Abeilles de verre
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Abeilles de verre | |
Le titre du roman dans une édition francophone. | |
| Auteur | Ernst Jünger |
|---|---|
| Pays | Allemagne |
| Genre | Science-fiction |
| Version originale | |
| Langue | Allemand |
| Titre | Gläserne Bienen |
| Date de parution | 1957 |
| Version française | |
| Traducteur | Henri Plard |
| Date de parution | 1959 |
| Type de média | Livre papier |
| modifier |
|
Abeilles de verre (titre original : Gläserne Bienen) est un roman de science-fiction d'Ernst Jünger, publié en 1957.
Le thème principal du roman est le conflit grandissant entre l'éthique humaine et le développement de l'automation et de la robotique[1].
Le roman est traduit en français par Henri Plard pour une publication en 1959.
Épilogue
Richard est un ancien officier au chômage. Sa situation devenant de plus en plus précaire, il fait appel à un de ses vieux camarades, Twinnings, qui est un homme plein de ressources et qui entretient beaucoup de contacts. Celui-ci va l'introduire auprès de Zapparoni, un inventeur à la tête d'un empire industriel. Celui-ci produit toute sorte de machines, différents robots de petite taille (les « Liliputroboter » et les « Selektoren »), et même des films joués par des automates.
Lors de l'entretien que Richard a obtenu auprès de Zapparoni, celui-ci lui fait passer un test de personnalité, sans qu'il ne le remarque. L'employeur déduit du test que l'ancien officier ne correspond pas à ses critères. Il l'envoie alors au jardin, en lui demandant d'y observer les abeilles.
Assis dans le jardin, Richard observe les abeilles et remarque qu'il s'agit en fait de petites machines en verre. Puis, toujours dans le jardin, il se penche vers un étang. Il y découvre, d'abord avec horreur, des oreilles humaines, avant de constater qu'il s'agit d'organes artificiels. Il comprend que Zapparoni est en train de lui faire passer un nouveau test de personnalité.
Richard décide de s'en aller, mais il voudrait partir sans que personne le remarque. Ne trouvant pas de moyen de le faire, il finit par entrer en fureur, et, à l'aide d'un club de golf trouvé dans le jardin, il fait exploser un appareil de surveillance.
Zapparoni arrive alors vers Richard. Il lui explique l'origine du mystère des oreilles, puis lui déclare qu'il ne convient définitivement pas au poste vacant. Mais il lui propose une fonction de médiateur entre la direction et les travailleurs de ses ateliers. Richard se montre satisfait du compromis et rentre chez lui, où il retrouve sa femme.
L'édition de 1960 comprend un épilogue. Un élève raconte comment se déroule une série de cours obligatoires, parmi lesquels Richard assume une partie de l'enseignement, consacré aux rapports entre l'homme et la technique.
Pour Richard, devenu professeur, l'Histoire est totalement privée de signification en elle-même. Il rejoint la conception de Nietzsche, pour qui l'histoire est brutale et dépourvue de sens et qu'elle représente une effrayante domination du non-sens et du hasard[2].
Forme
Le roman appartient au registre de la science-fiction. Il se déroule dans un futur proche : la société est en voie de mécanisation mais les guerres mondiales ne sont pas loin. En effet, le remplacement de la cavalerie par les blindés est clairement une allusion à la Première guerre mondiale. De son côté, l'empire industriel de Zapparoni s'apparente à une dystopie technologique. Toutefois, contrairement aux œuvres de science-fiction populaires, l'action est très réduite. L'œuvre alterne entre les passages dans lesquels le narrateur fait ses démarches auprès de Zapparoni, les souvenirs évoqués et les réflexions philosophiques sur les liens entre l'homme et la technique. Il s'agit donc d'une rencontre entre la science-fiction et le conte philosophique[3].