Ada Wright
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(à 78 ans) Finchley |
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Inconnu |
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Ada Cecile Granville Wright, née à Granville en France le [1] et morte à Finchley le [2], est une travailleuse sociale et suffragette britannique.
Ada Wright fréquente la Slade School of Fine Art et l'University College de Londres, où elle suit les cours de physique de Margaret Whelpdale et les cours d'anglais d'Edward Aveling[3].
Elle passe quelque temps dans une institution éducative à Bonn, puis elle est de retour en Angleterre où son désir de faire du travail social est contrarié par le refus de son père[3],[4]. Elle voyage avec sa famille sur le continent européen et en Afrique du Nord, puis la famille s'installe à Sidmouth, dans le Devon, en 1885. Elle peut alors réaliser son désir de carrière sociale, et elle travaille pour le Settlement movement avec une nièce d'Elizabeth Barrett Browning et rejoint une société suffragiste locale[3].
Elle s'installe à Londres et travaille avec Maude Stanley à la mission de West London, où elle dirige un club de jeunes travailleuses de Greek Street, dans le quartier de Soho. Elle est infirmière stagiaire au London Hospital[3].
Activités suffragistes
Elle revient pour quelque temps à Sidmouth, en 1896, pour prendre soin de son père, puis s'installe à Bournemouth où elle rejoint la branche locale de la National Union of Women's Suffrage Societies. En 1905, elle apprend l'arrestation de Christabel Pankhurst et d'Annie Kenney à Manchester, et leur envoie la somme de 12 £ en marque de soutien[3]. En , lors d'un séjour à Londres, elle assiste à une réunion de la Women's Social and Political Union et elle participe au parlement des femmes à Caxton Hall en , à la suite de quoi elle est emprisonnée durant deux semaines[3]. Elle quitte la National Union of Women's Suffrage Societies, dont elle estime qu'elle est « inefficace pour faire de la question de la justice pour les femmes une force vivante ». Pendant sa détention, elle décide de militer en faveur du droit de vote dans la Women's Social and Political Union[4].
Elle participe à l'action concernant la Chambre des communes en et est emprisonnée pendant un mois[4]. Elle est à nouveau arrêtée le après avoir jeté deux pierres dans la fenêtre d'un bureau du gouvernement à Whitehall et elle est emprisonnée pendant un mois. Elle entame une grève de la faim de six jours et est libérée avant terme[3]. Durant l'année 1910, elle travaille pour la WSPU, participant à des réunions publiques dans le pays. Elle adhère également à la New Constitutional Society for Women's Suffrage[3]. Elle est organisatrice de la délégation « Colonial and foreign Contingents » de la manifestation du [3].


La photo du Vendredi noir
Ada Wright participe à la manifestation du « Vendredi noir » le à Parliament Square. Elle est frappée par un policier et tombe au sol. La photo, publiée en première page du Daily Mirror le la représente. Le journaliste évoque dans son article la brutalité de l'agent[4]. Le chef de la police commente la photo en indiquant qu'Ada Wright était tombée d'elle-même. Mais une photo publiée le par Votes for Women fait apparaître que de nombreux manifestants sont tenus à l'écart de la scène, empêchés d'intervenir, et qu'un homme tente de protéger Ada Wright des policiers. La photographie du Daily Mirror est devenue une image emblématique du mouvement suffragiste[3]. Le gouvernement tente vainement d'empêcher la diffusion de la photo en saisissant, mais trop tardivement, les exemplaires déjà imprimés du journal et demande la destruction des négatifs[3].