Adélaïde Coudère naît dans une famille bourgeoise à Bruges[1].
Elle dirige avec son mari Oscar Englebert une papeterie à Liège où elle vend des gommes en caoutchouc ainsi que d'autres articles en caoutchouc, nouveaux à cette époque[2]. Face à leur succès, les articles de papeterie sont délaissés et le couple se dédie alors exclusivement à la vente d'articles en caoutchouc, fourni par la société allemande originaire de Hanovre Continental Caoutchouc et Guttapercha[1], future Continental AG. Ils ouvrent une autre boutique rue de l'Université quartier des Vennes à Liège, en 1872. Son mari fabrique des toiles imperméables employées pour certains vêtements. En 1877, ils achètent un bâtiment qui devient leur usine de production de caoutchouc et permet de diversifier la production[1]. C'est aussi le siège social de la Manufacture de Caoutchouc Englebert qui connaîtra un succès mondial comme entreprise de pneumatique sous le nom Uniroyal Englebert[3]. Cependant, la société connaît des difficultés financières. À cause de ses problèmes de santé, Oscar Englebert cède la direction de l'entreprise à sa femme en 1892 et elle nomme leur fils Oscar gérant après avoir fait de l'entreprise O. Englebert Fils et Cie une société en commandite par actions[1]. La société emploie 250 ouvriers, dont un tiers de femmes[4], et dispose d'un capital de 650 000 francs[1]. Elle se diversifie encore en produisant des pneumatiques pour bicyclettes à partir de 1892, puis pour voitures à partir de 1898. Dans les années 1920, l'usine emploie environ 3 000 ouvriers à Liège[5].
Adélaïde Coudère meurt en 1918[1]. Elle est décorée de l'Ordre de Léopold. Une rue porte son nom à Sclessin[6]