Abbaye Santa Maria in Montesanto

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Abbaye Santa Maria in Montesanto
Vue de l'abbaye.
Vue de l'abbaye.

Ordre Bénédictin
Fondation 542
Diocèse Diocèse de San Benedetto del Tronto-Ripatransone-Montalto
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région historique Abruzzes
Commune Civitella del Tronto
Coordonnées 42° 47′ 14″ nord, 13° 38′ 59″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Abbaye Santa Maria in Montesanto
Géolocalisation sur la carte : Abruzzes
(Voir situation sur carte : Abruzzes)
Abbaye Santa Maria in Montesanto

L'abbaye Santa Maria in Montesanto est une ancienne abbaye bénédictine, située en Italie, dans la commune de Civitella del Tronto (Abruzzes, province de Teramo)[1].

Le silence des sources documentaires ne permet pas d'établir une date précise de fondation. Cependant, la tradition populaire, rapportée par Sebastiano Andreantonelli[2] et François Antoine Marcucci[3], attribuerait sa création à saint Benoît de Nursie qui aurait personnellement initié sa réalisation entre 540 et 542, années précédant la fondation de l'abbaye du Mont-Cassin, lors de sa visite dans le Picène, à l'époque où Épiphane était évêque à Ascoli.

L'historien Mario Sensi[4], à travers l'étude et la recherche des origines de cette abbaye, a démenti cette tradition en situant le premier établissement du cénobite à la fin de l'ère féodale et, sans identifier l'année précise de sa création, il la décrit comme un « monastère familial » d'« origine comtale » entouré d'une double rangée de murs ressemblant à un « monasterium-castrum »[5]. Les récents sondages, réalisés lors de la dernière intervention de restauration exécutés par l'arch. Christos Maragos (1992-1995), confirment également l'appartenance temporelle du premier cénobite à cette même période.

Le fondateur pourrait être identifié comme un membre appartenant à une famille de grands propriétaires qui aurait fixé sur ce site la structure organisationnelle pour exercer des formes de contrôle politique et territorial. Il n'est pas prouvé si la famille comtale qui a érigé ce cénobite est la même que celle qui comptait parmi ses membres Rinaldo, comte aprutin et évêque-comte d'Ascoli, qui revendiquait les droits de jus patronato[6].

Depuis son institution, cette résidence monastique a toujours été dirigée par un abbé ou un prieur exerçant les fonctions d'abbé, contrairement à la plupart des monastères de Teramo, soumis aux grandes abbayes nationales. Dès le Moyen Âge, elle a bénéficié d'un régime d'autonomie et d'indépendance dans l'accomplissement de la cura animarum (soin des âmes) exercée par les moines bénédictins sur un vaste territoire compris entre Teramo et Ascoli Piceno. Sensi rappelle que ces religieux menaient une vie claustrale et, parfois, grâce aux riches revenus du cénobite, pouvaient bénéficier de la collaboration de prêtres, qu'ils salarient, pour accomplir l'assistance spirituelle nécessaire dans les terres de leur juridiction[7].

Un premier document mentionnant l'abbaye de Montesanto porte la date de 1064 et certifie un échange avec le monastère de San Salvatore alla Maiella[8].

Elle est répertoriée pour la première fois parmi les possessions de l'Église d'Ascoli dans le diplôme rédigé par Lothaire III, le . L'acte confirmait le titre de prêtre de cette abbaye à l'évêque d'Ascoli. Avec le diplôme Ad humanae vitae, du , l'empereur Henri VI assigna à l'Église d'Ascoli et à la personne de Rinaldo I, évêque-comte d'Ascoli, la juridiction sur le cénobite de Montesanto. Dans ce document, le monastère apparaissait comme une fondation de droit de patronage des comtes de Teramo[9],[10].

L'abbaye

Notes et références

Voir aussi

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