Adama Diarra aussi connu sous le surnom Ben le Cerveau, né à Kati au Mali, est un activiste malien. Il est connu pour son soutien au Conseil national de la transition (Mali) et pour ses prises de position critiques envers la prolongation de cette même transition. Il est arrêté en 2023 puis condamné à deux ans de prison.
Né à Garnison dans la ville de Kati[1], Adama Ben Diarra est de nationalité malienne. Il s'engage dans des associations et syndicat d'abord pendant son cursus scolaire puis dans le milieu universitaire, à la faculté de Science politique et juridique.
Engagement politique et militantisme
Il est influencé par l'idéologie du socialisme africain de Amadou Seydou Traoré proche de Modibo Keïta[2]. Il est milite au sein de plusieurs mouvements sociaux dont TarataWulen, le collectif Sirako. Il lance également le mouvement On a tout compris, AntèAbana, touche pas à ma constitution. Avec ces associations, ils jouent un rôle dans la mobilisation des mouvements sociaux maliens de contestation de la tentative de changement de constitution du président Ibrahim Boubacar Keïta[3].
Il dirige également le mouvement Yerewolo Debout les remparts proche du Conseil national de transition qui organise entre 2020 et 2021 des manifestations pour réclamer le départ de la France et l'intervention militaire de la Russie[4].
De plus, il milite au sein du Mouvement du -Rassemblement des forces patriotiques[4].
Arrestation et condamnation
Les faits
Le Mali sous contrôle des autorités militaires depuis 2020 est marqué par des turbulences quant à la date retenue par les autorités au pouvoir pour rendre le pouvoir aux civils.
Le , alors chef de Yerewolo-Debout sur les remparts, Adama Diapra, sur une radio privée appelle les militaires au pouvoir à respecter la durée de la transition après que ceux-ci s'étaient engagés devant la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest à rendre le pouvoir aux civils en . Il critique également le pouvoir en place sur sa gestion et déplore les arrestations[5].
Le matin du lundi , il reçoit une convocation de la brigade d'investigation judiciaire. Il répond à la convocation dans l'après-midi puis il est auditionné pour atteinte au crédit de l’État. Par suite, il est placé en garde à vue à la demande du procureur du pôle anti-cybercriminalité[6].
Jugement
Le , le tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité le condamne à deux ans de prison dont une année ferme[7],[8],[9]. Les avocats décident de faire appel[10]. En , à la cour d'appel, sa peine est réduite de 6 mois[11].
En , étant toujours en prison, son mouvement se mobilise pour sa libération et demande la clémence de la justice[12].
En , le tribunal rejette sa demande de liberté provisoire et le maintien en détention[13]. Cette décision de la justice malienne suscite alors des controverses[14],[15].
↑«Au Mali, «Ben le Cerveau» placé en garde à vue après avoir appelé la junte à respecter la durée de la transition», Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
↑Nouveau Réveil, «maliweb.net - Mobilisation pour la libération de Ben le Cerveau: Yèrèwolo Plaide pour la Clémence de la Justice», maliweb.net, (lire en ligne[archive du ], consulté le )