Aniane

commune française du département de l'Hérault From Wikipedia, the free encyclopedia

Aniane [a.nja.nə] (Anhana en occitan) est une commune française située dans le nord du département de l'Hérault, en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Aniane
Aniane
Centre-ville.
Blason de Aniane
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Philippe Salasc
2020-2026
Code postal 34150
Code commune 34010
Démographie
Gentilé Anianais, Anianaise
Population
municipale
2 979 hab. (2023 en évolution de +1,64 % par rapport à 2017)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 10″ nord, 3° 35′ 12″ est
Altitude Min. 36 m
Max. 367 m
Superficie 30,34 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Aniane
(ville isolée)
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gignac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Aniane
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Aniane
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
Aniane
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Aniane
Liens
Site web ville-aniane.com
    Fermer

    Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Hérault, le ruisseau de Gassac, le ruisseau des Corbières, le ruisseau de Grigoulet et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (les « gorges de l'Hérault » et les « hautes garrigues du Montpelliérais ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

    Aniane est une commune rurale qui compte 2 979 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle est dans l'unité urbaine d'Aniane et fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Anianais et Anianaises.

    Géographie

    Représentations cartographiques de la commune
    Mairie
    Carte OpenStreetMap
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte topographique
    Avec les communes environnantes
    Avec les communes environnantes
    1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

    Située à la fin des gorges de l'Hérault et au début de la vallée de l'Hérault, Aniane a toujours été un carrefour. Située à 35 km au nord-ouest de Montpellier, Aniane est à 36 mètres d'altitude.

    Communes limitrophes et proches

    Communes limitrophes d’Aniane
    (Distances : à vol d'oiseau / par la route)[1]
    St-Guilhem-le-Désert (6.13 / 7,88 km)
    St-Jean-de-Fos (3.52 / 5,78 km)
    Montpeyroux (6.99 / 9,68 km)
    Pégairolles-de-Buèges
    (13.12 / 31,38 km)
    St-Jean-de-Buèges (15.74 / 27,79 km)
    Causse-de-la-Selle (13.72 / 22,03 km)
    Puéchabon (3.52 / 6,04 km)
    Viols-le-Fort (10.86 / 14,83 km)
    Argelliers (6.71 / 11,25 km)
    Sallèles du Bosc
    (14.37 / 20,09 km)
    Aniane Murles
    (12.42 / 23,74 km)
    Jonquières (9.42 / 15,91 km)
    Lagamas (5.87 / 9,93 km)
    St-André-de-Sangonis (8.39 / 9,88 km)
    Gignac (5.18 / 5,77 km)
    St-Bauzille-de-la-Sylve (8.75 / 11,75 km)
    Vendémian (12.19 / 16,39 km)
    Aumelas
    (9.46 / 15,84 km)
    Combaillaux (15.18 / 33,55 km)
    Vailhauquès (10.26 / 16,50 km)
    Montarnaud (9.63 / 13,39 km)
    La Boissière (5.04 / 7,27 km)

    Hydrographie

    L'Hérault, le ruisseau des Corbières qui est un affluentde l'Hérault, le ruisseau de Valcrose, le ruisseau de Gassac.. sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 878 mm, avec 6,7 jours de précipitations en janvier et 2,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-André-de-Sangonis à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 15,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 652,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,2 °C, atteinte le [Note 1].

    Milieux naturels et biodiversité

    Réseau Natura 2000

    Site Natura 2000 sur le territoire communal.

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[12] :

    • les « gorges de l'Hérault », d'une superficie de 21 736 ha, entaillent un massif calcaire vierge de grandes infrastructures dont les habitats forestiers (forêt de Pins de Salzman et chênaie verte) et rupicoles sont bien conservés. La pinède de Pins de Salzmann de Saint-Guilhem est une souche pure et classée comme porte-graines par les services forestiers. Il s'agit d'une forêt développée sur des roches dolomitiques[13]

    et un au titre de la directive oiseaux[12] :

    • les « hautes Garrigues du Montpelliérais », d'une superficie de 45 444 ha, abritant trois couples d'aigles de Bonelli, soit 30 % des effectifs régionaux[14].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

    Trois ZNIEFF de type 2[Note 3] sont recensées sur la commune[15] :

    • le « cours moyen de l'Hérault et de la Lergue » (976 ha), couvrant 22 communes du département[16] ;
    • les « garrigues boisées du nord-ouest du Montpelliérais » (16 219 ha), couvrant 17 communes du département[17] ;
    • le « massif des gorges de l'Hérault et de la Buège » (21 342 ha), couvrant 17 communes du département[18].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Aniane est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aniane[Note 4], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38 %), cultures permanentes (26,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7,7 %), zones urbanisées (4,2 %), mines, décharges et chantiers (3 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune d'Aniane est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques particuliers : le risque minier et[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Hérault, le ruisseau de Gassac et le ruisseau des Corbières. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 2002, 2003, 2014 et 2016[22],[20].

    Aniane est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 6],[23].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Aniane.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 88,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 204 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1 203 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 2].

    Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].

    Risque particulier

    L’étude Scanning de Géodéris réalisée en 2008 a établi pour le département de l’Hérault une identification rapide des zones de risques miniers liés à l’instabilité des terrains[26]. Elle a été complétée en 2015 par une étude approfondie sur les anciennes exploitations minières du bassin houiller de Graissessac et du district polymétallique de Villecelle. La commune est ainsi concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[27].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes loco nuncupante Aniano entre 777 et 787[28], Anianus dès 782[29], monasterii Anianensis en 794[28], claustra Aniani monasterii en 801[28], monasterio Aniana en 814, Anhane (1526), Anyane (1529), Aniane (1550)[28].

    Selon Frank R. Hamlin, le nom vient du religieux Anianus qui s'est établi en cet endroit : ab Aniano abbate (791), vir venerabilis Anianus (794)[30].

    Le nom en occitan est Anhana [a.'nja.n].

    Histoire

    Quand, en 780, le futur saint Benoît d'Aniane choisit les bords sauvages d'un ruisseau - dans un domaine appartenant à sa famille - pour implanter son monastère, il aurait appelé ce ruisseau Aniene ou petit Anio, en souvenir de la rivière italienne Anio sur les bords de laquelle saint Benoît de Nursie, fondateur de l'ordre des bénédictins, avait édifié son monastère. Telle serait l'origine du nom Aniane. En 785, Benoît d'Aniane, fils du comte de Maguelone crée un monastère qui entendait suivre la règle de Benoît de Nursie, ainsi qu'une église qui fut dédiée au saint Sauveur et consacrée en 796[31]. L'empereur Charlemagne accorde son soutien et divers privilèges au monastère.

    En 1503, une épidémie de peste décime la population. En 1545, un déchaînement de violence s'abat sur le pays. Les édifices religieux sont pillés et ruinés. En 1562, destruction complète de l'abbaye.

    En 1721, le gel détruit toute l'agriculture de la région, seules prospèrent les tanneries très nombreuses jusqu'à la fin du XIXe siècle (qui ont cessé toute activité début XXe siècle). L'abbaye et son église ont été reconstruites et de nouveau habitées, au XVIIe siècle, par les moines bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Elle est déclarée bien national lors de la Révolution française. Les citoyens de la commune créent pour se réunir une société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » en mars 1792[32].

    En 1845, l'État installe sur l'emplacement de l'ancienne abbaye une maison centrale de force et de correction (prison) destinée à recevoir 500 détenus adultes[33]. En 1849 et 1854, deux épidémies de choléra, parties de la prison, font respectivement 79 et 400 morts dans la population. En 1885 s'ouvre la maison d'éducation surveillée d'Aniane en lieu et place de la maison centrale de force et de correction[34]. On y accueille désormais des enfants et adolescents délinquants pour leur enseigner divers métiers industriels. Devenue IPES, institution publique d'éducation surveillée en , elle ferme ses portes définitivement en 1994. Plusieurs révoltes et tentatives d'évasion massives marquent l'histoire de cette maison de correction, notamment en 1898 et 1938[35].

    En 1925, la cave coopérative Les Treilles, à l'initiative des petits viticulteurs d'Aniane, voit le jour et est toujours en activité.

    En 1976 est fondé l'observatoire astronomique d'Aniane, géré par l'association Geospace jusqu'en 1999, puis repris par une association nommée « Arts et Astres » en 2005.

    Héraldique

    Blason d'Aniane

    Les armes d'Aniane se blasonnent ainsi : « d'azur à la crosse épiscopale d'or issante d'une rivière d'argent ».

    Politique et administration

    Les résultats électoraux présentés dans le tableau ci-dessous démontrent une surreprésentation de la gauche radicale et de l'extrême-droite au sein de la commune, par rapport au niveau national, au détriment des forces plus centrales.

    Davantage d’informations Scrutin, 1er tour ...
    Scrutin 1er tour 2d tour
    1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e %
    Présidentielle 2017[36] LFI 30,33 FN 28,21 EM 17,09 LR 11,07 EM 54,41 FN 45,59
    Présidentielle 2022[37] LFI 30,34 RN 27,79 LREM 15,09 REC 8,93 RN 54,27 LREM 45,73
    Législatives 2022 4e[38] LFI
    (NUPES)
    35,52 RN 25,32 LREM
    (ENS)
    11,71 PS
    (diss.)
    7,75 LFI 55,75 RN 44,25
    Législatives 2024 4e[39] RN 45,06 LFI
    (NFP)
    37,81 HOR
    (ENS)
    14,11 REC 2,06 RN 51,19 LFI 48,81
    Fermer

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1944 mars 1983 Étienne Sanier[41] PCF Maraîcher, ouvrier plâtrier puis agricole
    Président de la délégation spéciale de 1944 à 1945
    Conseiller général d'Aniane (1958 → 1982)
    mars 1983 mars 1989 Marcel Cournon PCF  
    mars 1989 mars 2001 André Ruiz PS Instituteur spécialisé
    Conseiller général d'Aniane (1982 → 2001)
    mars 2001 mars 2008 Manuel Diaz[42] (1935-2024) PCF Retraité, ancien premier adjoint
    Conseiller général d'Aniane (2001 → 2015)
    mars 2008 décembre 2009
    (démission)
    Claude Bonnafous UMP  
    janvier 2010 en cours
    (au 29 juin 2020)
    Philippe Salasc[43] PS Cadre d’exploitation agricole (ingénieur et cadres techniques d'entreprise)[44]
    1er vice-président de la CC Vallée de l'Hérault
    Élu à la suite d'une élection municipale partielle complémentaire
    Fermer

    Démographie

    Au dernier recensement, la commune comptait 2950 habitants.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 8091 7131 8112 3502 4802 6502 5423 3483 375
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 3323 5573 3123 2863 4923 1972 5823 0952 448
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 5202 2272 1392 0382 0472 1162 0741 9471 800
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    1 7941 7731 6841 6171 7252 0982 5852 7272 923
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    2 9152 979-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Revenus

    En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 258 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 2 875 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 200 [I 6] (20 330  dans le département[I 7]). 42 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 8] (45,8 % dans le département).

    Emploi

    Taux de chômage
    200820132018
    Commune[I 8]8,2 %10,6 %12,3 %
    Département[I 9]10,1 %11,9 %12 %
    France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 716 personnes, parmi lesquelles on compte 78,1 % d'actifs (65,8 % ayant un emploi et 12,3 % de chômeurs) et 21,9 % d'inactifs[Note 9],[I 8]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 11]. Elle compte 616 emplois en 2018, contre 656 en 2013 et 559 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 145, soit un indicateur de concentration d'emploi de 53,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,7 %[I 12].

    Sur ces 1 145 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 312 travaillent dans la commune, soit 27 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 84,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,6 % les transports en commun, 7,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

    Activités hors agriculture

    Secteurs d'activités

    315 établissements[Note 10] sont implantés à Aniane au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 15].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble315100 %(100 %)
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    257,9 %(6,7 %)
    Construction4514,3 %(14,1 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    8326,3 %(28 %)
    Information et communication123,8 %(3,3 %)
    Activités financières et d'assurance51,6 %(3,2 %)
    Activités immobilières165,1 %(5,3 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    3812,1 %(17,1 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    6320 %(14,2 %)
    Autres activités de services288,9 %(8,1 %)
    Fermer

    Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,3 % du nombre total d'établissements de la commune (83 sur les 315 entreprises implantées à Aniane), contre 28 % au niveau départemental[I 16].

    Entreprises et commerces

    Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[47] :

    • Salles Freres, autre transformation et conservation de légumes (14 411 k€)
    • Moulin De Gassac, culture de la vigne (7 528 k€)
    • Mas Laval, commerce de gros (commerce interentreprises) de boissons (614 k€)
    • Email Prothese, fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaire (266 k€)
    • LPR, restauration traditionnelle (201 k€)
    • Tourisme : Une des principales activités estivales d'Aniane est le tourisme. Il y a deux campings dont un naturiste[réf. nécessaire].

    Agriculture

    La commune est dans la « Plaine viticole », une petite région agricole occupant la bande côtière du département de l'Hérault[48]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est la viticulture[Carte 4].

    1988200020102020
    Exploitations114967047
    SAU[Note 13] (ha)560494423558

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 114 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 96 en 2000 puis à 70 en 2010[50] et enfin à 47 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 59 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[51],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune est restée relativement stable, passant de 560 ha en 1988 à 558 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 5 à 12 ha[50].

    Viticulture

    Vignoble de Château Capion.

    Le terroir viticole de la commune, situé à proximité de deux abbayes datant de l'empire carolingien (Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert ou abbaye de Gellone et Abbaye Saint-Benoît d'Aniane) dont les moines relancèrent la culture de la vigne, permet d'obtenir des vins de grande qualité issus d'une tradition millénaire[52]. Sa diversité offre une gamme étendue allant du vin de pays au vin d'appellation d'origine contrôlée terrasses-du-larzac[53], dépendant des coteaux-du-languedoc[54]. L'implantation, dès 1974 du Mas de Daumas Gassac a donné à ce terroir une renommée internationale. Pourtant au tournant des années 2000, la tentative du groupe californien Mondavi de s'implanter sur le territoire de la commune s'est soldée par un échec face au refus de la population[55]. Il n'en a pas été de même quand Gérard Depardieu a acquis ici un domaine[56],[57] même si cet achat a eu tendance à faire flamber le prix de l'hectare de vigne[58]. Il faut dire que l'acteur s'est montré particulièrement respectueux du cahier des charges de l'AOC en conservant l'encépagement traditionnel déjà existant pour son vin rouge avec syrah (36 %), carignan (35 %) et grenache (29 %).

    1. Mas de Daumas Gassac ;
    2. Château Capion ;
    3. Domaine des Conquetes ;
    4. La Grange des Pères ;
    5. Le Mas de la Serrane ;
    6. Domaine des Barralets ;
    7. Croix de saint Privat ;
    8. Mas Laval ;
    9. Caveau les terroirs d'Aniane.

    Oléiculture

    Les établissements Salles ont été fondés en 1920 par Étienne Salles, avec pour objectif la collecte, la préparation et la commercialisation des olives de pays à Aniane, centre géographique d'une importante production d'olives de table. La vente était réalisée en fûts de châtaigniers d'où en parallèle une activité de tonnellerie. Un tournant important est pris en 1956 à la suite de l'endommagement des oliveraies françaises par le gel. La production étant déficitaire, on importa alors des olives d'Algérie, puis du Maroc. Dans les années 1970, l'entreprise élargit d'une manière industrielle ses fabrications aux condiments (cornichons, câpres, oignons variantes). L'évolution de la profession a orienté l'entreprise vers un partenaire marocain « Top Agro Export » à Marrakech avec lequel ils produisent toutes variétés d'olives en boîtes et en fûts, les autres conditionnements (sachets, bocaux) étant réalisés en France. L'entreprise, malgré son évolution industrielle, est restée, parmi les plus importantes, une des seules à maintenir son activité d'origine : la confiserie et la commercialisation des olives de pays[59].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • L'abbaye d'Aniane, fondée en 782 par saint Benoît d'Aniane, fils d'un comte goth d'abord au service de Charlemagne qui se consacra ensuite à la vie monastique après la mort de son frère lors du siège de Pavie, classée aux Monuments historiques ;
    • L'abbatiale Saint-Sauveur d'Aniane. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 2002[60]. De nombreux objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[60].
    • La chapelle des pénitents. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2010[61]
    • Chapelle du cimetière d'Aniane.
    • Chapelle Notre-Dame-de-Délivrance dite Notre-Dame-des-Regagnas d'Aniane. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[62].
    • Vestiges de la chapelle Notre-Dame de Valcrose d'Aniane.
    • Vestiges de la chapelle inachevée de Saint-Laurent d'Aniane.
    • Les lavoirs médiévaux où on lave encore ;
    • Le tunnel et le viaduc de l'époque d'or du chemin de fer ;
    • Le pont du Diable (l'un des plus vieux ponts médiévaux de France) reliant Aniane à Saint-Guilhem-le-Désert ;
    • Le monument aux morts reprend une phrase des monuments aux morts pacifistes, c'est une phrase en occitan : « La guerra qu’on vougut es la guerra a la guerra / Son morts per nostra terra et per touta la terra », se traduisant par : « la guerre qu’ils ont voulue est la guerre à la guerre / Sont morts pour notre terre et pour toute la Terre ». C’est-à-dire pour toute l’humanité.

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Bibliographie

    • [Barthès 2005] Louis Barthès, Maurice Frère et Paul Marres, Aniane de sa fondation à nos jours, Montpellier, Arts et Traditions Rurales, , 262 p.
    • [Boudou 1961] Jules Boudou, Jean Arnal et André Souton, « La céramique incisée à méandres symétriques du Pont du Diable (Aniane, Hérault) », Gallia, t. 19, no 1, , p. 201-218 (lire en ligne)
    • Actes et souvenirs du XIe centenaire de la fondation d'Aniane : 794-10-15 février 1895, Montpellier, G. Firmin et Montane, , 62 p.
    • Léon Cassan et E. Meyniale, Cartulaires des abbayes d'Aniane et de Gellone publiés d'après les manuscrits originaux, Montpellier, J. Martel aîné, 1898-1900 (lire en ligne)
    • Marie-Claude Allies, Étude du cartulaire d'Aniane, 792-1216 : [thèse soutenue en 1970], 70 p.
    • Jean-François Lalanne, [Un] canton des garrigues de 1789 à 1799 : Aniane, Argelliers, La Boissière, Puéchabon, Saint-Guilhem-le-Désert, Montpellier, Jean-François Lalanne, , 222 p.
    • Léon Cassan, [Les] archives municipales d'Aniane, Montpellier, G. Firmin et Montane, , 24 p.
    • Jean-Paul Scot, Quatre églises rurales romanes à Aniane et Argelliers : [Thèse soutenue en 1966], 21 p.
    • Léon Cassan, Vie de St Benoît d'Aniane : trad. du latin avec notes [par] l'abbé Et. Cassan,…, Montpellier, Félix Seguin, , 145 p. (lire en ligne)
    • Geneviève Durand, « Un bâtiment de l’Antiquité tardive dans les gorges de l’Hérault à Aniane », dans Archéologie du Midi Médiéval, 2009, no 27, p. 9-17 (lire en ligne)

    Fonds d'archives

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI