Abdication de Juan Carlos Ier
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Proclamation de Felipe VI
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Abdication de Juan Carlos Ier Proclamation de Felipe VI |
| Déclaration institutionnelle de Mariano Rajoy | |
| Réunion extraordinaire du Conseil des ministres | |
| Approbation de la loi organique par le Congrès des députés | |
| Approbation de la loi organique par le Sénat | |
| Signature de l'acte d'abdication par le roi Juan Carlos Ier | |
| Parution de la loi organique au Bulletin officiel de l'État |
L'abdication de Juan Carlos Ier, roi d'Espagne, est annoncée le et devient effective le . Son fils est proclamé roi le lendemain sous le nom de Felipe VI, après la publication au Bulletin officiel de l'État de la loi organique no 3/2014, conformément à la Constitution espagnole de 1978.
Il s'agit de la septième abdication d'un roi d'Espagne et de la quatrième abdication volontaire d'un monarque régnant. La loi approuvée par les Cortes est sanctionnée par le roi Juan Carlos Ier puis ratifiée par le président du gouvernement, Mariano Rajoy. La signature de l'acte d'abdication a lieu le à 18 heures, dans la salle des Colonnes (es) du palais royal de Madrid et devient effective à minuit. Felipe, héritier du trône, lui succède sous le nom de Felipe VI.
Après son abdication, Juan Carlos devient « roi émérite » avec le traitement de majesté.
Très populaire au début de son règne, notamment pour sa contribution au retour de la démocratie en Espagne ainsi que son opposition au coup d'État du , le roi Juan Carlos Ier connaît par la suite une fin de règne difficile, entachée par l'implication, en 2011, de son gendre Iñaki Urdangarin et de sa fille Cristina dans l'affaire de corruption Nóos, ainsi que par la révélation de sa participation, en 2012, à un coûteux safari de chasse à l'éléphant au Botswana, qui met en lumière ses liens avec des membres de l'oligarchie saoudienne et sa relation avec la femme d'affaires allemande Corinna Larsen[1],[2].
L'abdication de Juan Carlos Ier suit celles, en 2013, de la reine Beatrix des Pays-Bas, de l'émir Hamad ben Khalifa Al Thani et du roi Albert II de Belgique, ainsi que la renonciation du pape Benoît XVI, marquant l'arrivée d'une nouvelle génération de monarques en Europe et au Moyen-Orient[3].

