Jean Fourié
écrivain français
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Jean Fourié (-) est un écrivain et militant associatif français.
| Président Académie des arts et des sciences de Carcassonne | |
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inconnu | |
| Adjoint au maire Espéraza | |
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| Président Escòla occitana (d) | |
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inconnu inconnu | |
| Président Institut d'études occitanes de l'Aude (d) | |
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inconnu inconnu | |
| Président Académie des arts et des sciences de Carcassonne | |
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Marcel Bories (d) Gérard Jean (d) | |
| Président Société des félibres de Paris | |
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Marcel Baïche (d) Auguste Armengaud (d) | |
| Majoral du Félibrige | |
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inconnu | |
| Secrétaire général Société des félibres de Paris | |
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Isabelle Allard-Périchon (d) Pierre Bolla (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Jean Aimé Adolphe Fourié |
| Nationalité | |
| Activités |
Écrivain, militant culturel |
| Père |
Émile Fourié (d) |
| Mère |
Blanche Fourié (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Odette Fourié (d) (de à ) |
| Enfants |
| Membre de |
Société d'études scientifiques de l'Aude (- Académie des arts, lettres et sciences de Languedoc (- Académie des arts et des sciences de Carcassonne (- Institut d'études occitanes de l'Aude (d) (- Escòla occitana (d) (- Société des félibres de Paris (jusqu'en ) |
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| Mouvement | |
| Distinctions | Liste détaillée Prix Auguste-Fourès () Maître en gai savoir du Félibrige () Médaille grand or de Florian () Prix Paul-Froment () Grand lauréat des jeux floraux de Sceaux (d) |
Biographie
Né le à Espéraza, Jean Aimé Adolphe Fourié[1] est embauché au siège parisien de la Caisse des dépôts et consignations[2], et s'établit à Sucy-en-Brie puis Choisy-le-Roi[1].
Membre de la Société d'études scientifiques de l'Aude à compter de 1973[3], il est introduit dans le milieu occitaniste par Jean Lesaffre[4], dont il héritera les papiers[5].
Il devient en 1974 secrétaire général de la Société des félibres de Paris, fonction dans le cadre de laquelle il participe chaque année à l'organisation de la félibrée de Sceaux[6]. Il en est président en 1989[2]. Représentant de l'organisation méridionale auprès de l'association Défense et promotion des langues de France, il est élu majoral du Félibrige (Cigalo de l'Oulivié) en 1987[6],[7]. Il collabore par ailleurs à diverses revues comme La France latine, Lou Felibrige, L'Aude à Paris ou Prouvènço d'aro[2].
Revenu dans le Midi à l'orée du deuxième millénaire[8], il prend en 2011 la tête de l'Institut d'études occitanes de l'Aude, et préside l'Escòla Occitana depuis cette même année.
Il est adjoint au maire de sa commune natale jusqu'en 2015[9].
En 2022, il reprend la présidence de l'Académie de Carcassonne[10].
Il meurt le [11].
Production littéraire et intellectuelle
On a de lui en 1975 une étude sur Émile Barthe et les écrivains biterrois d'expression occitane, qualifiée de « document de valeur et de grand intérêt »[12].
En 1987, il donne en deux volumes une histoire du « Félibrige parisien », au travers principalement de celle de la Société des félibres de Paris, mais aussi d'autres groupes languedociens, béarnais ou auvergnats[13]. Jean Fay estime ce travail « on ne peut plus intéressant et documenté »[13].
Après divers autres travaux d'érudition, consacrés cette fois-ci à la vie littéraire audoise[14], il se fait remarquer par les bibliographies annuelles qu'il publie dans Lou Felibrige, issues du dépouillement de quarante-quatre publications[15], et surtout par le Dictionnaire des auteurs de langue d'oc de 1800 à nos jours, paru une première fois en 1994[14]. Ce travail, sans précédent jusqu'alors, répertorie 1800 auteurs de 1800 à 1993[14]. Il est jugé par Christian Bonnet comme « la plus remarquable bibliographie littérature parue, dans ce domaine », depuis des travaux voisins remontant aux années 1970[14]. Il parie qu'il « fera référence »[14], tandis que Jean-Marc Courbet pense qu'il « s'imposera »[2].
Il connaît une réédition augmentée à l'enseigne du Félibrige en 2012[16], laquelle se voit à son tour accoler un supplément en 2020[17].
Également poète, il a été primé neuf fois par l'Académie des jeux floraux[6]. En 1988, il fait paraître un premier recueil, Al camin del temps, marqué selon René Jouveau par « un grand amour du monde » et « le sentiment d'une sorte de mystère » diffus, sentiments exprimés de façon « on ne peut plus heureuse »[18]. En 1997 il fait de même avec Coma s'èra ièr.
Ouvrages
- Émile Barthe et les écrivains biterrois d'expression occitane, Paris, Amis de la langue d'oc, 1975 (BNF 34578873).
- Diccionari de la literatura occitana audenca (préf. Serge Garnier), Béziers, Centre international de documentation occitane, 1982 (ISBN 2-901191-15-0).
- Contribution à l'histoire du Félibrige parisien, 2 vol., Sucy-en-Brie puis Choisy-le-Roi, chez l'auteur, 1987 :
- Le Félibrige parisien durant l'entre-deux-guerres (1918-1940) (préf. Marcel Decremps) ;
- Le Félibrige parisien après la Deuxième Guerre mondiale (1944-1976).
- Al camin del temps, IEO de l'Aude, 1988.
- Coma s'èra ièr, Puylaurens, Institut d'études occitanes, 1997 (ISBN 2-85910-225-6).
- Espéraza : essai historique, Amis du musée de la Chapellerie et du vieil Espéraza, 2002 (BNF 38932368).
- Dictionnaire des auteurs de langue d'oc, Paris, Amis de la langue d'oc, 1994 (ISBN 2-900062-05-5) — nouvelle édition en 2009, dotée à son tour d'un supplément en 2020.
Prix
- Prix Auguste-Fourès 1975[19].
- Premier prix de poésie aux jeux floraux de Sceaux en 1981[6].
- Maître en gai savoir du Félibrige en 1983[6].
- Médaille d'argent de Florian en 1984[20], d'or en 1985, et grand or en 2002[21].
- Prix Paul-Froment 2007.