Abbaye Saint-Michel de Kergonan

abbaye française From Wikipedia, the free encyclopedia

L'abbaye Saint-Michel de Kergonan est un monastère de bénédictines dépendant de la congrégation de Solesmes et situé à Plouharnel dans le Morbihan. L'abbaye compte, en 2012, 25 moniales[1].

Fondation1898
DiocèseVannes
Faits en bref Ordre, mère ...
Abbaye Saint-Michel de Kergonan
Façade occidentale.
Façade occidentale.

Ordre Bénédictin
Abbaye mère Abbaye Sainte-Cécile de Solesmes
Fondation 1898
Diocèse Vannes
Fondateur Mère Cécile Bruyère
Site web www.saintmicheldekergonan.org
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Plouharnel
Coordonnées 47° 35′ 49″ nord, 3° 05′ 57″ ouest
Géolocalisation sur la carte : alignements de Carnac
(Voir situation sur carte : alignements de Carnac)
Abbaye Saint-Michel de Kergonan
Géolocalisation sur la carte : arrondissement de Lorient
(Voir situation sur carte : arrondissement de Lorient)
Abbaye Saint-Michel de Kergonan
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
(Voir situation sur carte : Morbihan)
Abbaye Saint-Michel de Kergonan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Abbaye Saint-Michel de Kergonan
Fermer

Histoire

Sa création

Le château de Kergonan, qui datait du XVIe siècle, fut acheté en 1895 par la Congrégation bénédictine de France et démoli ; ses pierres servirent à construire l'abbaye. La première pierre de l'Abbaye Saint-Michel fut posée en 1897 le jour de la fondation de sa voisine l'Abbaye Sainte-Anne, et comme pour celle-ci l'architecte chargé du projet est Joseph Caubert de Cléry[2]. La façade principale du bâtiment révèle ses ogives, ses tourelles et ses fenêtres à meneaux.

Les événements du début du XXe siècle

Les bénédictins et bénédictines des deux abbayes (l'Abbaye Saint-Michel de Kergonan et l'Abbaye Sainte-Anne de Kergonan) durent quitter leurs couvents en application de la loi du concernant les congrégations religieuses, achevant leur départ en 1904 ; les travaux de construction de la chapelle de l'abbaye Saint-Michel de Kergonan furent suspendus par les religieuses dès l'été 1901[3]. En 1910 le château de Kergonan, siège de l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan, fut mis en vente : la propriété « comprend [un] vaste bâtiment tout récemment construit en granit bleu, ayant servi de monastère, à deux étages, eau à chaque étage, chauffage à vapeur, cour, grand parc d'agrément et potager ; maison de garde »[4].

En 1907 une partie du Grand séminaire de Vannes, après le vote de la Loi de séparation des Églises et de l'État, s'y installa temporairement[5]. Des pensionnats privés ouvrirent dans les deux anciennes abbayes en 1911[6].

Son soutien lors de la publication du Nombre musical grégorien (1927)

Cette abbaye possède non seulement une longue histoire de la tradition du chant grégorien mais aussi celle de ses précieuses assistances pour cette tradition. En 1927, lorsque Dom André Mocquereau, le directeur de l'Atelier de la paléographie musicale auprès de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, sortit son deuxième tome du Nombre musical grégorien ou rythmique grégorienne, l'abbaye de Kergonan, un des monastères de la congrégation de Solesmes, avait considérablement soutenu sa publication. À cette époque-là, à cause de la loi du , Dom Mocquereau subissait son long exil et la préparation de cette publication n'était pas facile. C'est la raison pour laquelle Dom Mocquereau avait profondément exprimé ses remerciements dans l'avant-propos :

« Les dessins chironomiques qui ornent un grand nombre d'exemples de ce volume sont dus à une moniale de l'Abbaye de St-Michel de Kergonan, qui veut rester anonyme. Elle me permettra du moins de lui exprimer ici ma plus profonde gratitude, ainsi qu'à Madame l'Abbesse qui l'a autorisée à dépenser de longues heures à ce travail difficile et délicat. ......... C'est aussi aux moniales de Kergonan que nous devons la plus grande partie de la Table analytique qui termine le volume : leur science de la rythmique grégorienne leur a permis d'accomplir avec un tact parfait ce travail délicat. Que toutes celles qui y ont mis la main soient remerciées vivement. »

 Le nombre musical grégorien, tome II, avant-propos, p. xiii (1927)

Encore de nos jours

Intérieur de l'église.

L'abbaye soutient toujours le chant grégorien, non seulement en faveur de ses offices mais également en participant aux publications. Ainsi, elle aida la rédaction des Heures grégoriennes sorties en 2008[7].

D'ailleurs, sa maîtresse de choeur, sœur Marie-Emmanuel Pierre, a publié un livre sur le chant grégorien en 2005 : Cantabo Domino.

Abbesses de Kergonan

Cinq abbesses se sont succédé à Saint-Michel de Kergonan[8].

  • Mère Lucie Schmitt, décédée âgée de 88 ans.
  • Mère Raphaëlle Estrabou (à partir de 1938)[9].
  • Mère Jeanne Paris (?-1982).
  • Mère Marie-Françoise Euverte (1983-2007).
  • Mère Laurence Dupré La Tour (bénédiction le ).

Blason

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande componée d'or à la coquille d'argent et de sable à la rose de gueules, au chef d'hermine

Publication

  • Marie-Emmanuel Pierre (maîtresse de chœur[10]), Cantabo Domino, Cours de chant grégorien, Abbaye Saint-Michel de Kergonan, Plouharnel 2005 (ISBN 978-2-9525681-0-4) 343 p.

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI