Achille de Jouffroy
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Directeur Gazette de France | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Famille | |
| Père |
| Propriétaire de | |
|---|---|
| Parti politique | |
| Membre de | |
| Distinction |
Achille François Éléonore, marquis de Jouffroy d'Abbans, est un ingénieur militaire, maître de forges et homme de lettres français né le à Écully et mort le à Turin.
Achille de Jouffroy est le fils de Claude François Dorothée de Jouffroy d'Abbans et de Marie-Magdeleine de Pingon de Vallier.
Ingénieur dans les forces maritimes du royaume d'Italie, directeur pendant deux ans des mines de plomb de Vice Novo puis commissaire des guerres du 2e corps d'armée à Udine, il revint en France en 1814 et suivit Louis XVIII à Gand en 1815 qui le nomma chevalier de la légion d'honneur.
Directeur de la Gazette de France de 1816 à 1823, il est auteur de diverses publications, dont les Fastes de l'anarchie sur la Révolution[1].
En 1826, il rencontre, dans un cercle de légitimistes parisiens, dom Antoine, abbé de l'abbaye de Melleray. Impressionné par la réussite de l'établissement religieux en matière agricole, il décide d'acquérir un domaine voisin, la Jahotière (Loire-Inférieure). Après avoir entamé l'exploitation agricole de ses nouvelles terres, il y découvre un gisement de fer. Il décide alors de se lancer dans l'exploitation du minerai, d'autant qu'il est convaincu de la présence de houille, ce qui permet d'envisager un développement industriel. Le journal nantais Le Breton se fait l'écho de perspectives alléchantes. Le maire de Nantes, Louis-Hyacinthe Levesque, se joint à l'affaire. Des investissements importants permettent de construire une forge avec haut-fourneau et logement pour les ouvriers. Mais rapidement on constate qu'il n'y a pas de charbon dans le sous-sol ; les perspectives de rendement ne sont pas à la hauteur de l'investissement[2].
Après la Révolution de juillet 1830 et la chute de Charles X, il se retire à Londres, où il publie le journal La Légitimité dont la publication est interdite en France. Il abandonne ensuite la politique et retourne en France où il fait breveter plusieurs inventions dont en 1843, un système de chemin de fer comportant un troisième rail à crémaillère.
En 1856, le gouvernement sarde lui demande un projet de chemin de fer à travers les Alpes par le Mont Cenis, il se rend pour cela en Italie mais meurt à Turin le [3],[4].