Académie des sciences de Mongolie

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Prédécesseur
Institute of Scriptures and Manuscripts (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Académie des sciences de Mongolie
Histoire
Fondation
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Institute of Scriptures and Manuscripts (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Cadre
Type
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Coordonnées
Organisation
Président
Sodnomsambuu Demberel (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Organismes affiliés
Institute of Chemistry and Chemical Technology (d), Institute of Physics and Technology (d), Institute of Astronomy and Geophysics (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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L'Académie des sciences de Mongolie (mongol : Монгол улсын Шинжлэх ухааны Академи, Mongol ulsyn Shinjlekh ukhaany Akademi) est le premier centre de sciences modernes de la Mongolie. Elle se développe à partir d’un petit comité savant fondé en 1921 et devient progressivement le centre national de la recherche et de la publication scientifique dans de nombreux domaines.

Origine

L’institution est créée par le gouvernement le sous le nom d’Institut des livres (Nom-un khüriyeleng), également appelé « Comité académique mongol ». Ce premier organisme réunit huit membres et est dirigé par Ongodiin Jamyan, ministre de l'instruction. Jamsrangiin Tseveen est un acteur de premier rang des débuts de l'Académie. Les premiers travaux sont effectués dans la yourte personnelle du ministre jusqu'à l'acquisition d'une cabine en bois en 1922. L’institution prend ensuite le nom d’Institut de philologie[1].

Ses premières structures comprennent un cabinet consacré à la langue et à la littérature (1921). Un cabinet d’histoire et de géographie ainsi qu’une bibliothèque sont créés en 1924, puis des archives nationales en 1927. Les chercheurs collectent et conservent des impressions xylographiques et des manuscrits rares dans toute la Mongolie, constituant vers 1925 une bibliothèque d’environ 6 000 ouvrages en mongol et dans d’autres langues. L’institut publie également des traductions et rééditions de textes variés, allant des sentences attribuées à Gengis Khan à des contes indiens ou au Manifeste du parti communiste. Des étudiants sont envoyés à l’étranger, notamment à Leningrad et à Paris[1].

Réorganisations sous le régime socialiste

Après le tournant politique de la république populaire mongole en 1929, la publication de textes bouddhiques et l’envoi d’étudiants dans des pays considérés comme bourgeois cessent. L’activité de traduction, les publications scientifiques et la coopération avec des expéditions soviétiques se poursuivent néanmoins[1].

En , l’institution devient l’Institut des sciences (Shinjlekh ukhaany khüreelen). De nouvelles sections apparaissent progressivement : agriculture arable et musée révolutionnaire en 1931, élevage en 1943, musée Damdin Sükhbaatar et cabinet du marxisme-léninisme en 1946. Après la Seconde Guerre mondiale, l’institut améliore ses infrastructures tout en conservant une orientation largement philologique et historique[1].

Vers une académie nationale

En 1957, l’organisme, renommé Institut des sciences et de l’enseignement supérieur, commence à développer les sciences naturelles. Un observatoire est établi à Khürel Togoo et la structure est réorganisée en quatre sous-instituts : élevage, sciences sociales, sciences naturelles et sciences médicales. Un débat interne conduit brièvement à limiter les activités aux sciences sociales en . Cette orientation est rapidement abandonnée lorsque l’historien Bazaryn Shirendev (en) prend la direction de l’institut en . En , l’organisme est transformé en Académie des sciences (Shinjlekh ukhaany akademi), sur le modèle de l’Académie des sciences de l'URSS. Dans le même contexte, le premier Congrès international des mongolistes, organisé en , rétablit des contacts limités avec des chercheurs extérieurs au bloc soviétique[1].

Sous la direction de Shirendev, l’académie connaît une expansion pendant environ deux décennies. Cette orientation vers le développement des sciences naturelles est toutefois contestée par le dirigeant mongol Yumjaagiin Tsedenbal. Celui-ci privilégie la création en 1972 d’un Centre d’information scientifique et technologique chargé de diffuser en Mongolie les résultats de recherche provenant d’autres pays du bloc soviétique. Shirendev est finalement écarté de ses fonctions en 1981[1].

Évolutions depuis la démocratisation

En 1982, l'Académie des sciences de Mongolie publie le texte du Traité d'amitié et d'alliance entre le gouvernement de Mongolie et le Tibet en langue mongole[2]. Le processus de démocratisation engagé à partir de 1989 ouvre la coopération scientifique avec l’ensemble de la communauté internationale et relance le débat sur le rôle d’une académie séparée de l’enseignement supérieur. Une réorganisation importante est menée sous la direction du physicien B. Chadraa[1].

L’académie regroupe alors 17 instituts et centres (dix dans les sciences naturelles et sept dans les sciences humaines et sociales) ainsi que l’Université d'Oulan-Bator (en), fondée en 1992. Elle supervise également plusieurs entreprises liées à la recherche et au développement dans des domaines tels que les produits animaux, la construction ou l’énergie[1].

Depuis 2006, le musée d'anthropologie préhistorique de Monaco et l'Institut d’Archéologie de l’Académie des sciences de Mongolie coopèrent sur le réaménagement du site de Tsatsiin Ereg dans l'Arkhangai[3],[4]. Depuis 2012, l'Académie et l'OTAN collaborent au renforcement du matériel informatique de l'Académie en matière de cyberdéfense[5]. De 2014 à 2017, la mission Archéologique Française en Mongolie est soutenue par l’institut d’Histoire et d’Archéologie de l’Académie[6]. Cette mission consiste à enregistrer les animaux sacrifiés sous les tertres ou cercles de pierres sur le site de Tsatsiin Ereg ("pierres à cerfs")[3]. En , un groupe de chercheurs japonais et de l'Académie des sciences de Mongolie découvrent une trace de patte de dinosaure de 106 centimètres de long pour 77 centimètres de large[7],[8].

Membres

Notes et références

Liens externes

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