Abou Bamba

homme politique ivoirien From Wikipedia, the free encyclopedia

Abou Bamba est un économiste ivoirien spécialisé dans les questions d’environnement, d’économie bleue et de développement durable. Il a plus de trente ans d’expérience dans la conception et la mise en œuvre de politiques environnementales aux niveaux national, régional et international.

Premier ministreRobert Beugré Mambé
GouvernementBeugré Mambé II
Faits en bref Fonctions, Ministre ivoirien de l'Environnement et de la Transition écologique ...
Abou Bamba
Fonctions
Ministre ivoirien de l'Environnement et de la Transition écologique
En fonction depuis le
(1 mois et 21 jours)
Président Alassane Ouattara
Premier ministre Robert Beugré Mambé
Gouvernement Beugré Mambé II
Prédécesseur Jacques Assahoré Konan
Biographie
Nationalité Ivoirienne
Parti politique RHDP
Diplômé de Conservatoire national des arts et métiers
Université du Québec à Rimouski
Profession Économiste de l'environnement
Fermer

En , il est nommé président du comité d’organisation de la 15e Conférence des Parties (COP15) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). De au , il est le coordinateur de l’Abidjan Legacy Program, un programme présidentiel de la république de Côte d'Ivoire.

Le , il est nommé ministre de l'Environnement et de la Transition écologique dans le second gouvernement de Robert Beugré Mambé.

Biographie

Formations

Abou Bamba est titulaire d’un diplôme d’administrateur maritime et des ports du Conservatoire national des arts et métiers du Havre, en France[1]. Il détient un master ès sciences en économie et gestion, option économie de l’environnement et du développement durable, obtenu à l’Université du Québec à Rimouski au Canada[1]. Il poursuivit des études en gestion durable de l’environnement à l’Université de Californie à Berkeley aux États-Unis et obtient plusieurs certificats en économie politique de l’environnement à l’Institut de développement économique de la Banque mondiale à Washington D.C[2]. Il entame la rédaction d’un Ph.D. portant sur l’évaluation des politiques environnementales en Afrique[2].

Carrière

Débuts

Abou Bamba commence sa carrière dans les années en tant que conseiller auprès de la Banque mondiale, dans le cadre de l’élaboration des plans nationaux d’actions environnementales (PNAE) dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne[1]. Il rejoint ensuite la Banque africaine de développement (BAD), où il participe au Réseau pour l’environnement et le développement durable en Afrique (REDDDA)[1]. Il contribue à la formulation des politiques environnementales dans les pays africains à la suite de la Conférence de Rio de 1992, occupant la coordination opérationnelle du réseau[1].

Expérience internationale

Sa carrière internationale se poursuit à Gland, en Suisse, où il travaille pendant près de dix ans au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)[1]. Il y occupe le poste de coordonnateur pour l’Afrique de la Convention sur les zones humides d’importance internationale (Convention de Ramsar - UNESCO)[1]. En , il rejoint le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), où il est nommé secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan sur les océans et coordonnateur régional du Plan d’action du PNUE pour l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud[2]. Il supervise les questions relatives à la gestion durable des océans pour 22 pays africains, de la Mauritanie à l’Afrique du Sud. Il exerce pendant une année au Ghana pour le compte des Nations unies[1]. Abou Bamba a travaillé pour la Fondation Ford à New York et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada[2].

Fonctions nationales

En , il est nommé, par décret présidentiel, président du comité d’organisation de la 15e Conférence des Parties (COP15) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), organisée à Abidjan du au [3],[4],[5],[6],[7]. Sous sa coordination, la conférence aboutit à la mise en place de l’Abidjan Legacy Program (ALP), pour lequel il occupe le rôle de négociateur principal[8]. Ce programme a permis de mobiliser 2,5 milliards de dollars américains[1],[9].

Il fut coordonnateur de l’unité de coordination de l'Abidjan Legacy Program[1] et conseiller à la présidence de la république de Côte d’Ivoire[2].

Du au , il fut le président de l'Institut de guerre économique d'Abidjan (IGEA), un instrument dédié à la guerre économique et à la souveraineté économique de la Côte d'Ivoire[10],[11],[12],[13].

Carrière politique

Le , Abou Bamba est nommé ministre de l'environnement et de la transition écologique dans le gouvernement Beugré Mambé II de la République de Côte d'Ivoire[14],[15]. Il succède à Jacques Assahoré Konan[16].

Contributions et réalisations

Abou Bamba a contribué à la création de la première aire marine protégée de Côte d’Ivoire, située dans la zone de Grand-Béréby[2],[17]. Il a coordonné le rapport d’évaluation environnementale post-conflit de la Côte d’Ivoire ainsi que l’audit environnemental relatif au navire Probo Koala[2]. Il a présidé le comité d’orientation de la société civile africaine dans le cadre de la préparation du Sommet mondial sur le développement durable (WSSD) organisé par les Nations unies à Johannesburg en [1].

Abou Bamba est membre de plusieurs comités et groupes de travail de haut niveau en Afrique et à l’international, notamment en Afrique du Sud, au Bénin, en France, au Kenya, au Libéria, au Nigéria, en Allemagne, aux États-Unis, au Sénégal et en Côte d’Ivoire[1].

Distinctions

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI