Abdelkader Djediâ
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Abdelkader Djediâ, (arabe : عبد القادر جيديا), est un homme politique algérien élu sénateur en 2019 au Conseil de la nation pour la wilaya de Ouargla. En 2024, accusé notamment d'« outrage à un corps constitué », il est jugé par contumace et condamné à trois ans de prison ferme. Réfugié en Espagne, la Cour nationale espagnole refuse son extradition en janvier 2026.
Abdelkader Djediâ, membre du parti Front de libération nationale (FLN), est élu sénateur en 2019 au Conseil de la nation, la chambre haute du Parlement algérien, pour la wilaya de Ouargla[1] située dans le Sahara algérien.
En décembre 2019, pendant une séance plénière du Conseil de la nation en présence du ministre de l’Énergie, Abdelkader Djediâ intervient pour dénoncer les inégalités de développement entre le nord et le sud de l'Algérie. Par ailleurs, il critique les autorités algériennes qui ne prendraient pas en compte les revendications des habitants du Sud algérien[2]. Il demande aussi une implication significative des populations locales dans les orientations économiques concernant l’exploitation du gaz de schiste et le développement de la protection de l’environnement[1].
En septembre 2023, Abderrachid Tabi, ministre de la Justice algérien, saisi Salah Goudjil, président du Sénat, concernant un dossier judiciaire instruit au tribunal d'Ouargla. Abdelkader Djediâ est accusé d'« outrage à un corps constitué » de publication contraires à l’intérêt national, à la sécurité publique et à l’ordre public. De plus Abdelkader Djediâ remet en cause la légalité des votes au sein de la chambre du Sénat algérien. Ces éléments apparaissent dans les publications du sénateur FLN sur les réseaux sociaux en décembre 2019. Sur demande de Salah Goudjil et au regard de ces éléments la Cour constitutionnelle décide, en 2024, de lever son immunité parlementaire[3],[4].
Abdelkader Djediâ est jugé par contumace et condamné à trois ans de prison ferme avec une amende de 500 000 dinars algériens[5]. Il se réfugie alors en Espagne, le sénateur aurait quitté l'Algérie sur un bateau de harraga[1]. Les autorités algériennes formulent une demande d’extradition auprès de l'Espagne, celle-ci est étudiée par la justice espagnole à la fin de l'année 2025[5]. La Cour nationale espagnole refuse cette demande d’extradition le [6],[7].
Références
- 1 2 3 « SHOAA alerte sur le cas du sénateur Abdelkader Djedei et appelle Madrid à refuser son extradition vers l’Algérie », Le Matin d'Algérie, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Akram Torki, « L’ancien sénateur Abdelkader Jeddiâ visé par une demande d’extradition de l’Algérie », Jeune Afrique, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Nadir Iddir, « Cour Constitutionnelle : Un sénateur FLN perd son immunité », El Watan, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Aicha Merabet, « « Incitation à la haine » : un sénateur FLN perd son immunité », TSA, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 « L’Espagne examine la demande d’extradition de l’ancien sénateur Abdelkader Djedia », Le Matin d'Algérie, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Samia Naït Iqbal, « L’Espagne rejette la demande d’extradition de l’ex-sénateur algérien Abdelkader Djediâ », Le Matin d'Algérie, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « CFJ salue le refus de la justice espagnole d’extrader l’ex-sénateur algérien Abdelkader Djediâ », Committee for Justice – CFJ, (lire en ligne, consulté le ).