Adolphe Pierre Marie Louis Jollan de Clerville, né le à Nantes et mort le dans la même ville, est un industriel et homme politique français.
Adolphe Jollan de Clerville est né une dans une famille d'ancienne bourgeoisie originaire de Bretagne, en pays nantais. Elle fut déboutée de ses prétentions à la noblesse lors de la grande réformation en 1668. Elle possédait plusieurs seigneuries, dont celle de Clerville, près de Blain[1]. Elle est issue de Jean Jollan (1537-1587), notaire à Guérande (Loire-Atlantique). Pierre Jollan (1721-1791), capitaine au régiment de Piémont, est cité pour avoir abjuré le protestantisme le à Nantes. (Armoiries de la famille Jollan de Clerville: de gueules au chevron accompagné en chef de 2 croissants et en pointe d'une étoile, le tout d'argent)[2].
Il épouse en 1881 Marguerite Levesque[4], fille de Louis Arthur Levesque (1832-1895), fondateur des conserveries de sardines Levesque et Compagnie et propriétaire depuis 1875 de la forêt et des forges de Paimpont, belle-sœur de Julien Chappée et arrière-petite-fille de Louis-Hyacinthe Levesque (1774-1840), député-maire de Nantes. Il prend la succession de son beau-père à la tête de la conserverie, dont l'usine est située à Paimpont.
De son épouse Marguerite[5], il a plusieurs enfants. Deux de ses fils, Patrice et Alain, tous le deux officiers, sont morts pour la France, tués au combat lors de la Première Guerre mondiale[6], et sont faits chevaliers de la Légion d'honneur. Une rue de Nantes porte le nom de rue des Capitaines-de-Clerville en leur mémoire. Son plus jeune fils, Louis Jollan de Clerville (1886-1974), survit à la guerre en tant que capitaine de cavalerie et reçoit lui aussi la Légion d'honneur; il dirige l'entreprise de conserverie après son père et développe les activités dans l'empire colonial; il préside la Compagnie franco-indochinoise[7] et fonde la Chérifienne des conserves L. Levesque au Maroc en 1949.
Adolphe Jollan de Clerville meurt à Paimpont, le [6], à l’âge de 79 ans.