Homme de confiance d'Amadou Toumani Touré, il est un des onze parachutistes chargés de l'arrestation du président Moussa Traoré lors du coup d'État de 1991 au Mali, action qui restaure le multipartisme au Mali. Nommé sous-lieutenant, Guindo devient l'aide de camp d'ATT et le seconde lorsque ce dernier gère sa fondation pour l'enfance dans les années 1990[1].
Après la victoire d'ATT lors de l'élection présidentielle de 2002, Abidine Guindo devient colonel et prend le commandement du 33eRCP[1].
Il dirige les unités du régiment parachutiste envoyées combattre la rébellion touarègue de 2012, avant de se replier au Sud début mars. Il est ensuite présent lors du coup d'État du 21 mars 2012 mené contre ATT. À la tête de la garde présidentielle, il serait responsable de l'exfiltration du président tandis qu'une autre version explique qu'il aurait conseillé à ATT de se rendre aux mutins[1].
Il est libéré le dans le cadre de mesures de réconciliation entre bérets rouges (parachutistes) et bérets verts (ex-putschistes)[5]. Le , il est inculpé «d’atteinte à la sureté intérieure de l’état, emploi illégal d’arme de guerre et complicité» pour son rôle dans le contre-coup d'État du [3].
Famille
Son fils, lieutenant, meurt en à la suite d'une attaque djihadiste à Niafunké[réf.nécessaire]. Le fils adoptif d'Abidine Guindo, sergent dans la police, se suicide le [6],[7].
1 2 Baba Ahmed, «Mali: les dessous d'un contre-coup d'état manqué», Jeune Afrique, (lire en ligne)
1 2 Boubacar Païtao, «Mali: Inculpés «d’atteinte à la sureté intérieure de l’état, emploi illégal d’arme de guerre et complicité» lors des évènements du 30 avril 2012: Le Colonel Abidine Guindo et trois officiers bérets rouges bientôt sous les verrous pour compléments d’information», Aujourd'hui-Mali, (lire en ligne)
↑ (en) Andrew McGregor, «Red Berets, Green Berets: Can Mali’s Divided Military Restore Order and Stability?», Terrorism Monitor, vol.11, no4, (lire en ligne)