 51e État »
Porto Rico
Le (en même temps que l'élection présidentielle américaine, à laquelle ils ne peuvent participer), les citoyens de Porto Rico ont adopté par référendum à 61 % la possibilité de devenir le 51e État. En (encore lors de l'élection présidentielle américaine), cette décision est confirmée par 52 % des votants. Le un nouveau plebiscito est organisé[2], pour la septième fois depuis les années 1960, dans cette ancienne colonie espagnole annexée par les États-Unis en 1898 et devenue, après l’adoption de sa Constitution, en 1952, un « territoire organisé non incorporé ». Les quatre consultations précédentes, en 2012, 2017 et 2024, s’étaient également soldées par une victoire du camp favorable à l’estadidad (« étatisation ») de cette île des Grandes Antilles. Ces résultats sont toutefois non contraignants, une telle décision devant être approuvée par le Congrès des États-Unis[3].
Québec
De 1989 à 1991 ainsi que depuis 2016, le Parti 51, parti politique provincial reconnu au Québec, milita et milite en vue d'un rattachement du Québec aux États-Unis.
Royaume-Uni
Le Royaume-Uni est l'un des pays les plus souvent visés, en raison de l'alignement géopolitique récurrent de Londres sur Washington depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.
Canada
Lors d’une visite officielle à la Maison-Blanche en 2020, le président américain Donald Trump a évoqué l’idée d’un Canada « 51e État », à quoi le premier ministre Mark Carney a répondu en affirmant que le pays « n’est pas à vendre », une formule s’inscrivant dans une rhétorique ancienne dont les racines remontent à des jalons historiques majeurs : l’Acte de Québec de 1774, la Constitution des États-Unis de 1787 et l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867, trois moments fondateurs qui ont durablement structuré les relations, les tensions et l’affirmation constitutionnelle des deux États[4].
Projets d'État regroupant des territoires d'États existants
L'État de Jefferson, la Texas Panhandle ou l'Eastern Washington.
Références culturelles
Dans sa chanson Heartland (1986), le groupe britannique The The qualifie son pays de 51e État des États-Unis. 51st State est également le titre d'une chanson de l'album The Ghost of Cain (1986 également) du groupe punk britannique New Model Army, critiquant l'obéissance du Royaume-Uni envers les États-Unis d'Amérique à l'époque du gouvernement Thatcher.
Le 51e État (The 51st State ou Formula 51) est un film britannico-canadien réalisé par Ronny Yu, sorti en 2001. Elmo McElroy, joué par Samuel L. Jackson, est un chimiste afro-américain qui cherche à rallier l'Angleterre, considéré comme le 51e État[5].
