Abdelkrim Zeghileche
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Abdelkrim Zeghileche, né en 1974-1975, est un journaliste et homme politique algérien. En mars 2026, il fait l'objet de cinq nouvelles procédures judiciaires, alors qu'il a déjà été condamné à plusieurs reprises à de la prison ferme.
Abdelkrim Zeghileche est né en 1974 ou en 1975[1]. En 2012, il fonde la radio Sarbacane, basée à Constantine. Celle-ci donne une tribune tant aux figures de l'opposition qu'à celles du régime d'Abdelaziz Bouteflika. Il est par ailleurs au sein de Mouwatana[2]. Il est ainsi victime de pressions et d'intimidations[2].
Arrêté le , il est condamné à deux mois de prison avec sursis le 19 décembre de la même année pour diffamation. Arrêté pour ce chef d'accusation, il a été un temps poursuivi pour « atteinte à un fonctionnaire en exercice » et « atteinte à la vie privée », charges finalement abandonnées. Il reste détenu dans le cadre d'une autre affaire, celle relative à une « diffusion d’une radio sans autorisation » — au cours de laquelle le matériel de la radio a été saisi lors d'une descente de police —, mais est libéré provisoirement le jour même[3]. En Algérie, il n’existe pas, en l'absence de fréquence attribuée, de radio privée sur le réseau hertzien et ce malgré une loi de 2012 qui a supprimé le monopole public. Toutefois, c'est la première fois qu'un responsable de radio privée est arrêté[4].
Il est ensuite arrêté le [5]. De nouveau arrêté en juin 2020, il est condamné à six mois de prison ferme en novembre 2020 pour « atteinte à l'unité nationale » et « outrage au chef de l'État » et sort de prison en décembre de la même année[6]. Il fait alors face à deux autres affaires[7].
En , il est condamné à deux ans de prison pour « atteinte à l'unité nationale » et « outrage au chef de l'État »[8].
Le , il est condamné à un an de prison ferme pour « publications de nature à porter atteinte à l'unité nationale » mais n'est pas incarcéré. L'accusation d'appartenance à une organisation terroriste est cependant écartée. Il fait appel[9],[10].
Plaidant pour une candidature unique de l'opposition lors de l'élection présidentielle algérienne de 2024, il rejoint un temps l'Union pour le changement et le progrès[11], dont il est finalement exclu en 2024[12].
En 2025, suite au décès de sa femme, il devient veuf. En octobre de la même année, il est condamné à un an de prison mais, ayant indiqué au juge que son fils unique risque de se retrouver seul, il échappe à une cinquième incarcération. Dans la foulée, se sentant abandonné, et n'ayant pas pu mobiliser, il annonce « rendre les armes », arguant que « le peuple algérien aime ce système politique ». Avec sa dernière amende de 100 000 dinars algériens, et ruiné, il cumule un total de cinq millions de dinars d'amendes[12].
Alors qu'il a déjà été condamné à plusieurs reprises à de la prison ferme, il fait l'objet en mars 2026 de cinq nouvelles procédures judiciaires[13].
Notes et références
- ↑ Tama Media, « Le Hirak algérien est-il mort et enterré ? », sur Courrier international, (consulté le ).
- 1 2 Younes Saâdi, « Algérie: Abdelkrim Zeghileche, un journaliste qui dérange », sur Maghreb Émergent, maghrebemergent, (consulté le ).
- ↑ La Rédaction, « Abdelkrim Zeghileche mis en liberté provisoire », sur Afrique du Nord News, AfriqueDuNordNews, (consulté le ).
- ↑ Amine Kadi, « En Algérie, la presse en ligne étouffée à quelques mois de la présidentielle », sur La Croix, (consulté le ).
- ↑ Rédaction AE, « Constantine : Le journaliste Abdelkrim Zeghileche placé sous mandat de dépôt », sur Algerie Eco, AlgerieEco, (consulté le ).
- ↑ Aicha Merabet, « Le journaliste Abdelkrim Zeghileche condamné en appel à six mois de prison ferme », sur TSA, (consulté le ).
- ↑ « Algérie : un journaliste rejugé dès sa sortie de prison », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « Algérie : le journaliste Abdelkrim Zeghileche condamné à 2 ans de prison ».
- ↑ « Détenus d’opinion : Zeghileche et Benchabane jugés aujourd’hui », sur www.arabnews.fr (consulté le ).
- ↑ Nouri Nesrouche, « Un an de prison ferme pour Abdelkrim Zeghileche », sur El Watan, (consulté le ).
- ↑ « En Algérie, que sont devenues les figures du Hirak cinq ans après ? », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
- 1 2 cfda47, « Seul face au système : militant abandonné, Abdelkrim Zeghileche rend les armes », sur Radio des sans voix, (consulté le ).
- ↑ « Algérie : l’acharnement judiciaire contre Abdelkrim Zeghileche doit cesser », sur Fédération internationale pour les droits humains, (consulté le )