Né à Francfort le [1], Adolf Reinach appartient à une famille juive originaire de Mayence. Il est le fils du marchand Joseph-Jacob Reinach (1781-1856) et de Thérèse May (1785-1859), fille du banquier Bénédic-Aron May[2].
Frère jumeau d'Hermann-Joseph Reinach (1814-1899), établi en France avant 1850 et naturalisé français en 1871, Adolf est l'oncle de Joseph (1856-1921), Salomon (1858-1932) et Théodore Reinach (1860-1928), qui s'illustreront dans la politique et les sciences historiques françaises.
Après leurs études puis leur apprentissage auprès de la maison Silber, Adolf et Hermann rejoignent la succursale londonienne de cette banque de Francfort[3].
Le , à Bruxelles, Adolf Reinach épouse Clémentine Oppenheim (1822-1899), fille d'Adolphe Oppenheim, financier belge originaire de Francfort. Le couple aura plusieurs enfants, dont Jacob-Adolphe (1840-1892), qui s'établira à Paris et sera connu pour son implication dans le scandale de Panama[2].
Commanditaire de la maison de banque et de change J.-L. Aub, fondée en 1844, Adolf Reinach s'établit sous sa propre raison sociale, A. Reinach, en 1850[2].
En 1856[4], Adolf Reinach est nommé consul de Belgique à Francfort. Il conservera ces fonctions jusqu'à sa mort[5].
En 1862, Reinach est l'un des premiers administrateurs de la Compagnie générale pour l'éclairage et le chauffage par le gaz (dite «Gaz Belge»), fondée à l'initiative de Joseph Oppenheim[6], l'oncle de son épouse.
En 1861-1862, puis de 1864 à 1866, il est l'un des membres de l'Assemblée législative (Gesetzgebenden Versammlung) de la ville libre de Francfort[1].
↑Corrine Casset, «Joseph Reinach avant l'affaire Dreyfus: un exemple de l'assimilation politique des juifs de France au début de la Troisième République», Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de 1982 pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe, Paris, École des Chartes, 1982, p. 53.
↑Jean-Louis Moreau, «Investissements transfrontaliers dans le secteur du gaz: les destins croisés de deux compagnies en France et en Belgique aux XIXe et XXe siècles», Revue du Nord, no387, octobre-décembre 2010, p.939-940 (consultable en ligne sur Cairn.info).
↑Georg Heuberger et Paul Spiegel (dir.), Zedaka: jüdische Sozialarbeit im Wandel der Zeit, (catalogue de l'exposition du Musée juif de Francfort-sur-le-Main du 3 décembre 1992 au 28 février 1993), Francfort, 1992, p.286.
Maximilian Gritzner, Chronologische Matrikel der Brandenburgisch-Preussischen Standeserhöhungen und Gnadenacte, Berlin, Mitscher & Roestell, 1874, p.143 (consultable en ligne sur le site du MDZ).
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