Il entame ses activités syndicales au début des années 1960 comme secrétaire général du syndicat du transport à Sfax. En 1969, Il est secrétaire général du syndicat de la Société nationale de transport à Tunis et secrétaire général adjoint de la Fédération nationale du transport (FNT). En 1975, il est élu secrétaire général de la FNT.
En 1978, Jerad est arrêté et condamné à la prison, avec la majorité des dirigeants de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), pour avoir participé à une grève générale décrétée légalement par la centrale syndicale. En 1980, il est réélu secrétaire général de la FNT et s'oppose à l'ingérence du gouvernement. Il réclame le retour de Habib Achour à la tête de l'UGTT.
En 1983, il fait sa première entrée au bureau exécutif de l'UGTT comme secrétaire général adjoint chargé du règlement intérieur. Lors du seizième congrès de l'UGTT en , il est réélu au bureau exécutif. Après la crise de 1985, qui oppose l'UGTT au gouvernement, il est licencié de son travail, mis en résidence surveillée puis emprisonné à nouveau.
En , lors du congrès extraordinaire de Sousse, il est élu membre du bureau exécutif chargé du règlement intérieur. Il est réélu pour deux autres mandats en 1993 et 1999. Le , il est élu secrétaire général de l'UGTT après l'éviction d'Ismaïl Sahbani. Contesté par une partie de la classe ouvrière, il est confirmé à son poste au congrès de Djerba, en , par 307 voix sur 457.
Il est également secrétaire général adjoint de l'Union arabe des travailleurs du transport à partir de 1976 et membre du Conseil central de la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA) à partir de 1991. En , il est élu membre de l'assemblée générale et du bureau exécutif de la Confédération syndicale internationale que rejoint l'UGTT.
Après la révolution tunisienne, l'UGTT tente de se poser comme principale force politique[4]; plusieurs voix se sont toutefois élevées pour réclamer la démission de Jerad de la centrale syndicale et manifestent contre les interventions politiques de l'UGTT. Sous le régime de Ben Ali, le bureau exécutif dont Jerad est le secrétaire général s'est limité à des manifestations pro-palestiniennes et des négociations, alors que les syndicats régionaux ont gardé une certaine liberté dans la contestation du régime, comme durant les grèves de Gafsa en 2008.
À l'occasion du 22econgrès de l'UGTT, tenu du 25 au , il quitte le bureau exécutif et laisse le secrétariat général à Houcine Abassi[5].
En 2012, il est élu secrétaire général de l'Union syndicale des travailleurs du Maghreb arabe[6].