A. J. Quinnell

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Nom de naissance Philip Nicholson
Décès (à 65 ans)
Gozo, Malte
Pays de résidence Drapeau de Malte Malte
A. J. Quinnell
Nom de naissance Philip Nicholson
Naissance
Nuneaton, Warwickshire, Angleterre
Décès (à 65 ans)
Gozo, Malte
Pays de résidence Drapeau de Malte Malte
Profession
Conjoint
Auteur
Langue d’écriture anglais
Genres

Œuvres principales

L'Homme de feu
ElFalso Mahdí

Philip Nicholson (né le à Nuneaton et mort le à Gozo), principalement connu sous le pseudonyme d’A. J. Quinnell, est un écrivain britannique. Il a principalement écrit des romans dans le genre thriller[1]. Son œuvre la plus célèbre est le roman L'Homme de feu (Man on Fire), adapté plusieurs fois au cinéma et à la télévision.

Vie privée

Philip Nicholson nait le à Nuneaton dans le comté de Warwickshire en Angleterre. Il a notamment étudié à la Queen Elizabeth Grammar School (en) de Wakefield[2].

Adolescent, alors qu'il est en vacances avec ses parents en Tanzanie, il croise la route de son idole de l'époque, l'écrivain Ernest Hemingway, qui l'éconduit en lui disant : « Je n'ai pas de temps à perdre avec des gamins. » Voulant déjà être écrivain à cette époque, il trouve cela déplacé et décide de ne jamais se comporter de la sorte avec ses futurs lecteurs[2].

Après ses études, et avant de devenir auteur, il travaille pour une compagnie maritime à Liverpool. À l'âge de vingt ans, il devient négociant en textiles à Hong Kong. Il y rencontre de nombreuses personnes qu'il transformera plus tard en personnages de ses romans : mercenaires, anciens légionnaires, journalistes et escrocs en tout genre[2].

Lorsqu'il commence ses recherches pour son premier roman roman, il s'inspire de la recrudescence des enlèvements par la mafia en Italie dans les années 1970, notamment celui de John Paul Getty III[3],[4]. Il prend contact avec la famille d'une victime d'une crise cardiaque qu'il avait aidée lors d'un vol entre Tokyo et Hong Kong. Désireux de l'aider en retour, les Italiens le mettent en relation avec des avocats, des enquêteurs anti-mafia et des mafieux, tous ravis de collaborer, certains demanderont même à être cités dans le roman[2].. Man on Fire est publié à New York en 1980 et à Londres en 1981 et rencontre un succès immédiat. Lorsqu'il s'apprêtait à publier ce premier livre, il souhaitait garder sa véritable identité secrète. Au cours d'une conversation dans un bar, son agent, Chris Little, lui suggéra d'utiliser un pseudonyme. Il choisit « Quinnell », en hommage au joueur gallois de rugby à XV Derek Quinnell, et « A. J. », les initiales du fils du barman[1],[2]. Il sera publié sous le titre L'Homme de feu en France. Le roman met en scène est Marcus Creasy, un Américain ancien membre de la Légion étrangère. Plusieurs suites seront ensuite publiées[3].

Son premier roman est adapté une première fois au cinéma dans le film franco-italien Man on Fire d'Élie Chouraqui, avec Scott Glenn dans le rôle de Creasy. En lisant le scénario, l'auteur fait remarquer qu'il ne semblait pas suivre l'intrigue du livre. Les scénaristes lui auraient répondu : « Vous voulez dire qu'il y a un livre… ? » Philip Nicholson, qui avait imaginé un héros à l'image de Robert Mitchum, sera déçu du résultat final. Comme dans le roman, l'intrigue du film est située en Italie. La seconde adaptation, Man on Fire (2004) de Tony Scott, transpose l'intrigue au Mexique. Creasy y est cette fois incarné par Denzel Washington. Philip Nicholson sera plus positif envers cette version notamment car de nombreux dialogues de l’œuvre originale y sont repris[2].

À l'époque du film de 2004, le livre s'était vendu à plus de huit millions d'exemplaires en format poche et avait été traduit dans le monde entier. L'auteur a alors de nombreux fans au Japon. L'auteur fera à plusieurs reprises à des tournées de conférences et de dédicaces à Tokyo[2].

Philip Nicholson fréquentait le bar Gleneagles à Mġarr à Gozo, ville où débarque le ferry pour Malte. On le voyait souvent y boire des vodkas-sodas. Il écrivait tard dans la nuit, jusqu'au petit matin, toujours debout. Il sponsorisait également une équipe locale de football de Gozo et était très apprécié des locaux[2].

Au moment de son décès en 2005, il travaillait à une préquelle à la série de romans mettant en scène Creasy. En 2005, le journal The Independent écrivait : « Nombre de ses romans sont désormais épuisés et très recherchés[2]. »

Son roman phare est à nouveau adapté, cette fois à télévision, avec la série Man on Fire, prévue en 2026 sur Netflix. Le rôle principal est cette fois tenu par Yahya Abdul-Mateen II. L'intrigue utilise également des éléments du second tome de la série, The Perfect Kill, publié en 1992[5],[6].

Il s'est marié trois fois. Sa dernière épouse, Elsebeth Egholm (1960-), est une romancière danoise spécialisée dans les romans policiers. Le couple possédait des résidences sur l'île de Gozo et au Danemark[2].

Œuvre

Série Creasy

  1. L'Homme de feu, Éditions du Seuil, 1993 ((en) Man on Fire, William Morrow, 1980 (ISBN 0-688-03743-7)), trad. Geneviève Brallion-Zeude, 269 p. (ISBN 9782724216776)[7]
  2. (en) The Perfect Kill, 1992
  3. (en) The Blue Ring, 1993
  4. (en) Black Horn, 1994
  5. (en) Message from Hell, 1996

Autres

  1. El Falso Mahdí ((en) The Mahdi, Macmillan Publishers, 1981 (ISBN 0688006469)), 254 p. (ISBN 9788422618249)
  2. (en) Snap Shot, 1982
    parfois titré The Snap
  3. (en) Blood Ties, 1985
  4. (en) Siege of Silence, 1986 (ISBN 9780752802596)
  5. Le contrat Vatican, Presses de la Cité, 1989 ((en) In the Name of the Father, Coronet Books, 1987 (ISBN 2258025923)), trad. Isabelle Stoianov, 368 p. (ISBN 9782258025929)
  6. (en) The Shadow, 1992
  7. (en) The Trail of Tears, 1999
  8. (en) A Quiet Night in Hell, 2001
  9. (en) The Scalpel, 2001

Adaptations audiovisuelles

Notes et références

Liens externes

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