Abû al-Qâsim Al-Ka'bī al-Balkhi
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
عبد الله بن أحمد بن محمود البلخي الْكَعبي |
| Surnom |
أبو القاسم |
| Activité |
| Maître |
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Abû al-Qâsim Al-Ka'bī al-Balkhi (886-931[1]) est un juriste hanéfite[2] et un théologien mutazilite[1]. On prendra garde de pas le confondre avec Abū Zayd, géographe et mathématicien, mort en 934[3], originaire comme lui de Balkh[4],[5], dans la province du Khorasan, aujourd'hui en Afghanistan.
C'est un mutazilite de l'école de Bagdad[6], où il a vécu, concurrente de celle d'al-Jubba'i à Bassora. À Bagdad, il fut un disciple de al-Khayyāṭ (mort en 913)[4], avec qui il continua d'entretenir une correspondance après son départ de Bagdad pour le Khorasan[7], et du grammairien Al-Mubarrad[2]. Il a échangé des lettres avec Abu Ali al-Jubba'i[7]. À Bagdad, il fréquente le salon du théologien Yahya ibn al-Munajjim[2]. À Balkh, il côtoie Abu Zayd al-Balkhi, élève d'al-Kindi[8]. C'est auprès de lui qu'il aurait étudié la logique[9]. Il a été le secrétaire de Muhammad ibn Zayd (en), qui a pu aussi lui enseigner théologie mutazilite[10]. Il a rencontré al-Razi (dit Rhazès)[11], avec qui il a discuté notamment de la question du temps[2]. Il a polémiqué avec Burghūth, disciple d'al-Najjar[2],[12]. Il a fondé une école à Nasaf[13]. Il a été nommé vizir par Aḥmad b. Sahl b. Hichām Marvazī[2]. Puis il a fait un séjour en prison lorsque son protecteur Ahmad ibn Sahl (en) s'est retourné contre le prince samanide[14]. Il a une correspondance épistolaire avec le théologien imamite Ibn Qiba al-Rāzī, interrompue par sa mort en 931[9],[15].
Il était l'expert en hadiths des mutazilites[16], connus pour n'accepter comme authentiques que des traditions confirmées par de nombreux témoins. Il a écrit Musnad al-muʿtazila, qui ne nous est pas parvenu. Selon le Fihrist d'Al-Nadim, al-Ka'bi n'y avait retenu que 150 hadiths comme authentiques[16]. Dans Naqż al-Sīrǰānī, où il réfute le hanbalite Ḥarb bin Ismail al-Sīrjānī, il discute de la pertinence des hadiths isolés[2].
Œuvres
Il a écrit aussi : Kitāb al-Maḳālāt wa maʿahuʿUyūnal-masāʾil wa al-ǧawābāt (« Le livre des doctrines », doxographie, hérésiographie, manuscrit découvert au Yémen ; contient des biographies de mutazilites) et Kitâb Maḥāsin Khurāsān («Les mérites du Khorasan»). Faḍl al-iʻtizāl wa-ṭabaqāt al-Muʻtazilat (hérésiographie). Il est l'auteur d'un Tafsīr (Grand commentaire du Coran) en 12 volumes dont il ne reste que des fragments. Le Ketab Qabûl al-akhbar critique certains transmetteurs de hadiths[2]. Le Ketāb al-ḡorar wa’l-nawāder présente l'ijtihad comme inévitable[2]. Pendant longtemps, seuls deux de ses livres étaient disponibles : Qabul al-akhbar wa ma'rifat al-rijal (sur la transmission des traditions prophétiques, publié à Beyrouth en 2000) et le Kitab al-maqalat (« Livre des doctrines », traité d'hérésiographie, partiellement édité)[12],[17]. Il ne reste que des fragments du Kitab al-tafsir al-kabir[12]. C'est seulement en 2014, en Jordanie, qu'a été publié ʻUyūn al-masāʼil wa-al-jawābāt (« Regard sur les problèmes et les réponses »), un ouvrage de théologie[18]. Il est l'auteur d'une réfutation de la métaphysique de Rhazès, avec qui il a polémiqué[19].