Abbatiale Saint-Sauveur d'Aniane

abbatiale située dans l'Hérault, en France From Wikipedia, the free encyclopedia

L’église paroissiale Saint-Sauveur, ancienne abbatiale, est située à Aniane, dans l'Hérault en France. Elle fait partie de l’abbaye d'Aniane.

Faits en bref Présentation, Culte ...
Église paroissiale Saint-Sauveur, ancienne abbatiale
Vue générale.
Vue générale.
Présentation
Culte Catholique romain
Dédicataire Saint Sauveur
Rattachement Archidiocèse de Montpellier
Protection Logo monument historique Classée MH (2002)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Ville Aniane
Coordonnées 43° 41′ 04″ nord, 3° 35′ 10″ est
Géolocalisation sur la carte : Hérault
(Voir situation sur carte : Hérault)
Église paroissiale Saint-Sauveur, ancienne abbatiale
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église paroissiale Saint-Sauveur, ancienne abbatiale
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Historique

Fondation carolingienne

L'abbatiale Saint-Sauveur tire son origine de l'abbaye d'Aniane, fondée en 782,[Note 1] par Witiza, fils du comte de Maguelone, entré dans les ordres sous le nom de Benoît. Cet aristocrate d'origine wisigothique, futur réformateur de l'ordre bénédictin et conseiller de Louis le Pieux, érigea d'abord une basilique dédiée à Notre-Dame (dite Aniane I), bientôt suivie d'une basilique du Sauveur (Aniane II), construite à partir de 782 et qui donna son vocable à l'édifice actuel. Charlemagne accorda à l'abbaye des lettres d'immunité, et en 792 elle devint abbaye royale, comptant alors plus de trois cents moines.

Des campagnes de fouilles archéologiques programmées ont permis de localiser les vestiges enfouis de ces sanctuaires carolingiens sous les constructions des XVIIe et XVIIIe siècles[1]. De l'abbaye médiévale fondée par Benoît d'Aniane, aucun vestige en élévation n'est visible aujourd'hui.

Destruction et déclin (XVIe siècle)

Après plusieurs siècles de rayonnement — durant lesquels plusieurs abbés d'Aniane accédèrent aux sièges épiscopaux de Béziers, Montpellier, Nîmes et Saint-Papoul, notamment grâce à leur influence à la curie pontificale d'Avignon —, l'abbaye fut placée en commende en 1542, ce qui précipita son déclin. Lors des guerres de Religion, les troupes calvinistes prirent le contrôle de la région : le , le culte catholique fut interdit dans l'église, et le , l'abbaye fut mise à sac. Les bâtiments monastiques furent rasés et les archives brûlées. Les destructions se poursuivirent jusqu'en 1572.

La reconstruction mauriste (1661-1714)

En 1633, les religieux survivants adhérèrent à la réforme de la congrégation de Saint-Maur, qui reprit possession des lieux vers 1635 et engagea une reconstruction totale du complexe abbatial. Un premier projet écarta l'implantation du cloître à l'est, peut-être en raison de la présence de vestiges enfouis au sud de l'église. C'est finalement le plan de 1656, attribué à Denis Plouvier, qui fut retenu et réalisé : une église au nord, dotée d'une nef rectangulaire bordée de chapelles latérales, sans transept, à chœur réduit, enserrée par les quatre corps de bâtiments conventuels organisés autour d'un cloître[2].

La construction de l'abbatiale Saint-Sauveur s'étendit de 1679 à 1714, date inscrite sur la façade occidentale lors de l'achèvement des travaux. Les grandes campagnes de chantier se succédèrent ainsi :

  • 1661-1680 : abbatiale, aile ouest, galeries nord et ouest du cloître, escalier et vestibule du dôme ;
  • 1768-1776 : aile et galerie sud ;
  • 1776-1791 : aile du réfectoire, galerie est du cloître, corridor d'entrée et cuisines[1].

Le maître-autel fut consacré en 1683 par le cardinal Pierre de Bonzi, archevêque de Narbonne. À la veille de la Révolution, l'abbatiale possédait un orgue sur lequel officiait l'organiste Balthazar Pierre Étienne Olive. Les plans et projets de reconstruction sont conservés aux Archives nationales à Paris.

La Révolution et la sécularisation

Déclarée bien national à la Révolution, l'abbaye fut vendue. L'abbatiale fut néanmoins préservée et affectée au culte catholique comme église paroissiale du village, sous le vocable de Saint-Sauveur qu'elle conserve depuis lors. Les bâtiments conventuels connurent quant à eux une destinée profane : transformés d'abord en filature de coton au début du XIXe siècle, ils devinrent en 1845 une maison centrale de force et de correction, puis en 1885 une colonie industrielle pour jeunes détenus, enfin une institution publique d'éducation surveillée le , désaffectée en 1994[3].

Protection au titre des monuments historiques

Malgré ces vicissitudes, l'abbatiale Saint-Sauveur demeure l'un des rares ensembles monastiques complets de l'Ancien Régime conservés en Languedoc. Elle est classée monument historique par arrêté du [4]. Les bâtiments monastiques et l'ancien pénitencier sont classés à leur tour par arrêté du , et une partie du domaine est inscrite à la même date. En 2010, la communauté de communes Vallée de l'Hérault acquit l'ensemble des bâtiments hors église, désaffectés depuis 1998, amorçant ainsi de nouveaux projets de réhabilitation du site.

Notes

  1. Certaines sources font remonter la fondation à 777 ; la date de 782 est généralement retenue par les historiens comme celle de l'établissement effectif de la communauté monastique sur les bords de l'Hérault.

Description

Architecture

Intérieur

Protection

L'édifice est classé aux Monuments historiques depuis 2002[5].

Galerie de photos

Notes et références

Voir aussi

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