En , il est muté au Tonkin, en pleine guerre franco-chinoise. Il fait partie en de la colonne de secours envoyée vers la forteresse de Tuyên Quang menacée par les Chinois et les Pavillons noirs. Après la victoire de Yu Oc le , où le sous-lieutenant Vincent est blessé à l'épigastre par une balle, les forces françaises rejoignent Tuyên Quang, dont le siège débute le . Environ dix mille Chinois et les Pavillons progressent peu à peu vers les positions tenues par les 600 Français. Le 12 et le , la section commandée par Adolphe Vincent repousse deux assauts nocturnes chinois. Le , il se porte au secours des défenseurs d'une brèche à l'ouest de la forteresse quand il saute sur une mine de sape chinoise. Laissé pour mort mais ramené au poste de soin français, il se réveille après deux jours de coma[1].
Après avoir quitté le Tonkin le , il part au repos en Métropole. Il est ensuite, en octobre, muté dans un dépôt du 2eétranger à Oran puis chef de détachement à Beni Fouda. Malgré une rémission physique, les séquelles psychologiques le conduisent à l'alcoolisme[1].
Service médiocre en France
Le , le lieutenant Vincent quitte la Légion et est affecté au 118erégiment d'infanterie de Quimper où l'alcool l'empêche d'être efficace. Muté en au 22erégiment d'infanterie de Lyon, il donne satisfaction quelques mois avant de replonger. Mis en non-activité sans solde le , il manifeste le désir de s'amender et est réintégré le , rejoignant le 116erégiment d'infanterie. Nommé capitaine à l'ancienneté en 1894, il se révèle inapte aux tâches d'administration qui lui sont confiées et qui demandent de la vigilance. Il reçoit en 1895 le commandement d'une compagnie mais, note son colonel, il fait «plutôt acte de présence qu’il n’exerce son autorité». Le , complètement ivre lors d'une manœuvre, il est mis 30 jours aux arrêts puis muté en juillet au 64erégiment d'infanterie[1].
Vie de famille et amélioration
Il se marie le avec Marguerite Marie Lucie Jeanne Ropert, avec qui il a deux enfants. Adolphe Vincent se révèle en parallèle un meilleur capitaine, mais sans ambition, «passable». Mis en non-activité pour infirmité temporaire le , il passe à la retraite deux ans plus tard[1].