Adolphe Buyl

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Adolphe (Adolf) Buyl, né à Serskamp (Flandre-Orientale) le et décédé à Wetteren (Flandre-Orientale) le , fut un homme politique belge, à la fois bourgmestre d'Ixelles de 1921 à 1929 et député de l'arrondissement d'Ostende-Furnes-Dixmude de 1900 à 1929.

Adolphe Buyl grandit dans une famille d'agriculteurs.

Après des études à l'École normale de Gand, il devint instituteur à Schellebelle (1880-1881) et à Ixelles (1882-1892).

De 1892 à 1900, il travaille comme rédacteur au journal bruxellois Mouvement Géographique[1].

Il est l'auteur de 3 800 fiches qui servirent à la publication de la Bibliographie du Congo, 1880-1895: catalogue méthodique de 3 800 ouvrages, brochures notices et cartes relatifs à l'histoire, à la géographie et à la colonisation, A.-J. Wauters, Administration du Mouvement Géographique, Bruxelles, 1895[2].

En 1900, il fut élu député de l'arrondissement d'Ostende-Furnes-Dixmude et le resta jusqu'en 1929, siégeant au parlement comme membre du parti libéral.

Il fut élu conseiller communal d'Ixelles de 1900 à 1929, fut échevin de 1904 à 1921 et bourgmestre d'Ixelles de 1921 à 1929.

Tant à Ixelles qu'au parlement, il se positionna comme un militant flamand progressiste, libéral et modéré, ardent défenseur de l'enseignement et de l'usage du néerlandais.

Buyl participa également à la vie politique et associative flamande à Bruxelles. Il participa également au Liberaal Congres voor de Vlaamsche Gewesten (congrès libéral des régions flamandes) de 1912, qui donna naissance à l'Union libérale flamande (Liberaal Vlaams Verbond) en 1913.

Il milita pour la flamandisation de l'Université de Gand en 1901. Il prit ensuite ses distances avec le Mouvement flamand dont il s'éloigna après la Première Guerre mondiale.

Il adopta alors une position plus conciliante dans la lutte linguistique et défendit le bilinguisme en Flandre. En 1920, par exemple, il signa, avec Arthur Buysse , l'amendement Mechelinck au projet de loi de néerlandisation de l'université de Gand afin d'assurer le maintien d'une université francophone à Gand. Cette position reflétait son rejet implicite du bilinguisme généralisé en Wallonie et du principe de territorialité.

Conformément à la position prise par le Congrès libéral de 1920, il défendit en 1928, dans Une Solution patriotique de la question des langues, l'unité de la Belgique, l'utilisation du néerlandais comme langue officielle en Flandre, à condition qu'une place importante soit accordée au français, et il rejeta le projet de bilinguisme de la Wallonie.

Pendant la Première Guerre mondiale, il dirigea un réseau de renseignements vers la Hollande et l’Yser et participa activement à la Résistance, ce qui lui valut d’être cité à l’ordre du jour de la Nation en 1919[3],[4]

Au soir de sa vie, en 1928, il prit brièvement la direction du journal libéral L'Étoile belge. Réélu député d'Ostende aux élections législatives de , il en démissionna peu après au profit de son premier suppléant, l'affairiste Georges Marquet[5] dans des circonstances qui furent fortement critiquées au sein même du parti libéral et qui ternirent sa réputation, ce fut "l'Affaire Buyl"[6],[7],[8],[9],[10].

Il fut un franc-maçon fervent, très engagé contre l'influence catholique dans l'enseignement[11],[12],[13].

Il est honoré par une plaque commémorative à l'angle du boulevard Général Jacques et de l’avenue Adolphe Buyl[14].

Publications

  • Les communications entre Londres et le continent: la situation de la route belge, Bruxelles, 1903
  • Le canal de la Lys à l'Ieperlee et le port de Nieuport, Bruxelles, 1903
  • La question de la Défense nationale, Bruxelles, 1927
  • Une solution patriotique de la Question des langues, Le Flambeau, XI, 10, Bruxelles, 1er octobre1928, p. 105-115.

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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