Abû al-Qâsim Al-Ka'bī al-Balkhi

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Nom dans la langue maternelle
عبد الله بن أحمد بن محمود البلخي الْكَعبيVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
أبو القاسمVoir et modifier les données sur Wikidata
Al-Ka'bi al-Balkhī
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
عبد الله بن أحمد بن محمود البلخي الْكَعبيVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
أبو القاسمVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Maître

Abû al-Qâsim Al-Ka'bī al-Balkhi (886-931[1]) est un juriste hanéfite[2] et un théologien mutazilite[1]. On prendra garde de pas le confondre avec Abū Zayd, géographe et mathématicien, mort en 934[3], originaire comme lui de Balkh[4],[5], dans la province du Khorasan, aujourd'hui en Afghanistan.

C'est un mutazilite de l'école de Bagdad[6], où il a vécu, concurrente de celle d'al-Jubba'i à Bassora. À Bagdad, il fut un disciple de al-Khayyāṭ (mort en 913)[4], avec qui il continua d'entretenir une correspondance après son départ de Bagdad pour le Khorasan[7], et du grammairien Al-Mubarrad[2]. Il a échangé des lettres avec Abu Ali al-Jubba'i[7]. À Bagdad, il fréquente le salon du théologien Yahya ibn al-Munajjim[2]. À Balkh, il côtoie Abu Zayd al-Balkhi, élève d'al-Kindi[8]. C'est auprès de lui qu'il aurait étudié la logique[9]. Il a été le secrétaire de Muhammad ibn Zayd (en), qui a pu aussi lui enseigner théologie mutazilite[10]. Il a rencontré al-Razi (dit Rhazès)[11], avec qui il a discuté notamment de la question du temps[2]. Il a polémiqué avec Burghūth, disciple d'al-Najjar[2],[12]. Il a fondé une école à Nasaf[13]. Il a été nommé vizir par Aḥmad b. Sahl b. Hichām Marvazī[2]. Puis il a fait un séjour en prison lorsque son protecteur Ahmad ibn Sahl (en) s'est retourné contre le prince samanide[14]. Il a une correspondance épistolaire avec le théologien imamite Ibn Qiba al-Rāzī, interrompue par sa mort en 931[9],[15].

Voir l’image vierge
Situation de Balkh sur une carte de l'Afghanistan

Il était l'expert en hadiths des mutazilites[16], connus pour n'accepter comme authentiques que des traditions confirmées par de nombreux témoins. Il a écrit Musnad al-muʿtazila, qui ne nous est pas parvenu. Selon le Fihrist d'Al-Nadim, al-Ka'bi n'y avait retenu que 150 hadiths comme authentiques[16]. Dans Naqż al-Sīrǰānī, où il réfute le hanbalite Ḥarb bin Ismail al-Sīrjānī, il discute de la pertinence des hadiths isolés[2].

Œuvres

Il a écrit aussi : Kitāb al-Maḳālāt wa maʿahuʿUyūnal-masāʾil wa al-ǧawābāt Le livre des doctrines », doxographie, hérésiographie, manuscrit découvert au Yémen ; contient des biographies de mutazilites) et Kitâb Maḥāsin Khurāsān («Les mérites du Khorasan»). Faḍl al-iʻtizāl wa-ṭabaqāt al-Muʻtazilat (hérésiographie). Il est l'auteur d'un Tafsīr (Grand commentaire du Coran) en 12 volumes dont il ne reste que des fragments. Le Ketab Qabûl al-akhbar critique certains transmetteurs de hadiths[2]. Le Ketāb al-ḡorar wa’l-nawāder présente l'ijtihad comme inévitable[2]. Pendant longtemps, seuls deux de ses livres étaient disponibles : Qabul al-akhbar wa ma'rifat al-rijal (sur la transmission des traditions prophétiques, publié à Beyrouth en 2000) et le Kitab al-maqalat Livre des doctrines », traité d'hérésiographie, partiellement édité)[12],[17]. Il ne reste que des fragments du Kitab al-tafsir al-kabir[12]. C'est seulement en 2014, en Jordanie, qu'a été publié ʻUyūn al-masāʼil wa-al-jawābāt Regard sur les problèmes et les réponses »), un ouvrage de théologie[18]. Il est l'auteur d'une réfutation de la métaphysique de Rhazès, avec qui il a polémiqué[19].

Théologie et cosmologie

Postérité

Références

Related Articles

Wikiwand AI