Achille Petrus
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Achille Raymond Victor Petrus né le à Couillet est le fils de François Petrus, employé, et d'Emilia Parmentier. En , il épouse à Montignies-sur-Sambre Angèle Seron, institutrice primaire.
En 1924, il obtient son diplôme de comptable avec grande distinction[1]. Achille Pétrus a d'abord une carrière comme employé administratif d'une société industrielle.
Ressentant une forte appartenance à son identité wallonne, il prône en tant que militant wallon la formation de listes politiques exclusivement wallonnes et plaide en faveur de la suppression totale de l’apprentissage du flamand dans toutes les écoles de Wallonie. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, il s'efforce de mettre sur pied un émetteur radiophonique spécifiquement wallon destiné à l’Action wallonne[2].
Á la suite de l'invasion de la Belgique par l'armée allemande en , il se réfugie dans les Pyrénées. De là, il répond à l’appel au regroupement des Wallons lancé le dans La Meuse de Paris par Georges Thone, président de la Ligue d’Action wallonne. En , il devient le président de la section de Couillet de Jeune Wallonie et le secrétaire de la section de Couillet de Wallonie libre (1945)[2]. Parallèlement, il s'inscrit en 1942 à la section des beaux-arts de l'École industrielle de Châtelet pour y étudier le modelage[3]. Pendant trois ans, il suit les cours de cette école, encouragé dans sa nouvelle carrière par son professeur, le sculpteur Alphonse Darville[4].
En 1946, Il décide de se consacrer à plein temps à la céramique et installe son atelier et son four de potier dans sa maison (sur la route de Philippeville au n°269)[4]. Grâce à la bonne qualité de l'argile grésante à forte teneur en silice présente dans les environs de Couillet, il renouvelle la technique de la céramique au grès salé par grand feu. Ses œuvres uniques sont la plupart du temps en relief inspiré par le folklore wallon (Gilles de Binche, Chinels de Fosses-la-Ville, marcheurs de Saint-Roch à Thuin, Doudou de Mons, etc.) où épurées avec quelques motifs abstraits. Elles ont notamment été présentées à Paris (en 1950), Cologne, Oslo, Le Caire, La Nouvelle-Orléans, New York et Mexico dans le cadre d'expositions internationales d'artisanat[4].
En , il reçoit le prix artistique Luc Javaux pour un vase exécuté en l'honneur des Gilles de Binche[5].
Dans les années 1950, il obtient une bourse d'études du gouvernement français pour effectuer un stage portant sur la technique du grès fin à la Manufacture nationale de Sèvres[4]. Il acquit ainsi des techniques nouvelles pour la fabrication du grès et l'application d'émaux rares[6].
Ses céramiques font partie des collections des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles, du Musée des Beaux-Arts de Charleroi, du musée des Beaux-Arts de Liège, du Musée royal de Mariemont et du musée international de la céramique à Faenza (Italie)[4].
Usé par sa passion pour la céramique, il décède inopinément le à Couillet.
Publications
- Le grès cérame, Revue La vie wallonne, 3eet 4etrimestres, 1949.