Adolphe Gaétan
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Adolphe Gaétan naît le à Conakry. Interprètes, son père et son oncle ont été les compagnons des premiers explorateurs de la Guinée, en particulier d'Olivier de Sanderval explorateur du Fouta-Djalon[1]. Dactylographe de profession, il s'engage dans la Résistance à partir de 1940 et prend la tête d'un réseau de la France libre regroupant une douzaine de personnes. À ce titre, il fournit aux services français libres de Sierra Leone des renseignements d'ordre militaire, économique et politique et distribue en Guinée des tracts appelant à la résistance.
Arrêté le avec six membres de son groupe, il est condamné à mort avec cinq compagnons (Alexandre Boure, Amara Soumah, Ibrahima Cisse, Morlaye Yansane et Sekou Camara)[2] pour « menées gaullistes » par le tribunal de Dakar, siégeant en cour martiale, le . Devant l'émotion publique suscitée par ces condamnations[2], le maréchal Pétain commue la peine de ses cinq compagnons en travaux forcés à perpétuité le [3]. En revanche, le recours en grâce d'Adolphe Gaétan est rejeté le . Il est fusillé à Fann, champ de tir de Dakar, le , onze jours après le débarquement allié en Afrique du Nord. Il est le dernier résistant fusillé par Vichy en Afrique-Occidentale française (territoire encore fidèle au régime de Vichy).
Il a reçu la croix de la Libération à titre posthume par décret du .
Ses restes ont été transférés en 1955 à Conakry, où ils ont été inhumés au cimetière de Boulbinet.