Association générale des étudiants de Montpellier

association d'étudiants à Montpellier, France, fondée le 25 février 1887 From Wikipedia, the free encyclopedia

L’Association générale des étudiants de Montpellier ou AGEM est une association française d'étudiants créée le à Montpellier. Elle est dissoute en 1993 puis refondée le .

Fondation

1907 (re-création)
2017 (re-création sous sa forme actuelle)
Dissolution
1899 puis 1993
Faits en bref Fondation, Dissolution ...
Association générale des étudiants de Montpellier
« Fédérer-Dynamiser-Représenter-Former-Développer »
Histoire
Fondation

1907 (re-création)
2017 (re-création sous sa forme actuelle)
Dissolution
1899 puis 1993
Cadre
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Structure
Fédération territoriale d'associations étudiantes
Domaine d'activité
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Financement
Cotisations des associations membres
Objectif
Représenter et défendre les étudiants auprès des instances universitaires sur le territoire montpelliérain.
Siège
15 Rue d'Aubeterre, Montpellier
Pays
Coordonnées
Organisation
Membres
25 associations membres
Président
Noa Crespio (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Branche
Maison associative solidaire étudiante territoriale
Affiliation
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
OpenCorporates
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Histoire

Création

Le [1] est créée l'association dans l’amphithéâtre de la faculté des lettres, elle comprend peu après sa création de 405 adhérents, soit 38,9 % des 1 042 étudiants de l’université. En 1890, lors du 6e centenaire de l'université de Montpellier, l'association présidée par Jean Guy[2], reçoit de la part du président de la République, Sadi Carnot, son drapeau tricolore brodé avec le nom de l'association et sa devise « Tout pour la Science – Tout pour la Patrie »[3]. En 1891, elle inaugure son local (actuel Pavillon populaire) réalisé par l'architecte Léopold Carlier. Elle devra s'en séparer en 1899 lorsque, à la suite de difficultés financières, elle disparaît et le laisse alors à la ville[4].

En 1907 l’AGE de Montpellier est membre fondatrice de l'Union Nationale des Etudiants de France et prend le nom d’Union Générale des Etudiants Montpelliérains (UGEM) jusqu'en 1924 lorsqu'elle devient à nouveau l’AGEM[5]. Celle-ci sera l'un des membres fondateurs de la Fage en 1989. Son nouveau local se situe au no 5 de la rue de la croix d'or[6], où se situait l'ancien appelé logis de la Croix-d'Or, dans le centre ancien de la ville, l'Écusson et où sont organisées, des soirées étudiantes bien connues des jeunes montpelliérains, jusqu’à sa dissolution en 1993[7].

Grève de 1935

Fin janvier 1935, l'association générale des étudiants de Montpellier lance le mot d'ordre d'une grève « contre l'invasion des métèques »[8],[9]. Ce mouvement de grève débute le à la faculté de médecine de Montpellier et se propage rapidement aux facultés de Bordeaux, Tours, Marseille, Grenoble, Rennes, Lille et Paris[10],[11]. Début février, ce qui devient le « plus important mouvement xénophobe et antisémite de l’entre-deux-guerres », selon le chercheur Alain Monchablon[12], paralyse non seulement les facultés de médecine du pays mais aussi des établissements d'enseignement supérieur, comme l'école dentaire de Paris, l'école spéciale des travaux publics et l'école supérieure d'électricité[13], et mobilise la plupart des associations d'étudiants en médecine, telles que l'association des externes, la Fédération française des étudiants catholiques et la Conférence Laennec[14],[10],[8].

La Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Révolution nationale du régime de Vichy pénètre dans de grand nombre d'associations générale d'étudiants (AGE). Celle de Montpellier en fait partie. Entre autres, son journal périodique est devenu le journal « Le cri des étudiants »[15],[6],[16].

Après guerre, l'association rend hommage à Jean Moulin qui en fut son vice-président[17] au début des années 1920. Une plaque est posée sur la façade du siège de l'association, au 5 rue de la Croix-d'Or.

Disparition et refondation

En mai 1990, l'association fête son centenaire dans l'Opéra Comédie avec la présence de Lionel Jospin[18]. À la suite de problèmes financiers l'association disparaît en 1993. Très vite refondée sous le nom de FIDEM, elle disparaît à nouveau en 1996.

Le , l'Association Générale des Etudiants Montpelliérains est créée sous forme de fédération territoriale ayant pour objectif de développer, fédérer et dynamiser le réseau des associations étudiantes de Montpellier. Son but est de constituer un acteur élémentaire dans la représentation et la défense des étudiants auprès des instances universitaires et du territoire montpelliérain. Ainsi, elle encourage, encadre ou participe à l’émergence de projets inter-associatifs, de solidarité, de cohésion ou de citoyenneté, pour les étudiants mais également pour la jeunesse. Cette association se veut ainsi être l’héritière de l'Association générale des étudiants de Montpellier[19],[20].

Eté 2020, l'association crée le MASET (Maison Associative Solidaire Etudiante Territoriale) qui a pour projet de créer une épicerie sociale et solidaire comprenant un lieu de vie à destination des étudiants montpelliérains, afin de favoriser le lien social[21]. Le dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le MASET, les Restos du cœur et le CROUS de Montpellier-Occitanie s'associent pour ouvrir un comptoir solidaire au Campus Triolet. Le comptoir permet d'offrir à 500 étudiants des colis alimentaires chaque mercredi [22],[23].

Journaux de l'association

L'association a publié plusieurs journaux au cours du temps :

  • 1888 à 1901 : Bulletin de l'Association générale des étudiants de Montpellier[24] ;
  • 1901 à 1902 : Bulletin de la Société littéraire et scientifique et de l'Association générale des étudiants de Montpellier[24] ;
  • 1908 à 1944 : L'Écho des étudiants[25] ;
  • 1940 à 1941 : Le Cri des étudiants[26] ;
  • depuis 2019 : L'Écho des étudiants[27].

Prises de position

La fédération étudiante de Montpellier se veut indépendante de tous syndicats et organisations nationales.

En 2019, l'association s'oppose à l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers.

En 2021, l'AGEM s'associe au collectif « #EtudiantsFantomes » créé par des étudiants de science politique de Montpellier pour dénoncer la détresse étudiante liée à la crise sanitaire et l'oubli des étudiants dans les prises de décision du gouvernement. L'association plaide ainsi pour le retour au cours en présentiel[28],[29],[30],[31]. À la rentrée universitaire 2021, Montpellier comme de nombreuses autres villes en France fait face à une recrudescence des cas de jeunes drogués à leur insu par une substance chimique lors de soirées[32],[33]. De nombreux témoignages d'étudiants remontent et l'AGEM décide de lancer une campagne de sensibilisation et achète avec son réseau des capuchons pour verre pour protéger les jeunes de ce « fléau des soirées étudiantes »[34],[35],[36].

Personnalités liées à l'association

Personnalités notables

Davantage d’informations Nom, Responsabilité dans l'association ...
Nom Responsabilité dans l'association Années
Jean Moulin[37] Préfet et résistant Vice-Président 1922-1923
Bernard Pons[38] Ministre, député du Lot, de l'Essonne puis de Paris Président 1950-1952
Willy Diméglio[39] Député de l'Hérault Président
Yves Pozzo di Borgo Sénateur de Paris Président 1970-1972
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Liste des présidents depuis 2017

Davantage d’informations Identité, Période ...
PrésidentsVoir et modifier les données sur Wikidata
IdentitéPériodeDurée
DébutFin
Jean Lesaffre (d)[40]2 ans
Agathe Huger (d)1 an, 8 mois et 3 jours
Camille Bardou (d)7 mois et 9 jours
Guilhem Fouilhé (d)1 an et 19 jours
Lauriane Peraud (d)11 mois et 15 jours
Edgar Bruel (d)1 an et 1 jour
Lou-Anne Guimier (d)11 mois et 16 jours
Eliott Mas (d)11 mois et 29 jours
Noa Crespio (d)
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Références

Annexes

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