Adolphe Gustave Gerhardt
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Adolphe Gerhardt est nommé sous-lieutenant en 1847, instructeur en chef à l'école de cavalerie de Saumur en 1869 ; il participe à la guerre de 1870, est nommé lieutenant-colonel en 1870 et prend sa retraite en 1874[1].
C'est en tant qu'élève instructeur à Saumur[2] que Gerhardt se rend compte de l'insuffisance générale du savoir dans l'enseignement et particulièrement dans le dressage des chevaux. Il se décide alors à étudier à fond les différents systèmes et c'est celui de François Baucher qui répond, selon lui, le mieux aux exigences de l'équitation militaire et le pousse à rédiger en 1859 un Manuel d'Équitation se donnant comme mission de pallier les écueils que rencontrent ceux qui s'essayent au bauchérisme sans pouvoir bénéficier des enseignements de Baucher lui-même.
Quand Baucher publie la XIIIe édition de sa méthode, Gerhardt se désolidarise de l'école bauchériste, et plus particulièrement de la « deuxième manière » par cette phrase devenue célèbre : « Alors Baucher n'est plus Baucher ! ».
Retraité de l'armée en 1874[3], c'est rentré dans la vie civile qu'il rédige son Traité des résistances à partir de notes prises au jour le jour pendant plus de trente années. L'ouvrage traite principalement des chevaux vicieux et Gerhardt s'appuie sur les enseignements de Lancosmes-Brêves, de De Montigny, Charles Raabe ainsi que des leçons pratiques qu'il reçut du vicomte d'Aure et de François Baucher.