Abdallah al-Battal

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Nom dans la langue maternelle
عبدالله البطَّالVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Abdallah le HérosVoir et modifier les données sur Wikidata
Allégeance
Abdallah al-Battal
Biographie
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Nom dans la langue maternelle
عبدالله البطَّالVoir et modifier les données sur Wikidata
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Abdallah le HérosVoir et modifier les données sur Wikidata
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Conflit

Abdallah al-Battal (en arabe : عبدالله البطال, « Abdallah le Héros », mort en 740) fut un guerrier musulman qui combattit lors des guerres byzantino-arabes au début du VIIIe siècle. Il participa à différentes campagnes du califat omeyyade contre l'Empire byzantin. Si les sources historiques à son propos sont minces, une tradition pseudo-historique et mythique s'est développée autour de son personnage après sa mort. Il devint une figure célèbre dans la littérature épique arabe puis turque, sous le nom de Sayyid Battal Ghazi.

Rien n'est connu des origines et du début de la vie d'Abdallah al-Battal. La plupart des récits affirment qu'il était originaire d'Antioche ou de Damas et qu'il était un mawla de la famille omeyyade. Il possédait plusieurs noms comme Abu Muhammad, Abu Yahya ou Abu 'l-Husayn[1],[2]. Son nisba (adjectif indiquant le lieu d'origine) d'al-Antaqi (d'Antioche) suggère qu'il n'est pas d'origine arabe. Dans ce contexte, son nom d'Abdallah pourrait signifier qu'il s'est converti à l'Islam car ce patronyme, signifiant serviteur d'Allah, était souvent donné aux nouveaux convertis dans les premiers temps de l'Islam[2]. Khalid Yahya Blankinship estime qu'il pourrait s'agir de la même personne qu'un certain Amr mentionné dans la chronique byzantine de Théophane le Confesseur à propos de la campagne de Nicée de 727. De là, il est possible d'en déduire qu'Amr pourrait être son véritable nom de famille ou un nom à suffixe patronymique tandis que le nom d'Abdallah pourrait être simplement honorifique[3].

Carte de l'Asie Mineure byzantine au début du VIIIe siècle, théâtre des combats menés par Abdallah al-Battal.

Selon les sources historiques (les chroniques d'Al-Yaqubi et d'Al-Tabari), al-Battal apparut pour la première fois en 727, au cours d'un des raids annuels contre les terres byzantines de l'Asie Mineure. Cette campagne était conduite par Mu'awiya ibn Hisham, le fils du calife Hicham. Al-Battal dirigeait l'avant-garde et il pénétra profondément dans les terres ennemies, jusqu'à Gangra, une cité de Paphlagonie, dont il s'empara et qu'il détruisit. Par la suite, l'armée principale le rejoignit et mit le siège devant Nicée, dont elle ne put s'emparer[1],[4]. Blankinship considère que la prise de Gangra fut l'un des plus grands succès des armées omeyyades contre les Byzantins à cette époque, avec la prise de Césarée par Maslama ben Abd al-Malik en 726[5]. Les récits plus tardifs du Xe siècle affirment qu'al-Battal participa à la campagne de Maslama lors du siège de Constantinople en 717-718. Toutefois, les textes arabes à propos de cet événement sont généralement en partie romancés et il est impossible de savoir si la mention la présence d'Abdallah al-Battal est véridique ou non[1].

Al-Battal commanda lui-même un autre raid en 731-732, à propos duquel peu de choses sont connues. Ce fut probablement un échec et il est surtout connu en raison du fait qu'il fut le théâtre de la mort au combat d'Abd al-Wahhab ibn Bukht, un autre héros arabe[1],[6]. L'année suivante (732-733), al-Battal combattit à nouveau aux côtés de Muawiya, pénétrant jusqu'à Akroïnon en Phrygie. Une armée byzantine dirigée par un général du nom de Constantin tenta de s'opposer mais elle fut vaincue par Al-Battal qui captura Constantin[1]. La dernière apparition d'Al-Battal remonte à 740, lors d'une grande campagne impliquant plusieurs dizaines de milliers d'hommes envoyés par les Omeyyades contre Byzance. Aux côtés de Malik ibn Shu'ayb, le gouverneur de Malatya, al-Battal commandait une force de cavalerie de 20 000 hommes tandis que Souleyman ibn Hicham conduisait l'armée principale derrière lui. Cette puissante force alla jusqu'à Akroinon mais elle fut vaincue par l'armée byzantine conduite par l'empereur Léon III l'Isaurien en personne. Les généraux arabes Malik et Abdallah al-Battal périrent, aux côtés des deux-tiers de l'armée arabe[1],[7].

Légende

Notes et références

Bibliographie

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