Abbaye Notre-Dame de Bellefontaine
abbaye située en Maine-et-Loire, en France
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L'abbaye Notre-Dame de Bellefontaine est une abbaye française en activité fondée en 1120 sur la commune actuelle de Bégrolles-en-Mauges dans le département de Maine-et-Loire, en France. De 1816 à 2025, sa communauté est composée de moines trappistes, qui sont remplacés par des moines bénédictins en 2026.
| Abbaye Notre-Dame de Bellefontaine | ||||
Entrée du monastère situé à Bellefontaine. | ||||
| Existence et aspect du monastère | ||||
|---|---|---|---|---|
| Existence | Abbaye en activité | |||
| Autre(s) affectation(s) | Transformé en prison du fait de la Révolution française. | |||
| Site web | http://www.bellefontaine-abbaye.com/ | |||
| Identité ecclésiale | ||||
| Culte | Culte catholique | |||
| Province ecclésiastique | Province ecclésiastique de Rennes | |||
| Diocèse | Diocèse d'Angers | |||
| Type | Abbaye de moines, tour à tour cisterciens ou bénédictins, et finalement bénédictins en 2026. | |||
| Présentation monastique | ||||
| Origine de la communauté | Existence d'ermitages en 1010. Vers 1120, un document atteste l'existence d'une charte passée entre Pétronille de Chemillé, première abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud, et Pierre, premier abbé de Bellefontaine. | |||
| Ordre | Ordre cistercien de la commune observance la plupart du temps, interruption de cinq ans avec l'ordre bénédictin en 1637, ordre cistercien de la stricte observance à partir de 1816, ordre bénédictin à partir de 2026. | |||
| Congrégation | Congrégation de Saint-Maur (Bénédictins) en 1637 et durant cinq ans, puis congrégation cistercienne des feuillants qui sont restés plus d'un siècle et demi | |||
| Caractéristiques cisterciennes | Abbayes filles : Abbaye Notre-Dame des Gardes, abbaye Val Notre-Dame, abbaye Saint-Joseph de Spencer, Abbaye Notre-Dame de l'Étoile, Abbaye Notre-Dame du Kokoubou. | |||
| Patronage | Marie (mère de Jésus) | |||
| Historique | ||||
| Date(s) de la fondation | Vers 1120 | |||
| Essaimage | Fondation d'un monastère aux États-Unis en 1880, puis d'autres sur les cinq continents au XXe siècle. | |||
| Fermeture | En 1790, la communauté est chassée, la bibliothèque brûlée, le mobilier vendu, l'abbaye transformée en prison. | |||
| Architecture | ||||
| Localisation | ||||
| Pays | ||||
| Région | Pays de la Loire | |||
| Département | Maine-et-Loire | |||
| Commune | Bégrolles-en-Mauges | |||
| Coordonnées | 47° 09′ 07″ nord, 0° 56′ 19″ ouest | |||
| Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Europe
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Histoire
Avant l'abbaye cistercienne
Il semble que des ermitages existent déjà préalablement à l'abbaye elle-même ; on les date autour de 1010[1].
La fondation
L'abbaye est fondée vers 1120 ; à cette date un document atteste l'existence d'une charte passée entre Pétronille de Chemillé, première abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud, et Pierre, premier abbé de Bellefontaine[1].
Au Moyen Âge
L'abbaye est notamment connue pour la visite qu'y fait en 1305 Bertrand de Got, alors archevêque de Bordeaux, qui y apprend qu'il est élu pape (sous le nom de Clément V). En souvenir de ce jour, le nouveau pape offre une statue de la Vierge qui se trouve encore dans l’église en 2013, adossée au pilier droit du chœur[1].
À l'époque de la commende
Comme de nombreuses autres abbayes à l'époque, celle de Bellefontaine est placée sous le régime de la commende à partir de la fin du XVe siècle. Ce régime permet (initialement) à un clerc non régulier ou même — et de plus en plus souvent au fur et à mesure de l'aggravation de cet usage — à un laïc de prendre le contrôle financier d'une abbaye, sans s'impliquer dans la vie proprement monastique. Ce régime aboutit à une déshérence très nette des ordres religieux qui y sont soumis, tant du point de vue spirituel que matériel[1].
Le temps des réformes

En 1637, face à l'aggravation du déclin de l'abbaye, le nouvel abbé commendataire, Michel Sublet, tente de remplacer la règle cistercienne en vigueur par celle des bénédictins de la congrégation de Saint-Maur ; c'est un échec et les mauristes sont remplacés au bout de cinq ans par les feuillants, eux aussi cisterciens, qui restent quant à eux durant plus d'un siècle et demi[1].
La Révolution
Pourtant, cette réforme n'empêche pas le monastère de péricliter : il ne reste que quatre moines feuillants en 1790. Ils sont chassés, la bibliothèque brûlée, le mobilier vendu, l'abbaye transformée en prison. Bellefontaine est un des hauts lieux des combats de la guerre de Vendée[1].
La reprise de la vie monastique
En 1816, le père Urbain Guillet rachète l'abbaye et s'y installe avec quelques moines trappistes. Dès 1817, ils sont une quinzaine. La communauté prospère, au point de fonder un monastère aux États-Unis en 1880, puis d'autres sur les cinq continents au XXe siècle[1]. Depuis 1966, la communauté édite des textes de spiritualité qui sont comme un pont entre le monachisme d'Orient et d'Occident, d'hier et d'aujourd'hui[2]. Au début du XXIe siècle, la communauté de Bellefontaine compte environ 14 membres[3] qui vivent principalement d'activités agricoles, en particulier un verger de pommes et kiwis, vendus sur place[2],[4]. Une hôtellerie permet à une quarantaine de retraitants de passer un ou plusieurs jours à l'abbaye dans le silence et la prière, bénéficiant également des offices liturgiques (Laudes : 7 h, Vêpres : 18 h).
En 2025, la communauté indique quitter les lieux le , suite au vieillissement de ses membres[5]. Douze bénédictins de l' abbaye du Barroux s'y installent courant 2026[6]. Le 11 juillet 2026 a lieu la messe d'installation des nouveaux moines bénédictins. Elle est célébrée par Dom Louis-Marie, père-abbé du Barroux, en présence de l'évêque d'Angers Emmanuel Delmas, ordinaire du lieu, et de l'évêque de Luçon Renauld de Dinechin[7],[8].
Liste des abbés
Abbés
- 1115-1149 : Pierre Ier
- 1150-1168 : Gérard Ier
- 1168-1170 : Chrétien
- 1170-1173 : Bruno
- 1173-1187 : Jean Ier
- 1187-1200 : Gérard II
- 1200-1223 : Jean II
- 1223-12?? : Pierre II
- 12??-1345 : Pierre III
- 1345-1403 : Pierre IV
- 1403-1429 : Thibaud
- 1429-14?? : Louis Ier
- 14??-1488 : Robert Ier
- 1488-1525 : Robert II de L’Espinose
- 1525-1539 : Pierre V Lambert
- 1539-1552 : Guillaume Ier Menier
- 1552-1558 : Guillaume II Goupilleau
- 1558-1564 : Vacance
- 1565-1595 : Charles Ier de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon
- 1595-1598 : Nicolas de Thou
- 1598-1602 : Jacques-Auguste de Thou
- 1602-1609 : René Maquenon
- 1610-1642 : Simon de La Lucière
- 1642-1649 : Michel Ier Sublet d’Heudicourt
- 1649-1680 : Henri de Bruc de Montplaisir
- 1680-1704 : Jean-François de Bruc de Montplaisir (probablement neveu du précédent, fils de son frère René ?)
- 1704-1709 : Charles II Marcien de Druy
- 1709-1710 : François Ier Le Roy de Chavigny
- 1710-1720 : Louis II de Balzac d’Entragues
- 1721-1735 : François II Mareschal
- 1735-1736 : Vacance
- 1737-1754 : Guillaume III Geoffroy-Jean-Pierre de Blanes de Millas
- 1754-1789 : Pierre VI Léonard de Luage
Supérieurs
- 1816-1817 : Urbain Guillet
- 1817-1828 : Michel II Le Port (1)
Abbés
- 1828-1830 : Michel II Le Port (2)
- 1830-1845 : Fulgence Guillaume (1)
- 1845-1850 : Augustin de La Forest-Divonne
- 1850-1866 : Fulgence Guillaume (2)
- 1866-1930 : Jean-Marie Chouteau
- 1930-1936 : Jean-Baptiste Auger
- 1936-1952 : Gabriel Sortais
- 1952-1987 : Emmanuel Coutant
- 1987-2004 : Étienne Baudry
- 2004-2024 : Jean-Marc Chéné
- 2024-2026 : Samuel Gonçalves, supérieur
Prieur
- Depuis le 11 juillet 2026 : Père Raphaël