L’absorption est la demande finale intérieure, c'est-à-dire la somme des consommations privée et publique et de l'investissement[1]. Elle se formalise ainsi :
A = C + I + G
Où A est l'absorption, C est la consommation privée, I est l'investissement, et G est la dépense publique.
Le déficit interne du pays est la différence entre l'absorption et le PIB, ou celle entre l'investissement et l'épargne intérieure[2]. En d'autres termes, le solde de la balance commerciale est égal au produit national moins l'absorption (c'est-à-dire PIB - demande nationale). L'obtention d'un surplus exportable se traduit par un solde de balance commerciale positif (B > 0)[3].
Si l'absorption domestique est supérieure au revenu national, c'est-à-dire que la demande et l'investissement sont supérieures au revenu, alors l'économie doit être financée en ayant recours à des financements extérieurs[1].
L'absorption renvoie par extension à une approche de l'ajustement de la balance des paiements. En effet la maîtrise de la demande interne est alors une condition nécessaire à la réussite d'une dévaluation.
L'absorption fait l'objet d'analyses économiques par le FMI. La théorie de l'absorption d'Alexander indique qu'une économie endettée, qui accumule des déficits extérieurs, doit réduire son absorption (c'est-à-dire sa dépense intérieure) en dessous de sa production intérieure afin de dégager un surplus net exportable[4].
La théorie de l'absorption concerne les effets d'une dévaluation sur les grandes variables (emploi, consommation, investissement). Une dévaluation entraîne en principe une variation favorable de la balance commerciale, dans le cas où la propension marginale à absorber est inférieure à 1 (condition de Marshall-Lerner)[5].