Adèle Blais
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| Naissance |
(49 ans) Montréal |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité |
Artiste peintre-collagiste |
Adèle Blais, née le à Montréal (Canada), est une artiste peintre-collagiste québécoise. Elle utilise une technique mixte pour la réalisation de ses œuvres, combinant peinture acrylique et collage. Décrit par un critique new-yorkais comme du « neo pop happy »[1], son style artistique grandement influencé par son enfance marie la peinture et les collages texturés, incluant l’ajout de mots[2] et donnant un aspect littéraire à ses œuvres[3]. Les couleurs sont obtenues à l’aide de multiples couches de peinture superposées et les formes sont fortement appuyées par des lignes contour noires qui sont omniprésentes, donnant un résultat ressemblant à un casse-tête assemblé[4],[5].
Enfance
Née à Montréal (Canada), elle arrive à Sherbrooke à l’âge d’un an. Élevée par sa mère monoparentale, elle grandit dans un milieu empreint de liberté où la différence est encouragée et cultivée[6] et qui aura par la suite une grande influence sur son œuvre[7].
Carrière artistique
L’artiste autodidacte[8] Adèle Blais pratique son art depuis 2004[9], d'abord à Montréal, où elle commence sa carrière artistique professionnelle et où elle vivra pendant vingt années pour ensuite revenir vivre à Sherbrooke en 2013. Ses œuvres ont été exposées à Hong Kong, Londres, Stockholm, New York, San Francisco, Miami, La Nouvelle-Orléans, Toronto, Montréal et Sherbrooke[10],[5].
Représentant majoritairement des personnages féminins, c’est à la fin de l’année 2017 qu’elle se concentre sur les portraits de femmes avec sa série « Les sublimes ». Cette série est mise en avant en 2018 dans le livre auto-édité Les sublimes. Hommage aux femmes qui ont osé et c’est l’autrice sherbrookoise Nathalie Plaat, également psychologue et chroniqueuse au journal Le Devoir, qui assure l’écriture des textes poétiques accompagnant les œuvres[11],[12],[3]. Dès lors, l’égalité des genres et les enjeux sur la place des femmes dans l’Histoire sont au cœur de la démarche artistique d’Adèle Blais.
C’est aussi en 2018 qu’elle débute sa série d’œuvres « FORTES » avec, toujours, les femmes et leur histoire comme point central et dont plusieurs sont les vedettes d’un second livre auto-édité du même nom en 2021[13]. L’autrice et historienne de formation d’origine française Sophie Baudeuf signe les textes biographiques accompagnant les œuvres et Blais y signe les textes relatant sa propre histoire ainsi que son processus créatif[14],[15].
Le style et de la démarche de l’artiste influence et inspire de nombreux jeunes et professeurs qui s’en inspirent pour faire des ateliers « À la manière d’Adèle Blais »[16],[17],[18],[19]. D’ailleurs, en 2024 naît une collaboration avec la médiatrice culturelle Sophie Chabot, qui s’inspire de sa démarche artistique afin de réaliser le projet « Les portes qui parlent ». À la manière d’Adèle Blais, des élèves sont amenés à faire le portrait d’aînés, favorisant les rencontres intergénérationnelles à travers l’art [20].
Au début 2025, Adèle Blais collabore avec la chanteuse Marie-Annick Lépine afin de créer l’œuvre « Le cœur est un rêveur ». L’œuvre orne la pochette de l’album du même nom de la chanteuse. Cette œuvre est remplie de clins d’œil à son défunt amoureux, le chanteur du groupe Les Cowboys fringants, Karl Tremblay[21].
Le , à l’occasion de la Journée internationale des femmes, Blais lance l’application mobile en réalité augmentée « Adèle Blais – Peindre l’Histoire », une autre façon pour elle de contrer l’oubli collectif. Une sélection de collaboratrices de renom participent au projet, telles que Marion Cotillard, Dominique Michel, Christine Beaulieu, Marie-Annick Lépine, Ingrid Falaise, Pascale Bussières, Caroline Dhavernas et bien d’autres parmi les narratrices ou autrices[22],[23].
En , après avoir posé une question[24] dans le cadre du programme de recherche citoyenne ENGAGEMENT du Fonds de recherche du Québec (FRQ), Blais se voit octroyer une subvention afin de former un duo avec la chercheuse universitaire Audrey Bélanger, Ph.D.[25] En collaboration avec l'Université Laval, le duo fera sa recherche autour de la coconstruction et l’expérimentation d’un dispositif mariant arts visuels, culture et éducation visant à donner sens au rôle de « passeur culturel » de futures personnes enseignantes du secondaire[26].
Le , l’artiste inaugure la murale FORTES en plein cœur du centre-ville de Sherbrooke[27]. Le projet, approuvé à l’unanimité par les élus de la ville au printemps précédent, met en lumière onze portraits de femme qui sont également intégrés à l’application mobile en réalité augmentée « Adèle Blais – Peindre l’Histoire »[28].
Bien que l’artiste anime ou participe à des conférences, ateliers et présentations devant public depuis plusieurs années, on note que ces activités se font de plus en plus fréquentes, en particulier au sein de collaborations avec l’Université de Sherbrooke et l’Université Laval[29],[30],[31],[32].
Vie personnelle
Elle est la conjointe de Jean-René Bélanger (nl), un ancien patineur de vitesse, champion canadien de sprint qui a aussi fait partie de l’équipe canadienne de longue piste. Sa famille compte également sa grand-mère Claire Rochon Blais (1915-2018), femme d’affaires et première femme francophone à se faire élire au conseil municipal de Sturgeon Falls (Nipissing Ouest) en 1973[33], son oncle Jean-Jacques Blais, avocat également ancien député et ministre fédéral sous le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, et son grand-oncle Jean Éthier-Blais (1925-1995), écrivain, critique littéraire, diplomate et professeur, considéré comme l’un des grands écrivains de la littérature franco-ontarienne et québécoise.
Références
- ↑ (en) The Editors of Art Market, « ADÈLE BLAIS », sur Art Magazine - Art Market Magazine for Contemporary Fine Art. (consulté le )
- ↑ « Expo-archives Adèle Blais [ENG] », sur Centre culturel Yvonne L. Bombardier, (consulté le )
- 1 2 « Raconter pour transgresser l'oubli - », (consulté le )
- ↑ « Adèle Blais. », sur www.chroniquart.net (consulté le )
- 1 2 (en) « ADÈLE BLAIS », sur faith-art-gallery (consulté le )
- ↑ « Adèle Blais », sur La Fabrique culturelle, (consulté le )
- ↑ « Adèle Blais dit Merci à sa mère », sur La Fabrique culturelle, (consulté le )
- ↑ « Masques Fortes: elles nous donnent une voix », sur Le Soleil, (consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « Le monde s'ouvre à la Sherbrookoise Adèle Blais », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Appel vidéo avec l'artiste Adèle Blais », sur Radio-Canada, émission Entrée Principale, (consulté le )
- ↑ « Sublimes femmes d'hier », sur La Tribune (Archives BAnQ), (consulté le )
- ↑ Mylene Rioux, « Les Sublimes : union impeccable de deux artistes sherbrookoises », sur Le Centro.co, (consulté le )
- ↑ « FORTES par Adèle Blais, Sophie Baudeuf | Leslibraires.ca », sur www.leslibraires.ca (consulté le )
- ↑ « La nouvelle force tranquille d’Adèle Blais », sur La Tribune, (consulté le )
- ↑ « Un nouveau livre pour l'artiste sherbrookoise Adèle Blais », sur ici.radio-canada.ca, (consulté le )
- ↑ Cynthia Dubé, « À la façon d’Adèle Blais - Arts & culture - Estrieplus.com | Actualités locales, culture et événements en Estrie », sur www.estrieplus.com, (consulté le )
- ↑ « Portrait de ma maman », Revue préscolaire, vol. 62, no 2, , p. 46-49 (lire en ligne)
- ↑ « Exposition d'oeuvres d'élèves du secondaire à la Chasse-Galerie de Sherbrooke | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- ↑ « Service national du RÉCIT domaine des arts », sur Service national du RÉCIT domaine des arts (consulté le )
- ↑ Lilia Gaulin, La Tribune, « «Des portes qui parlent» pour humaniser les CHSLD », sur Le Droit, (consulté le )
- ↑ Sarah-Émilie Nault, « Marie-Annick Lépine dévoile la pochette de son prochain album remplie de clins d’œil à son défunt amoureux, le chanteur des Cowboys Fringants, Karl Tremblay », Le Journal de Montréal, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Rémi Léonard, « Peindre l’Histoire: La réalité augmentée pour contrer l’oubli collectif », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Marion Cotillard dans un projet d'Adèle Blais | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- ↑ « ENGAGEMENT- Questions citoyennes - 2025-2026 », sur Fonds de recherche du Québec (consulté le )
- ↑ Paulina Jobet, « Découvrez les nouveaux projets de recherche citoyenne financés par le programme ENGAGEMENT (2025-2026) », sur Fonds de recherche du Québec, (consulté le )
- ↑ « Coconstruction et expérimentation d’un dispositif mariant arts visuels, culture et éducation visant à donner sens au rôle de « passeur culturel » de futures personnes enseignantes du secondaire », sur Fonds de recherche du Québec (consulté le )
- ↑ Laurence Frappier, « De nouveaux visages veillent sur la ruelle Whiting », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Rémi Léonard, La Tribune, « Une nouvelle murale pour Sherbrooke », sur La Tribune, (consulté le )
- ↑ « Culture : Conférence «Portraits du féminin» d'Adèle Blais | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- ↑ Faculté de médecine et des sciences de la santé, « Artiste Adèle Blais sur l'art comme outil de guérison »
- ↑ « Quand l’Ecole d’été ouvre ses portes à l’éducation esthétique pour réfléchir à ce que signifie « faire de la recherche » » [archive du ], sur Université de Sherbrooke (consulté le )
- ↑ « Midi-Recherche - Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante, Université Laval (CRIFPE-Laval) », sur crifpe.fse.ulaval.ca (consulté le )
- ↑ « Claire Rochon-Blais », sur SOCIETE HISTORIQUE NIPISSING OUEST (consulté le )