Abdulaziz bin Humaid Al Nuaimi
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| Abdulaziz bin Humaid Al Nuaimi | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Émir d'Ajman | |
| – (10 ans) |
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| Prédécesseur | Humaid bin Rashid Al Nuaimi II |
| Successeur | Humaid bin Abdulaziz Al Nuaimi |
| Biographie | |
| Enfants | Humaid bin Abdulaziz Al Nuaimi |
| Famille | Al Nuaimi |
| Religion | Islam sunnite |
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Abdulaziz bin Humaid Al Nuaimi fut le souverain d'Ajman, l'un des États de la Trêve qui forment aujourd'hui les Émirats arabes unis (EAU), de 1900 à 1910[1]. Il guida Ajman à travers une période marquée par des conflits tribaux qui provoquèrent une instabilité sur toute la côte, mais finit par subir le sort qu'il avait lui-même réservé à son prédécesseur.
En 1900, à la suite d’un coup d’État au cours duquel son neveu, Humaid bin Rashid Al Nuaimi II, fut assassiné, Abdulaziz prit le pouvoir avec le soutien populaire. Il écrivit au résident britannique à Bouchehr pour confirmer son accession au trône et son engagement à respecter tous les traités conclus entre ses prédécesseurs et les Britanniques. Il prit également des mesures pour garantir la sécurité des sujets britanniques résidant à Ajman ainsi que celle de leurs intérêts[1].
Proche ami de Saqr bin Khalid Al Qasimi (en), le cheikh Abdulaziz se rendit à Charjah pour assister au Darbar viceregal de Curzon le .
Abdulaziz fut présent à la première réunion officielle des cheikhs de la côte de la Trêve, en . Cette rencontre regroupa le cheikh Zayed (en) d’Abou Dhabi, le cheikh Saqr bin Khalid Al Qasimi de Sharjah et le cheikh Rashid bin Ahmad Al Mualla d’Umm Al Quwain[2]. Cette réunion fut convoquée pour résoudre un différend entre Masfout et Hajarain (aujourd’hui connu sous le nom de Hatta) dans le Wadi Hatta, où la tribu des Bani Qitab (en) avait construit un fort et bloquait le passage des caravanes en provenance et à destination d’Oman. À l’époque, Masfout était lié aux Na'im (en) de Buraimi, une autre branche de la famille régnante d’Ajman. À la suite de cette réunion, le cheikh Rashid bin Ahmad Al Mualla organisa une réconciliation entre les cheikhs des Bani Qitab et Abdulaziz bin Humaid.
En 1902, Abdulaziz signa également un autre traité avec les Britanniques, interdisant le commerce des armes[3].