59e bataillon de chasseurs à pied
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Le 59e bataillon de chasseurs à pied (BCP) est une unité d'élite de l'infanterie française appartenant au corps des chasseurs à pied. Son effectif est d'environ 1 100 chasseurs réservistes provenant de son bataillon d'active, le 19e bataillon de chasseurs à pied. Ce bataillon de chasseurs à pied n'a existé que durant la Première Guerre mondiale.
| 59e bataillon de chasseurs à pied | |
| Création | 3 août 1914 |
|---|---|
| Dissolution | 22 février 1919 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Bataillon de chasseurs à pied |
| Rôle | Infanterie |
| Effectif | 1 100 chasseurs environ |
| Fait partie de | 19e bataillon de chasseurs à pied |
| Garnison | Épernay |
| Ancienne dénomination | 59e Bataillon de chasseurs à pied |
| Surnom | « Chasseurs de Driant » |
| Couleurs | Bleu et jonquille |
| Devise | « Chasseurs de Driant » |
| Marche | « Refrain du 59e BCP : "Dix-neuvième, dix-neuvième poilu ! Mais le 59e l'est encore plus ! » |
| Inscriptions sur l’emblème | Voir étendard unique des chasseurs |
| Anniversaire | Sidi-Brahim |
| Guerres | Première Guerre mondiale |
| Batailles | Bataille de Verdun |
| Commandant historique | lieutenant-colonel Émile Cyprien Driant |
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Il a été affecté, dès , à la défense de la région de Verdun, où il va rester durant trois ans. Il fait partie de la 143e brigade de la 72e division d'infanterie du 4e groupe de réserve. Il est incorporé à la 72e DI d' à , et à la 97e DI de mai à puis à 164e DI jusqu'en .
Le , sous ordre du général Coutenceau, le 59e BCP forme au côté du 56e bataillon de chasseurs à pied, un groupe placé sous le commandement du célèbre Émile Driant à Sommedieue : les « Chasseurs de Driant ».
Les Chasseurs à pied de cette unité de la Première Guerre mondiale viennent en majorité de l'Aisne, de la Meuse et de Paris.
Ils sont devenus célèbres suite à la résistance héroïque dont ils font preuve durant le combat du bois des Caures face au XVIIIe corps d'armée allemand, le 21 et , marquant le début de la bataille de Verdun. Le Krönprinz s'attendait à quelques heures de résistance de la part des 1 200 chasseurs français. Ils parviendront à tenir deux jours, retardant ainsi la progression allemande et permettant aux renforts français d'arriver à temps pour éviter la percée du front meusien. Grâce à eux, Verdun ne tombera pas[1]!
La mémoire de ces Chasseurs de Driant est aujourd'hui porté par le 1er bataillon de chasseurs à pied (Émile Driant a été un chef de corps du 1er BCP), par le 16e Bataillon de Chasseurs à pied, aujourd'hui basé à Bitche (bataillon d'active du 56e BCP). C'est la 6e compagnie (de réservistes) du 16e BCP qui conserve la mémoire du 56e bataillon de chasseurs à pied et la 4e Compagnie du 16e BCP qui conserve celle du 19e bataillon de chasseurs à pied et du 59e Bataillon de Chasseurs à pied.
Tous les ans, fin février, une cérémonie de commémoration a lieu au bois des Caures. Le aura lieu la cérémonie de 110 ans des combats du bois des Caures, en présence de membres de la famille Driant, des familles de descendants des Chasseurs de Driant et du 16e bataillon de chasseurs à pied.
Création et composition du 59e BCP
Le bataillon a été créé le à Épernay. Les mobilisés qui vont constituer ce nouveau bataillon, sont des réservistes qui ont fait leurs services militaires, il y a quelques années au sein du 19e bataillon de chasseurs à pied. Pour connaître le numéro de bataillon de réserve, il faut ajouter 40 au numéro du bataillon d'active. De ce cas, le bataillon d'active est le 19e BCP, son bataillon de réserve est par conséquent le 59e BCP. Les chasseurs ont donc entre 30 et 40 ans. Ils sont, dans la majorité des cas, des hommes mariés avec des enfants.
Dans le civil, ils exercent différents métiers: paysans, domestiques de ferme, ouvriers, médecins, instituteurs. En vingt-quatre heures, le , ils ont du tout quitter (travail, famille) pour faire leur devoir et rejoindre la caserne Abbé (ou caserne des Chasseurs à pied) à Épernay. Cette caserne n'existe plus aujourd'hui, elle a été détruite. Elle se trouvait à l'emplacement de l'actuelle rue Domaine-Pérignon à Épernay.
Les bataillons de chasseurs à pied sont généralement composé, durant la Première Guerre mondiale, d'hommes de petites tailles (1,50 m à 1,65 m), vifs et souvent d'excellents tireurs. Contrairement aux régiments d'infanterie qui combattent en ligne, les chasseurs à pied sont les premiers à combattre en tirailleurs, généralement à l'avant de l'infanterie. Il faut également les distinguer des chasseurs alpins, spécialité créée plus récemment pour répondre aux menaces italiennes dans les Alpes.
Un bataillon de chasseurs à pied est composé en 1914 de 6 compagnies, et d'une section de mitrailleuse.
Personnalités célèbres du 59e BCP


Émile Driant, célèbre écrivain. Il est connu sous son nom d'auteur : capitaine Danrit. Ses romans d'anticipation rencontrent un grand succès et lui valent le surnom de « Jules Vernes militaire ». Figure politique, il est élu en 1910 et en 1914, Député de la 3e circonscription de Nancy. Il dirige le 59e BCP et le 56e BCP d' au combat du bois des Caures en . Il est considéré comme le héros de Verdun. Il meurt lors de la terrible journée du à la tête de ses chasseurs. Il est incarne l'idéal des officiers des Chasseurs à pied. La tombe d'Émile Driant se trouve au bois des Caures et un monument marque l'emplacement où il fut tué.
Paul Hutin-Desgrées, homme politique, journaliste et patron de presse ayant appartenu au 59e BCP. Il est le cofondateur du quotidien Ouest-France.
Marc Stéphane, écrivain et éditeur français.
Les officiers du 59e Bataillon de Chasseurs à pied
Officiers ayant fait partie du 59e Bataillon de Chasseurs à Pied du au , date de sa dissolution (par ordre alphabétique)[2].
Lieutenant-colonel
Lieutenant-colonel Dussauge ( 41e, 43e et 59e BCP) ;
Émile Driant (1er, 56e et 59e BCP) du au (mort pour la France). Il est né le à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne) et est décédé au bois des Caures (Meuse) lors des combats de . Il considère ses chasseurs de 59e BCP comme ses enfants, qu'ils prennent soin de nommé « le Père Driant ».
Commandants
De Guéhéneuc De Boishue (Antoine)
Grosjean (Stanilas)
Le Boulanger (Jean-Auguste)
Lempfrit (Emmanuel)
Renouard (Étienne).
Capitaines
Brocard (Albert)
Brunie (Léonard)
Carpentier
Cardou (Pierre)
Connault (Lucien)
Debeugny (Maurice-François)
Gridel (Joseph-Henri)
Houillier De Villedieu (Hilaire)
Hémet (Henri-Camille)
Ledain (Hippolyte)
Olivier (Maurice)
Pasteur (Marie)
Piel (Armand)
Séguin (Maurice)
Simon (Paul)
Vaukaire (Maurice-Charles)
Valet (Ludovic)
Vigneron (Charles)
Vincent (Édouard).
Lieutenants
Battard (Louis-François)
Berthelon (Benoît)
Bruni (Léon-Charles)
Cren (André)
Delorme (Henri-Jules)
Étienne (Jules-Marcel)
Frelet (André)
Guérin (Eugène)
Hanipaux (Charles)
Jennesseaux (Louis)
Lagrange (André)
Leboime (Marcel)
Lestrade (Jean)
Le Pelley
Leroy (Charles)
Leriche (Edmond)
Masson (Paul)
Moinet
Nourry (Jean-Baptiste)
Ouzelet (Émile)
Perrot (Norbert)
Robert (Léon)
Robin (André)
Rousselle (Vital)
Vérité (Constant).
Sous-lieutenants
S-Lt Baheux (Jean-Louis)
Berger (Émile-Louis)
Bertrand (Henri)
Bourgeois (Charles)
Boris (Adrien)
Brochand D’Auferville (Ed.)
Chaplais
Debeugny (François)
Dietrich (Eugène)
Dubois (Georges)
Durosoy (Denis-Charles), 8e compagnie
Fresse (Jules)
Froment (Charles)
Gauthier (Joseph)
Gosse (André)
Gunther (André)
Jacquet (Henri)
Jardin (Marcel)
Jolivet (Gaston)
Lacombe (Georges)
Lafosse (René-Abel)
Lancereau (Louis)
Larcher (Octave)
Lionnet (Marcel)
Lota (Jean-Baptiste)
Madrolle (Albert)
Macquet (Philippe)
Malavault (André)
Mainsard (Joseph)
Mangin (Marceau)
Maucollot (Maurice)
Mazet (Martial)
Meau (Rémy)
Mouchot (Joseph)
Muriel (Victor)
Muzy (Émile)
Pagnon (Marcel)
Paulinter (Camille)
Petit (Pierre)
Petit (Arthur)
Pison (Célestin)
Proust (Oviste)
Ramspacher (Émile-Georges)
Rehheiser (Ernest)
Robin (Auguste)
Santerre (Albert)
Savard (Paul-Léon)
Sezille (Jean)
Sourbé (Martin)
Spitz (Edmond)
Suzor (Pierre-Louis).
Médecins majors 2e classe
Pichon (Pierre)
Sayer (Charles).
Médecins aides majors 1re classe
Dumas (André)
Haguenau (Jacques)
Labrevoit (Jean-Edmond)
Massoulié (Marius)
Mont-Refet (Pierre)
Pommadère (Augustin)
Sanglier (Léon-Henri)
Saudé (Alix-Nicolas).
Médecins aides majors 2e classe
Fogt (Maurice-Pierre)
Sabot (Antoine).
Les chasseurs du 59e BCP
Le 59e bataillon de chasseurs à pied était composé (durant les combats du bois des Caures, ) de 4 compagnies : la 7e compagnie du capitaine Maurice Seguin, la 8e compagnie du lieutenant Simon, la 9e compagnie du lieutenant André Robin et la 10e compagnie du capitaine Charles Vigneron.
Chasseurs - 2e classe - Caporal
caporaux de la 9e compagnie du lieutenant André ROBIN
Catoire
Houde (Émile)
Mansuy
Rose
Chasseurs - 1re classe
chasseurs de la 7e compagnie du capitaine Maurice Seguin
chasseur Paul Hutin-Desgrées, est un journaliste, et homme politique français. Il est le directeur fondateur du journal Ouest-France. Il est blessé à deux reprises.
chasseurs de la 8e compagnie du lieutenant Simon
Alexandre (Gaston)
Billaut (Georges)
Boulet (Charles)
Danel (Léonard)
Duprey (Alfred)
Havez (Léon)
Lefebvre (Georges)
Leroy (Henri)
Liagre (Alphonse)
Liagre (Joseph)
Morel (Louis)
Six ? (Paul)
Varlet (Myrtil)
chasseurs de la 9e compagnie du lieutenant Robin
Baque (Jules, Émile)
Bellette (Louis)
Brassart (Maurice)
Capet (Victor)
Cériez (Auguste)
Clément (Alexis)
Collet (Fernand)
Dacbert ? (Louis)
Hennebelle (A.)
Hennebelle (H.)
Leclercq (Léon)
Minet (A.)
chasseurs de la 10e compagnie du capitaine Charles Vigneron
Boinet (Jules)
Bouchez
Delammoy (Jules)
Dervo
Duprez (Julien)
Guisson (Marcel)
Losfeld (Jules)
Mansuy
Mouque (Albert)
Sarrazin (Charles, Camille)
Cuisinier
Bachelet (Alex)
Aumônier et infirmier
De Martimprey : missionnaire jésuite, il était l'aumônier et l'infirmier du 59e Bataillon de Chasseurs à Pied. Il était un proche de la famille Driant.
1ère classe Henri Jean POTTECHER : soldat infirmier du 59e BCP dans la 8éme compagnie à partir du jusqu'à sa mort le [3].
Historique des garnisons, campagnes et batailles
1914 : itinéraire jusque Verdun
En août, les chasseurs à pied du 59e B.C.P quittent la caserne Abbé ou caserne des chasseurs à pied (à Épernay) où ils se sont rassemblés. Ils traversent la ville et se rendent à la gare d'Épernay[4]. Le train traverse le vignoble champenois et s'arrête en gare de Reims (Marne). Ils passent par Challerange (Ardennes), Sainte-Menehould (Marne) et arrivent à Verdun. Le bataillon s'installe dans la région de Verdun (Meuse), où ils vont rester pendant trois ans.
Le bataillon se rend ensuite à Thierville-sur-Meuse où il doit cantonner. Ils rejoignent ensuite la caserne Marceau, récemment construite. La rencontre avec le commandant Émile Driant a lieu dans la commune de Sommedieu (Meuse), au sud-est de Verdun. Le bataillon forme un groupe avec le 56e bataillon de chasseurs à pied nommé les « Chasseurs de Driant » à partir du .
24 - 25 août 1914 : les premiers combats à Ornel
Le bataillon se rapprochent de la zone de combat : ils cantonnent d'abord à Bonzée (Meuse) puis à Moranville (Meuse). Ils prirent part aux combats des 24 et à Ornel (Meuse) puis reçurent ordre de se replier vers la ferme abandonnée d'Haraigne. Le lendemain, ils revient à la charge et repousse l'ennemie jusqu'à Rouvres. Le bataillon reçoit l'ordre de cantonner dans le village lorrain de Ronvaux.
Dans la soirée qui suit, l'état major apprend que l'armée du général Von Kluck a fait une avance inquiétante vers Paris depuis le Nord. La division se retrouve alors transféré sur la rive Ouest de la Meuse entre Septsarges et le bois des Forges.
Le , le bataillon reçu l'ordre de reprendre le village de Gercourt au 5e corps allemand. Dénué de pièce d'artillerie et sous le feu de celle allemande, le bataillon essuya de lourdes pertes.
Ils furent ensuite transférés en mission de défense sur le secteur de Louvemont au Nord du fort de Douaumont.
Vers le , le bataillon investit la corne Sud-Est du Bois de Consenvoye (Consenvoye) depuis le Bois d'Haumont (Samogneux)[5],[6].
1915
À l'été 1915, le bataillon quitte le secteur du bois de Consenvoye.
À l'automne 1915, ils furent transférés sur le bois des Caures[5].
1916
Le combat du bois des Caures
Le , c'est le début de la Bataille de Verdun. Le bataillon subit de lourdes pertes le dont le lieutenant-colonel Émile Driant et le commandant Renouard. Il fut décider de battre en retraite vers le village de Beaumont, qu'ils atteignirent non sans mal.
Après une période de repos jusqu'à fin 1916, le bataillon quittent la région de Verdun pour entamer des opérations dans la Somme. Ils prendront place dans des affrontements aux combats de Biaches, et de la Maisonette sous le commandement du commandant Grosjean[5].
1917
Le bataillon revient en dans la région de Verdun où il prend part entre juillet et août aux affaires d’Avocourt, et en octobre à Vaux et Bezonvaux[5].
1918
Au début de l'année 1918, le bataillon est déployer dans un secteur de la Lorraine vers la forêt de Parroy.
Le une attaque allemande est signalé dans l'Aisne. Ceci contraint les troupes à être rapatriés en urgence dans la région de Château-Thierry au bois du Châtelet.
Du au , de nombreux affrontement éclate entre le bataillon et les forces allemandes. Le commandement lors de cette période est tenu par le chef de bataillon Charles Marie Antoine De Boishue.
Le bataillon pris part le à la contre offensive alliés dans la région de Dammard. Les troupes font une avancée de 4 km et prennent le village de Chevillon. Sur place, ils capture 100 prisonniers, et récupère 2 canons d'artillerie ainsi qu'un grand nombre de mitrailleuse. Une nouvelle avancés de 3 km est entreprise, ce qui chasse définitivement les ennemis des places stratégique du secteur au bout de 3 jours. Pour récompensé leur dévouement lors de cette bataille, le bataillon fut récompensé d'une fourragère au couleur de la croix de guerre[7].
Après avoir pris part à la chasse des forces allemandes jusqu'à l'Aisne en septembre, le bataillon est transporté en Belgique pour prendre part l'attaque des Flandres. Ils sont alors sous le commandement du chef de bataillon Emmanuel Lempfrit avec qui ils avancent jusqu'à Roulers jusqu'à son décès le . Sous le commandement du chef de bataillon Jean-Auguste Le Boulanger, il franchissent la Lys le , et creusent le front d'une avancé de 5 km, ainsi que la libération de 2 villages. Le , ils s'emparent de la ferme de Blawfoort et des positions au sud de Woereghem faisant une trentaine de prisonniers. Il franchissent l'Escaut, et avance sans difficulté jusqu'à la proclamation de l'armistice.
Traditions
Les Chasseurs à pied ont de nombreuses traditions. Elles leur permettent notamment de se distinguer de l'infanterie de ligne.
Insigne
Le cor de chasse
Devise
« Chasseur de Driant »

Fanion
Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le 59e BCP ne dispose pas d'un drapeau propre. Les Bataillons de chasseurs à pied possèdent des fanions. Le fanion du 59e BCP est un carré d'étamine de 0,50 × 0,50 m, coupé diagonalement. Le triangle supérieur est de couleur bleu « chasseur» (foncé), et le triangle inférieur est jonquille (jaune, les chasseurs, par tradition, n'utilisent pas le mot jaune mais jonquille). (Voir le Drapeau des chasseurs).
Chants
Tous les bataillons de chasseurs à pied possèdent un refrain qui leur est propre. Chaque nouveau chasseur doit connaître l'ensemble des 32 refrains des bataillons d'actives pour passer son « baptême chasseur ».
- Refrain du 59e BCP (sur l'air du refrain du 19e BCP) : « Dix-neuvième, dix-neuvième poilu ! Mais le 59e l'est encore plus !»[8]
- le Chant de Sidi-Brahim : chant traditionnel des chasseurs à pied. Il a été composé au XIXe siècle par un certain lieutenant Alléhaud. Il commémore la bataille de Sidi-Brahim de 1845 durant laquelle les chasseurs se sont illustrés par leurs bravoures aux combats :
« Francs Chasseurs, hardis compagnons,
Voici venir le jour de gloire, Entendez l’appel du clairon Qui vous présage la victoire, Volez, intrépides chasseurs, La France est là qui vous regarde, Quand sonne l’heure du combat, Votre place est à l’avant-garde ! »
Vocabulaire des Chasseurs à pied
Les Chasseurs à pied possèdent leurs propres code et ont notamment leurs propres vocabulaires.
Les Chasseurs ne disent pas :
- – jaune mais jonquille ;
- – caserne mais quartier ;
- – l'uniforme mais tenue ;
- – rouge mais bleu-cerise.
Lieux de mémoire
- le bois des Caures, au nord de Verdun : le PC du lieutenant-colonel Émile Driant, sa sépulture.
- la Croix des Chasseurs dans la commune de Vacherauville : monument réalisé par un des Chasseurs de Driant en hommage aux Chasseurs tombés lors du combat du bois des Caures.
- le Musée Driant : musée ouvert en 2008 à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne), commune natale d'Émile Driant. Ce musée se situe dans l'Hôtel-de-Ville de Neufchâtel-sur-Aisne. Il est animé par une association nommée "Les Amis du Musée Driant". Elle est composée de nombreux/ses Neufchâtelois/ses et des membres de la famille Driant. Ce musée retrace la vie et le parcours d'Émile Driant (ses romans, son parcours militaire). Il est également le musée du 59e bataillon de chasseurs à pied et du 56e bataillon de chasseurs à pied.
Bibliographie
SIMON Paul, Fanion bleu jonquille, Carnet de campagne d'un chasseur de Driant, 2 août 1914 - 11 novembre 1918, Triel-sur-Seine, Éditions Argo (1930), Éditions Italiques (2014), 2014, 311 p.
STÉPHANE Marc, Ma dernière relève au bois des Caures, Verdun - Souvenir d'un chasseur de Driant, 18-22 février 1916, Éditions D'un autre ailleurs, collection Sublime dévouement.
Général Henry-Jean FOURNIER et Jérôme DRIANT, Le combat du bois des Caures (21 et 22 février 1916) Les Chasseurs de DRIANT, des héros ordinaires, Neufchâtel-sur-Aisne, les Amis du Musée DRIANT, 210 p.
