5e régiment d'infanterie légère
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Le 5e régiment d'infanterie légère (5e léger) est un régiment d'infanterie légère de l'armée française créé sous la Révolution à partir du bataillon de chasseurs Cantabres, un régiment français d'Ancien Régime lui-même issu du régiment de Montréal.
En 1854, il est transformé et prend le nom de 80e régiment d'infanterie.
| Chasseurs Cantabres 5e régiment d'infanterie légère | |
| Création | 1791 |
|---|---|
| Dissolution | 1854 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie légère |
| Rôle | Infanterie légère |
| Ancienne dénomination | Régiment de Montréal Chasseurs Cantabres 5e bataillon de chasseurs 5e demi-brigade légère 5e régiment d'infanterie légère Régiment léger d'Angoulême Légion de l'Ariège |
| Anniversaire | Saint-Maurice |
| Guerres | Premier Empire |
| modifier |
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Création et différentes dénominations
- : Formation des Chasseurs Cantabres à partir du régiment de Montréal
- 1791 : renommé 5e bataillon de chasseurs.
- : devient la 5e demi-brigade légère de première formation
- : transformé en 5e demi-brigade légère de deuxième formation
- 1803 : renommée 5e régiment d'infanterie légère.
- : pendant la Première Restauration le régiment prend la dénomination de régiment léger d'Angoulême
- : pendant les Cent-Jours il reprend le nom de 5e régiment d'infanterie légère
- : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration.
- : création de la légion de l'Ariège.
- 1820 : renommée 5e régiment d'infanterie légère.
- En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le 5e régiment d'infanterie légère prend le nom de 80e régiment d'infanterie de ligne.
Chefs de corps du 5e léger
- 1788 : lieutenant-colonel Ruault de La Bonerie
- 1791 : lieutenant-colonel de Balay
- 1791 : lieutenant-colonel de Lalain
- 1792 : lieutenant-colonel Amédée Willot
- 1793 : lieutenant-colonel Bon-Adrien Jeannot de Moncey
- 1793 : chef de brigade Amédée Willot
- 1795 : chef de brigade Benoit Regismanset
- 1796 : chef de brigade Louis Stanislas Xavier Soyez
- 1797 : chef de brigade Chatagnier
- 1799 : chef de brigade Guillaume Rey
- 1802 : chef de brigade Lux[Note 1]
- 1803 : Jean-Louis Dubreton
- 1811 : François Théodore Curnier de Pilvert[Note 2]
- 1815 : Paul Marie Rapatel
- 1823 : colonel Groumeau
- 1823 : colonel de Pillet
- 1830 : colonel de Bar
- 1835 : colonel de Ricard
- 1845 : colonel Besançon
- 1852 : colonel Brouttin de Ferque
- 1853 : colonel Gély de Montcla
- 1853 : colonel Laterrade
Historique du régiment
5e bataillon de chasseurs Cantabres (1788-1793)
En 1788, le 5e bataillon de chasseurs Cantabres est créé à Saint-Jean-Pied-de-Port à partir du régiment de Montréal[1].
Guerres de la Révolution
En 1793, une compagnie du bataillon est affectée à l'armée du Nord, tandis que le reste du bataillon sert dans l'armée des Pyrénées orientales et est engagé dans le combat de Château-Pignon.
En 1794, l'unité participe au combat de la montagne de Louis XIV[2], à la bataille du camp des Sans Culottes et au combat de Tolosa[3].
5e demi-brigade d'infanterie légère de première formation (1793-1796)
Guerres de la Révolution
Le 4 floréal an III () la 5e demi-brigade d'infanterie légère de première formation, est créée à partir du 5e bataillon de chasseurs ci-devant Cantabres et de deux bataillons formés de plusieurs compagnies de chasseurs des montagnes des Pyrénées-Occidentales.
La demi-brigade reste attachée à l'armée des Pyrénées jusqu'en 1796.
5e demi-brigade d'infanterie légère de deuxième formation (1796-1804)
Guerres de la Révolution
Le 1er ventôse an IV (), la 5e demi-brigade d'infanterie légère de deuxième formation, est formée avec les :
- 1er bataillon de la 6e demi-brigade légère de première formation (6e bataillon de chasseurs (ci-devant Bretons), 8e bataillon de volontaires du Calvados et 4e bataillon de volontaires de Saône-et-Loire)
- 22e demi-brigade légère de première formation (8e bataillon de chasseurs (ci-devant des Vosges), 1er bataillon de volontaires du Cantal et 2e bataillon de la légion de la Moselle)
- 1er et 3e bataillons de la 55e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 28e régiment d'infanterie (ci-devant Maine), 2e bataillon de volontaires de l'Ardèche et 3e bataillon de volontaires de l'Ardèche)
- 201e demi-brigade bis de première formation (4e bataillon de volontaires de l'Ain, 5e bataillon de volontaires du Jura et 5e bataillon ter de volontaires de Rhône-et-Loire)
- 2e bataillon de la 3e demi-brigade provisoire de première formation (2e bataillon de volontaires des Pyrénées-Orientales, 3e bataillon de volontaires des Pyrénées-Orientales et 3e bataillon de volontaires de l'Ariège)
En 1796, la demi-brigade est engagée en Italie et participe aux batailles de Primolano[4], de Bassano, Governolo, de Caldiero et d'Arcole.
Lors de la campagne d'Italie de 1799-1800, l'unité est engagée aux batailles de La Trebbia, de Novi et au siège de Gênes.
De 1801 à 1804, la demi-brigade participe à l'expédition de Saint-Domingue et participe aux sièges et batailles de Fort-Dauphin, de Morne-Lacroix et de la Ravine aux Couleuvres.
5e régiment d'infanterie légère (1804-1815)
Guerres de l'Empire
Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 5e régiment d'infanterie légère est formé en 1804 avec des troupes qui étaient à Saint-Domingue, à la Guadeloupe et à la Martinique[1] :
- 5e demi-brigade légère formée aux colonies à la suite de l'arrêté du 12 floréal an XI (1er bataillon de la 5e demi-brigade légère de deuxième formation, 2e bataillon de la 3e demi-brigade légère de deuxième formation, 3e bataillon de la 7e demi-brigade légère de deuxième formation et 1er bataillon de la 14e demi-brigade légère de deuxième formation)
- 11e demi-brigade légère formée aux colonies à la suite de l'arrêté du 12 floréal an XI (1er et 2e bataillons de la 11e demi-brigade légère de deuxième formation, 1er bataillon de la 19e demi-brigade légère de deuxième formation, Détachement de la 28e demi-brigade légère de deuxième formation et 3e bataillon de la 30e demi-brigade légère de deuxième formation)
De 1807 à 1814, le régiment est scindé en deux :
- 1er et 2e bataillons
En 1807, durant la campagne de Prusse, les bataillons participent au siège de Stralsund.
En 1809, lors de la campagne d'Autriche, ils se trouvent à la bataille de Wagram (brigade Gency, division Dupas, IXe corps du maréchal Jean-Baptiste Bernadotte).
En 1813, pendant la campagne d'Allemagne, ils sont engagés dans les batailles de Lutzen, de Dresde et de Leipzig.
En 1814, durant la campagne de France, les bataillons combattent à Saint-Dizier, Brienne, La Rothière et Montereau.
- 3e et 4e bataillons
De 1807 à 1814, ces deux bataillons sont rattachés à l'armée d'Espagne dans le cadre de la guerre d'indépendance espagnole.
En 1809, ils sont présents au siège de Saragosse.
En 1810, une escouade de 23 hommes est attaqué à Allicos, en Nouvelle-Castille, par 350 espagnols qui soutiennent une fusillade durant cinq heures et forçant les assaillants à se retirer. Ils se trouvent ensuite à la prise de Lérida. Durant l'assaut de la ville, 60 hommes parviennent à mettre en déroute, à la baïonnette, une colonne de 400 espagnols.
En 1811, les bataillons participent aux sièges de Tortose et de Tarragone et à la bataille de Sagonte.
Après l'abdication et l'exil de Napoléon Ier à l'île d'Elbe, Louis XVIII réorganise l'infanterie et le 5e régiment d'infanterie légère prend la dénomination de « régiment léger d'Angoulême », jusqu'au retour de Napoléon qui prend un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie légère les numéros qu'ils avaient perdus.
Pour la campagne de 1815, le 5e régiment d'infanterie légère, composé de 2 bataillons, est affecté à la brigade Bony, 20e division, 6e corps d'infanterie de l'armée du Nord et se trouve aux batailles de Fleurus et de Waterloo.
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.
A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Légion de l'Ariège (1815-1820)
Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion de l'Ariège, qui deviendra le « 5e régiment d'infanterie légère » en 1820, est créée.
5e régiment d'infanterie légère (1820-1854)
En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie. Ainsi, le 5e régiment d'infanterie légère est formé avec les 2 bataillons de la légion de l'Ariège.
1820 à 1854
Le 5e régiment d'infanterie légère fait la campagne de 1823 à l'2e corps de l'armée d'Espagne ou il se distingue devant Saint-Sébastien le [5] et la prise de Santona[6].
Durant les campagnes de 1824 et 1825, il fait partie du corps d'occupation d'Espagne.
En 1830, une ordonnance du créé le 3e bataillon du 5e léger[7]
En 1848 et 1849, il est affecté à l'armée des Alpes.
Le décret du réorganise les régiments d'infanterie légère des corps de l'armée française. À cet effet le « 5e régiment d'infanterie légère » prend le numéro 80 et devient le 80e régiment d'infanterie de ligne.
Personnalités ayant servi au 5e RIL
- Michel Jacques François Achard (1778-1865), général d'empire, capitaine au 5e léger en 1804
- François Michel Brayer (1788-1848) alors chef de bataillon
- Jean Gheneser (1766-1851) colonel du 5e régiment d'infanterie légère