Al-Dandashi est issu d'une riche et grande famille politique basée à Talkalakh, les Dandashi. Il a poursuivi ses études dans une université en Belgique est et diplômé en droit[1], séjour durant lequel il participera aux cercles militants arabes. Après son retour en Syrie, il fondera un cabinet d'avocats[2].
En 1932, Dandashi avec d'autres intellectuels arabes organisent une réunion qui se tiendra dans le village du mont Liban de Qarnayel et à l'origine de la fondation de la Ligue d'action nationale (ANL). Ce groupe politique a pour objectif principal d'assurer la coordination de l'action arabe pour mettre fin à l'emprise colonialiste opérée par les pays européens vis-à-vis du monde arabe. Dandashi devient le secrétaire général de cette ligue[3]. Cette place influente lui permette d'étendre son réseau qui est composé d'intellectuels, d'avocats et d'étudiants activistes, et d'assoir son pouvoir. Avec Al-Dandashi à sa tête, l'ANL est devenue contrepoids qui sera plus en confrontation que le diplomatique Bloc national adepte de la négociation. Selon l'historien syrien Sami Moubayed, Al-Dandashi est "un orateur passionné et un nationaliste arabe radical"[2].
Al-Dandashi décède en 1935 dans un accident : au cours d'un voyage en train, il penche la tête à l’extérieur et celle ci heurtera la paroi du tunnel[2].
Avec la mort d'Al-Dandashi, puis la défection qui s'ensuivra de Zaki al-Arsuzi au parti Baas et l'expulsion de Sabri al-Asali, l'influence de l'ANL dans la politique syrienne s'en trouve considérablement réduite[4].