Abbas Nalbandian
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Abbas Nalbandian ou Abbas Na'lbandiyan[1] (persan : عباس نعلبندیان) est un dramaturge iranien, né le à Téhéran, mort le dans la même ville. Après des pièces relevant du théâtre de l'absurde, des critiques sur son marxisme mou pendant l'ère shah d'Iran et de la prison après la révolution islamique[2], il enregistra sa voix lors de son suicide[3],[4].
Il publia sa première nouvelle au début des années 1960 dans la revue Jahân-e Now. Jusqu’à l’écriture de sa première pièce, Une étude approfondie et exhaustive des fossiles du 25e siècle géologique, ou du 14e ou du 20e siècle, peu importe, il n’avait encore jamais mis les pieds dans une salle de théâtre et ne possédait aucune expérience du monde théâtral[5].
Ancien vendeur de journaux découvert par Arby Ovanessian, il devint le dramaturge par excellence du nouveau théâtre iranien[6]et dirigea ensuite le Kargah namayeh (Atelier de théâtre) qui « se trouvait au centre de Téhéran, dans un petit immeuble résidentiel d'une rue modeste. Deux étages, à peine 200 mètres de surface, deux ou trois chambres transformées en salles de spectacle et une minuscule cage d'escalier où se bousculaient acteurs[7], metteurs en scène, écrivains - parmi lesquels ma mère - peintres, musiciens et l'inoubliable directeur des lieux, Abbas Nalbandian, silhouette filiforme, longs cheveux, moustache épaisse et vastes lunettes[8] »
Abbas Nalbandian aimait les longs titres et sa pièce, Une étude approfondie et exhaustive des fossiles du 25e siècle géologique..., remporta un prix au Festival des arts de Chiraz-Persépolis[9] en 1968[10]
Après la Révolution islamique et la fermeture du Kârgâh-e Namâyesh (Atelier du Théâtre), il fut convoqué par les autorités et passa quatre mois en prison. L’emprisonnement, les restrictions imposées à sa présence sur la scène théâtrale, ainsi que la confiscation de sa maison et son déménagement forcé vers le domicile parental constituèrent autant de traumatismes psychologiques qui le conduisirent à l’isolement. Cet isolement l’accompagna jusqu’à la fin de sa vie. Il se suicida à l’âge de quarante ans par ingestion de médicaments[11].
Œuvres dramatiques
- Une étude approfondie et exhaustive des fossiles du 25e siècle géologique, ou du 14e ou du 20e siècle, peu importe (1968)
- Recherche (1968)
- Si Faust avait consacré un peu de temps au savoir (1969)
- Placer une chaise près de la fenêtre, s'asseoir et regarder la longue nuit sombre, calme et froide du désert (1970)
- Soudain, Habibollah mourut par amour pour Allah, ce meurtrier d'Allah mourut par l'épée d'Allah (1971)
- L’étrange récit du joyeux voyage de Shîn-e Shâd-e Shangoul vers le pays des assassins, des avares, des lépreux, des voleurs, des fous, des prostituées et des bandits (1972)
- Quelques histoires des pluies d'amour et de mort (1977)
- Haramsâ 705, 709 (1977)
- David et Urie (posthume, 1998)
Filmographie
- 1972 : Che harasi darad zolmat-e rooh de Nasib Nasibi (dialogues)
- 1973 : Moghola de Parviz Kimiavi (dialogues)
- 2019 : Trees between us court-métrage de Mehrtash Mohit, adaptation de Histoires des pluies de l'amour et de la mort