Adolf Diekmann

militaire allemand From Wikipedia, the free encyclopedia

Adolf Diekmann, né le à Magdebourg et mort le en Normandie, est un militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale.

Décès (à 29 ans)
Normandie, France
Mort au combat
Arme Waffen-SS
Faits en bref Naissance, Décès ...
Adolf Diekmann
Adolf Diekmann

Naissance
Magdebourg, Empire allemand
Décès (à 29 ans)
Normandie, France
Mort au combat
Allégeance  République de Weimar
 Troisième Reich
Arme Waffen-SS
Grade Commandant
Années de service 1944
Commandement 1er bataillon
régiment Der Führer
2e division SS Das Reich
Conflits Seconde Guerre mondiale
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Sturmbannführer-SS, commandant du 1er bataillon du régiment Der Führer de la 2e division SS Das Reich, il est responsable du massacre d'Oradour-sur-Glane, où ont été assassinées 643 personnes (246 femmes, 207 enfants et 190 hommes)[1].

Biographie

Dans les rapports et écrits ultérieurs, Adolf Diekmann est souvent identifié à tort comme Otto Diekmann (ou Dickmann).

Avant le début de la guerre, il est conférencier à la SS-Junkerschule.

Adolf Diekmann et son unité commettent de nombreux massacres dans le Sud de la France, dont celui d'Oradour-sur-Glane en représailles de la disparition le de son ami le plus proche, l'officier Helmut Kämpfe. En effet, lorsque la division SS découvre que Kämpfe a été enlevé, Diekmann mène des troupes de la 3e compagnie, du 1er bataillon, du 4e régiment de grenadiers blindés SS et des membres de la milice dans une recherche brutale des environs. Deux hommes de la région ont ainsi été abattus à 2,4 km à l’est de Saint-Léonard-de-Noblat par des SS sous le commandement de Diekmann.

Diekmann est installé à l’hôtel de la Gare, à Saint-Junien. Au cours de la matinée du , il y réunit le lieutenant Joachim Kleist, de la Gestapo de Limoges aux ordres de August Meier, ainsi que quatre miliciens. Diekmann finit par atteindre la périphérie d’Oradour-sur-Glane, où le lieutenant Heinz Barth, un des adjoints du capitaine Otto-Erich Kahn, éxécutant de la mission, a remonté la colonne en criant de sa voiture : " aujourd'hui, vous allez voir couler le sang"[2]. Diekmann a dit à ses supérieurs qu’il avait ordonné à ses hommes de raser le village et de tuer les habitants (246 femmes, 207 enfants et 190 hommes, soit, au total 643 personnes victimes du massacre d'Oradour-sur-Glane) parce qu’il était devenu fou de rage après avoir trouvé le corps menotté de Kämpfe à l’intérieur d’une ambulance de campagne allemande avec les restes d’autres soldats allemands. Il croyait que le véhicule avait été incendié, brûlant vifs tout le monde à l’intérieur. Cela correspondait aux récits communiqués précédemment par les informateurs français. La compagnie quitte Nieul pour la Normandie[3],[4],[5],[6].

Diekmann est traduit en cour martiale sur les instructions de son commandant, le général Sylvester Stadler. Les accusations sont abandonnées après que Diekmann a été tué au combat d'un tir d'artillerie de char Sherman à la tête sur le front de Normandie près de Noyers-Bocage le . Les camarades de Diekmann déclarent qu’au moment où il a été tué, il ne semblait plus se soucier de savoir s’il vivait ou mourait. Il a quitté son bunker de commandement sans son casque lorsqu’un éclat d’obus lui a transpercé la tête. Certains de ses hommes ont dit que le poids des atrocités qu’il a commises à Oradour-sur-Glane lui pesait lourdement et que sa mort était en fait un suicide[7].

Il n'est donc pas jugé pour ses actes au procès de Bordeaux, destiné à statuer sur le sort des responsables du massacre d'Oradour. Ce procès débute le pendant lequel ne sera pas présent non plus le commandant des opérations Heinz Lammerding.

Sa tombe se trouve au cimetière allemand de La Cambe au bloc 25, rangée 4, tombe 121[8].

Pierre tombale d'Adolf Diekmann. Cimetière allemand de La Cambe, Normandie.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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