Accident des rampes de Saint-Paul

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L'accident des rampes de Saint-Paul est un accident de la circulation survenu le dimanche sur une route en lacets surplombant le centre-ville de Saint-Paul, l'une des sous-préfectures de l'île de La Réunion. Provoqué par la rupture des freins d'un autocar dans une pente, il entraîna la mort de vingt-sept personnes et marqua durablement la mémoire collective de ce département d'outre-mer français de l'océan Indien.

L'accident a lieu le dimanche , par beau temps[1], à 7h30 du matin quand les freins d'un autocar appartenant à la Régie des transports, affrété par les Œuvres diocésaines du père Favron et transportant à son bord des paroissiens se rendant sur un chantier de Sainte-Anne, lâchent dans l'un des virages sinueux de la route en lacets surplombant le centre-ville de Saint-Paul, dans l'ouest de l'île. Il a lieu alors que le véhicule impliqué est en seconde position dans le convoi qui doit faire route jusqu'au quartier de Saint-Benoît et intervient seulement quelques instants après son départ du lieu-dit Le Guillaume, où toutes les victimes sont domiciliées, à l'exception de deux d'entre elles, parmi lesquelles le chauffeur originaire du Port.

Le véhicule fait une chute de 25 mètres avant de s'écraser au pied de la falaise sous les yeux d'au moins un témoin, M. Louisin, un employé de la mairie qui est en train de marcher dans la rue de la Caverne quand il voit le bus plonger dans le vide, et qui reste tétanisé de longs moments avant de reprendre ses esprits. Le toit s'en détache et s'écrase sur les voyageurs qui ont peut-être eu le réflexe de sauter du car en pleine chute dans l'espoir d'échapper à la mort, soit « une spectaculaire pirouette » accomplie « dans un épouvantable fracas » pour le Journal de l'île de La Réunion du surlendemain, mardi . De fait, le bruit de l'accident s'entend à des centaines de mètres à la ronde[1].

D'après les différents témoignages, les secours s'organisent rapidement autour du point de chute, où sauveteurs et curieux se mêlent aux passagers du premier autocar du convoi, qui s'est arrêté. Au sol, sous, sur et dans l'épave, on ne voit que des corps mutilés, broyés et sanglants. Des débris humains sont retrouvés à plus de dix mètres alentour. Une tête de femme sans corps reste suspendue à un arbre[1].

Bilan et conséquences

Notes et références

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